Pouvoir d'achat en Espagne

La faible inflation gonfle le pouvoir d’achat de 13 millions d’Espagnols. 

Grâce à un taux d’inflation légèrement négatif depuis avril, les retraités et les salariés du secteur public espagnols voient leur pouvoir d’achat augmenter. Ce dernier est en hausse depuis trois ans.

Les prix baissent en Espagne.

De fait, le pouvoir d’achat des fonctionnaires et des retraités continue d’augmenter.

En décembre 2020, le taux d’inflation était de -0,5 %, pour une moyenne annuelle de -0,3 %. Ce taux diminue depuis avril et les premiers effets de la pandémie.

Le phénomène, préoccupant du point de vue économique tant il flirte avec la déflation, s’est traduit par une hausse du pouvoir d’achat pour plus de 13 millions d’Espagnols”.

Ainsi, 10 millions de retraités et 3,3 millions de salariés du secteur public bénéficient d’une capacité d’achat plus avantageuse.

 

Pensions revalorisées pour fonctionnaires et retraités 

“Les premiers ont gagné 0,9 % sur leurs pensions en janvier, tandis que les seconds voient leur salaire progresser de 2 % en moyenne, et même de 2,3 % pour certains.” En 2018, les salariés du public avaient déjà récupéré une partie de ce qui avait été perdu durant la crise précédente grâce à un pacte sur les salaires conclu avec le gouvernement de l’époque. “Les retraités, de leur côté, avaient déjà vu leurs pensions revalorisées en 2019”..

Le maintien du pouvoir d’achat des retraités faisait partie des recommandations phares du pacte de Tolède, et il est aujourd’hui en cours de négociation entre le ministère de la Sécurité sociale et les partenaires sociaux.”

Le pacte de Tolède est un accord entre les partis impliquant que le système de retraite soit adapté en permanence grâce à une concertation avec les syndicats et un soutien financier de l’État.

Le gain de pouvoir d’achat pourra certainement s’étendre aussi à une grande partie des employés du secteur privé. Selon les premiers chiffres bruts, les négociations collectives ont débouché en moyenne sur une augmentation de 1,9 % des salaires.

Pour le secteur privé, “il reste cependant difficile d’évaluer les effectifs réellement concernés, en raison non seulement des très nombreuses disparitions d’emplois (près de 1 million) dans les premières phases de la pandémie, mais aussi des dispositifs de chômage partiel (jusqu’à 3,4 millions de salariés espagnols en ont bénéficié, avec une allocation financée par l’État équivalant à 70 % de leur salaire)”, conclut le quotidien.

 

Chômage 

Les trois mois qui viennent de s’écouler FIN 2020 ont été les plus négatifs de l’histoire du pays pour ce qui est des emplois perdus.

Près de 1,1 million d’emplois ont disparu en un seul trimestre.

Ce sont les conséquences du coronavirus et du confinement, et il s’agit d’un chiffre inédit dans les séries statistiques.

Même les pires moments des crises précédentes n’avaient pas infligé un coup si brutal, ce qui n’est pas peu dire dans un pays comme l’Espagne, tristement coutumier des rapides évolutions sur le marché du travail qui se soldent par la destruction d’emplois à grande échelle.

Le constat dressé par le quotidien madrilène El País est impitoyable. Entre mars et juin 2020 – les mois qui ont été les plus durs en ce qui concerne la pandémie –, le marché de l’emploi espagnol a subi une chute verticale sans précédent.

En ce qui concerne le taux de chômage, Madrid enregistre une augmentation statistique de presque 1 point en trois mois, puisque celui-ci est passé de 14,41 %.

 

Source : Journal El Pais janvier 2021

 

 

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