Situation sanitaire

Le 3 mars 2020, au cours d'une conférence presse, les autorités burkinabés ont annoncé l'élaboration d'un plan de préparation et de riposte. Ce plan de riposte budgétisé à plus de neuf milliards couvre plusieurs aspects de la lutte contre la Covid-19, dont les interventions rapides, la surveillance épidémiologique, les diagnostics et la communication. Lors du premier conseil des Ministres tenu après l'annonce des premiers cas de Covid-19, en adoptant le plan national de riposte contre la Covid-19, le gouvernement a décidé :

  • Interdiction e tous les événements d'envergure nationale et international sur le territoire jusqu'au 30 avril 2020.
  • Fermeture de tous les établissements d’enseignement du 16 au 31 mars 2020.
  • Suspension des séances plénières de l'Assemblée nationale du 16 mars au 1er avril 2020.
  • À la date du 18 mars 2020, suspension des messes publiques par la Conférence épiscopale Burkina-Niger.
  • Le 19 mars 2020, suspension de tous les cultes et prières de masse du 19 mars au 15 avril 2020 par la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME).
  • Le 19 mars la suspension de toutes les prières dans les mosquées et toutes les cérémonies et événement cultuels musulmans mobilisant plus de 50 personnes, du 20 mars au 4 avril 2020.

La mairie de la Commune de Ouagadougou a annoncé à travers un communiqué une mesure concernant les célébrations des mariages, incluant la limitation des participants à un maximum de 40 personnes.

Une application fonctionnant sur téléphone androïde pour l'autodiagnostic et la prévention de l'expansion de la maladie a été développée par un ingénieur burkinabè, Adama Sy Traoré.

Le président du Burkina Faso a décidé d’un couvre-feu de 19 h à 5 h, sur toute l'étendue du territoire, à compter du 21 mars, ainsi que des mesures de restrictions de la fréquentation des lieux publiques tels que les marchés, les restaurants, les débits de boisson, les salles de cinémas, de jeux et de spectacles, qui devront être prises par les autorités compétentes. Et aussi la fermeture des frontières aériennes, terrestres et ferroviaires, excepté pour le transport du fret et les vols militaires.

Le 24 mars 2020, une décision de la Mairie de Ouagadougou a décidé de la fermeture des grands marchés et yaars sur l'étendue de la ville de Ouagadougou, pour compter du 26 mars 2020.

Le 25 mars 2020, le gouvernement a, à travers l'Agence Nationale de Régulation Pharmaceutique, décidé de la mise en quarantaine de tout stock de chloroquine dans les dépôts pharmaceutiques et tout nouveau à importer durant la période de la mesure.

Le 26 mars 2020, le gouvernement a décidé la mise en quarantaine de toutes les villes ayant enregistré au moins un cas du Covid-19. Cette mesure inclus qu'aucune personne ne sorte ni ne rentre dans les villes correspondantes, exception faite pour le transport des biens de première nécessité.

Le 26 mars 2020, lancement des actions scientifiques de riposte contre le Covid-19 par le Ministère en charge de la recherche en collaboration avec le Ministère de la Santé. Il s'agit, de mesures incluant le lancement de deux essais cliniques contre le Covid-19 ; le premier est dénommé Chloraz, il une étude de l'efficacité de l'association Chloroquine-Azythromycine contre dans le traitement du Covid-19. Le deuxième essai clinique concerne un phytomédicament antiretroviral, l'Apivirine, initialement développé contre le VIH par la société pharmaceutique béninoise API-Benin International. Le gouvernement annonce le relancement de la production de paracétamol et également celle de la chloroquine dans l'Unité pharmaceutique (U-PHARMA) au sein de l'Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS) à Ouagadougou. Les essais sur l'Apivrine doivent durer huit semaines pour conclure si le médicament est efficace.

Le 2 avril, dans sa deuxième adresse à la nation durant la situation du Covid-19, le Président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a annoncé la prévision d'environ 394 milliards de FCFA pour faire face à la crise dans le pays. Cette somme couvre le plan de riposte contre le Covid-19 qui est de 178 milliards et le reste pour les mesures d'accompagnement des populations et des activités économiques et sociales, sur la période d'avril à juin 2020.

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