Accord fédéral sur le secteur minier en Argentine

Après un an de réunions avec les représentants des provinces minières, des chambres de commerce et des syndicats, le ministère de l’Energie et des Mines a achevé la rédaction de l’Accord fédéral minier (Acuerdo Federal Minero). Le document sera d’abord remis au président Mauricio Macri et aux gouverneurs provinciaux pour signature et ensuite au Congrès pour la ratification. 

Les entreprises prévoient d’investir 25 milliards USD d’ici 2021 et d’ajouter 40.000 emplois aux 80.000 déjà existants. 

Selon le ministre de l’Energie et des Mines, l’accord entend consolider une politique d’Etat fédéral afin d’homogénéiser et de rationaliser les instruments politiques dans le secteur minier. Il prévoit la création d’une nouvelle plate-forme de l’activité dans un environnement qui soit doté d’une « licence sociale » adéquate, encourageant la responsabilité environnementale et optimisant les profits économiques de celle-ci, tout en offrant aux investisseurs et aux populations les garanties de confiance et de prévisibilité que seuls les marchés légaux fournissent. 

L’accord envisage les dispositions suivantes : 

  • Améliorer la gestion et le suivi environnemental. Ainsi, la qualité de l’eau, de l’air et des sols dans les établissements miniers sera contrôlée régulièrement. L’objectif est d’éviter les conflits avec les organisations environnementales, et surtout, d’éviter que se reproduisent des fuites comme celle survenue dans les mines de San Juan par l’entreprise Barrick Gold, lorsque des millions de litres de cyanure ont été déversés « par accident ». 
  • Améliorer la communication et encourager la participation des citoyens. Le but est que la population change sa vision de la mine et soit consciente de l’incidence positive de l’activité minière : croissance économique, création d’emplois, développement d’une industrie dotée d’une vaste chaîne de valeur. 
  • Assurer des revenus plus importants pour les provinces minières. 
  • Développer les infrastructures et intégrer l’industrie minière dans l’ensemble des activités productives.

Selon certaines données provisoires du ministère de l’Energie et des Mines, l’exploitation minière comptait l’année dernière 80.400 travailleurs : 26.800 travailleurs directs, 16.080 en sous-traitance et 37.520 indirects. Si l'on prend en compte uniquement les travailleurs dans la mine (42.880), le nombre est bien inférieur à celui des principaux pays miniers, comme le Pérou (195.704) et le Chili (238.454), ce qui reflète le potentiel du secteur. 

Durant les deux derniers jours de débat animé, les autorités minières des provinces qui font partie du Conseil fédéral minier (Consejo Federal de Minería, Cofemin) et le secrétariat des Mines ont terminé la rédaction de la proposition de l’Accord fédéral minier. Plusieurs organes ont été invités à participer à la dernière réunion dans différents groupes. 

Selon les estimations de la CAEM (Chambre argentine des entreprises minières), environ 8.000 PME liées au secteur minier verront le jour d’ici 2021 et s’ajouteront aux 12.000 déjà existantes. La CAEM estime aussi que la contribution fiscale des projets miniers pourrait atteindre quelques 6,5 milliards USD. 

En savoir +

 

 

De plus amples informations sur le marché argentin peuvent être obtenues auprès du bureau économique et commercial de l’AWEX à Buenos Aires (buenosaires@awex-wallonia.be) ou auprès de la direction Amériques de l’AWEX (s.vanbocquestal@awex.be).

 

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