Environnement des affaires

La Russie fait partie de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) depuis 2012, devenant ainsi le 156ème membre de l’organisation. Cela a permis une baisse significative des droits de douane, un socle commun avec les autres pays membres et surtout le recours possible à l’Organe de Règlement des Différends (ORD) qui est commun à tous les pays.

La Russie s’est activement employée à la création de l’Union Économique EurAsiatique (UEEA) qui a vu le jour en 2015 avec comme autres membres l’Arménie, la Belarus, le Kazakhstan et le Kirghizstan. L’Union met en place une zone de libre échange et un tarif douanier commun entre les membres tout comme une harmonisation des normes nationales concernant le commerce.

 

Classement « doing business » de la Banque Mondiale 2020 :

Ce classement reconnu de l’institution internationale combine différents indicateurs afin de juger la facilité à faire des affaires dans le pays. La Russie occupe la 28ème place mondiale (Belgique 46ème). La Russie se démarque dans les indicateurs relatifs à l’électricité, le transfert de propriété et l’exécution des contrats, par contre, elle obtient de moins bons résultats dans le commerce transfrontalier, la protection des investisseurs minoritaires et les règlements de l’insolvabilité. (Source Banque Mondiale https://francais.doingbusiness.org/fr/rankings)

 

Évaluation des risques par pays du Coface :

Le Coface donne la note de « C » pour les risques en Russie et la note de « B » pour l’environnement des affaires (Belgique obtient la note de A3 et A1). L’échelle de classement se fait sur 8 niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D, E. La Russie se classe donc au sein du 6ème niveau du classement et cela peut s’expliquer par les différents points forts et points faibles de la Russie.

Points forts :

  • Des ressources naturelles abondantes (pétrole, gaz et métaux)
  • Efforts de diversification
  • Flottement du rouble depuis novembre 2014
  • Taille du marché et main-d'œuvre qualifiée
  • Stabilité macroéconomique : des comptes publics et extérieurs solides qui garantissent la résistance aux risques extérieurs
  • Numérisation et capacité d'innovation

Points faibles :

  • Dépendance à l'égard des prix des hydrocarbures
  • Une démographie en déclin
  • Pas d'accords commerciaux au-delà du voisinage
  • Dépendance à l'égard des technologies étrangères
  • La faiblesse des infrastructures est aggravée par le manque d'investissements
  • Lourdes charges sociales (30% des salaires) favorisant l'informalité
  •  Les sanctions américaines et européennes entravent le développement des champs offshore et l'innovation
  • Faiblesses institutionnelles et de gouvernance (traitement de l'insolvabilité, droits de propriété, corruption)

(Source Coface https://www.coface.be/fr/Etudes-economiques/Russie)

 

Indicateurs de Credendo à l’exportation en Russie :

Les indicateurs de Credendo à l’exportation se composent d’une évaluation des risques politiques et ceux qui leurs sont assimilés (sur une échelle de 1 à 7 avec 7 comme valeur la plus faible) et l’évaluation des risques commerciaux (sur une échelle de A à C avec comme valeur la plus faible).

  1. Risques politiques :
    1. À court terme : 3/7 ;
    2. À moyen et long terme : 4/7 ;
    3. Les transactions spéciales 3/7 (à comprendre ici, des transactions/exportations spéciales qui nécessiteraient une prime supplémentaire) ;
    4. La classification premium de l’OCDE 4/7 ;
    5. Risques commerciaux : C/F (ici à comprendre volatilité des cours de change, inflation, payements, corruption dans le pays).

(Source: Credendo, https://www.credendo.com/country-risk/russia)

 

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