Projets d’investissement étranger 

Cuba offre un environnement favorable aux affaires. Elle jouit d’une stabilité politique, sociale et juridique, d’une situation géographique centrale, d’une main-d’œuvre hautement qualifiée, d’une infrastructure développée (réseaux de communication, plus de 20 aéroports internationaux, de nombreux ports, chemin de fer,…) ainsi que d’une politique gouvernementale donnant la priorité à la recherche, à l’innovation technologique et aux sources d’énergie renouvelables. 
En matière d’investissement étranger, les secteurs prioritaires sont la production agricole et l’industrie alimentaire, le tourisme, les soins de santé, le développement de sources d’énergie, notamment les sources renouvelables, la prospection et l’exploitation d’hydrocarbures et de ressources minières tout comme la construction ou l’amélioration d’infrastructures industrielles. De plus, la priorité sera donnée aux zones de développement spéciales (ZDS). 

La Zone de développement spéciale de Mariel est située dans la province d’Artemisa à 45 km à l’ouest de La Havane et s’étend sur 465,4 km². Elle dispose d’une réglementation qui offre un ensemble d’avantages fiscaux aux entreprises (nationales comme étrangères) qui s’y établissent. Elle se situe au carrefour des principales routes maritimes de marchandises et dispose du terminal de conteneurs le plus moderne de la région, dans un port d’eaux profondes, où pourront accéder les navires neo-panamax quand concluront les travaux d’agrandissement du canal de Panama, ce qui renforce sa vocation à devenir un port de transbordement et de pivot logistique régional. 

Secteur de la construction : Cuba vise à accéder à de nouvelles technologies pour améliorer l’efficacité dans le bâtiment, accroître la production de matériaux et de pièces de rechange et à promouvoir la construction d’ouvrages d’infrastructure et de maintenance industrielle, essentiellement pour les industries du nickel, du pétrole et du ciment, ainsi que pour la construction d’hôtels et de complexes immobiliers. 

Secteur électro-énergétique : Presque tout le territoire cubain, environ 100 000 kilomètres carrés, possède des perspectives de prospection pétrolière. La Zone économique exclusive (ZEE) de Cuba partage les mêmes sites, la même roche-mère, les mêmes réservoirs et les mêmes fonds marins que le golfe du Mexique, cette zone riche en pétrole où l’on a développé une des plus grandes industries au monde. L’exploitation des énergies renouvelables fait partie du Programme de développement économique et social à long terme du pays. Actuellement, l’énergie renouvelable ne représente que 4,3 % de la production d’électricité nationale.

-         Biomasse : le capital étranger est nécessaire à l’installation de 19 usines bioélectriques de sucreries et à la modernisation de l’usine chaudière d’AZCUBA.

-         Éolien : installation d’un réseau de 88 stations automatiques de mesure des paramètres du vent dans 32 zones du pays et d’un réseau de 12 stations météorologiques de référence avec des mesures allant jusqu’à 100 mètres de haut ; création de treize parcs éoliens.

-         Photovoltaïque : Le potentiel de rayonnement solaire enregistré à Cuba est d’environ 5 KWh par mètre carré et par jour.

-         Hydroélectrique : compte tenu des barrages déjà existants et de l’eau disponible dans les canaux et les étendues d’eau, un programme a été élaboré pour construire 74 petites centrales hydroélectriques

-         Biogaz : l’industrie alimentaire et la production porcine exigent des technologies pouvant traiter ces volumes de déchets, ce qui offre l’occasion de nouer des alliances avec des partenaires étrangers. 

Secteur des télécommunications et des technologies de l’information : Les technologies de l’information et des télécommunications (TIC) sont un poste clef dans l’économie cubaine. Les projets d’investissement visent à  mettre au point des logiciels, des applications informatiques et services associés afin de contribuer à l’augmentation des exportations et au développement du pays. 

Secteur des transports :Après un essor intense dans les premières années de la Révolution, le transport cubain a subi les retombées des années difficiles qui ont suivi l’effondrement du camp socialiste dans les années 90, et ce n’est qu’au début du siècle suivant que la récupération économique a permis de relancer les principaux services. Cuba dispose d’une vaste infrastructure de transport dans différentes branches : routier, ferroviaire, maritime et aérien. 

Secteur du commerce : Le commerce de gros à Cuba consiste en la vente de marchandises de production nationale ou importées et destinées à des entreprises de production, de ventes au détail ou en gros, à des consommateurs industriels et institutionnels et à des modalités de gestion non publiques (coopératives). L’investissement étranger dans le commerce de détail ne pourra se faire qu’à titre exceptionnel, avec une participation cubaine majoritaire. 

Secteur de la logistique intégrée des réseaux et des installations hydrauliques et sanitaires : Le capital étranger contribuera au  développement de l’infrastructure hydraulique, à l’introduction de technologies permettant d’offrir des services de forage de puits profonds et de recherches hydrogéologiques ou à la disponibilité et à la gestion d’équipements compacts mobiles en cas de situations climatiques extrêmes et afin d’introduire des technologies novatrices en cas de sécheresse. 

Secteur du tourisme :Cuba, la plus grande île des Antilles, offre, mieux qu’aucune autre destination de cette région, un produit touristique qui se caractérise par l’hospitalité de sa population, des attraits naturels, un patrimoine historique, une vie artistique et culturelle intense, un développement sanitaire unique, une stabilité politique et une grande sécurité pour les visiteurs. En 2017, le pays a accueilli 4 653 559 visiteurs. 

Secteur de production des aliments :L’agriculture constitue un facteur dynamisant de l’économie cubaine dans la mesure où elle exige le développement d’autres branches qui complètent le cycle de production. Pour promouvoir cette branche, le gouvernement cubain a mis en place des politiques agricoles relatives aux stimulants économiques et à l’accès des producteurs, entre autres, à des financements, à des intrants, à des marchés agricoles et à la technologie. Bien que l’État possède encore la majorité des terres, il ne gère que 30 % de ces dernières ; le reste est alors mis à disposition de groupements non publics. 

Secteur de l’agro-industrie sucrière :Depuis l’introduction de la canne à sucre dans le pays, le secteur sucrier a toujours constitué l’une des branches les plus importantes de la production agro-industrielle nationale. AZCUBA est le groupe sucrier chargé de gérer les entreprises formant partie de l’agro-industrie sucrière en vue de développer les productions de sucres, l’énergie électrique, les dérivés de la canne à sucre et les aliments à consommation humaine et animale. 

Secteur de l´industrie légère avec l´introduction de nouvelles technologies :Le programme de développement à l’horizon 2020 envisage la fabrication de téléviseurs LED, des cuisinières à induction, des éclairages LED et d’autres applications électroniques. Il offre des capacités de conception et de fabrication dans les différentes installations de: panneaux solaires, tours de communications autoportantes et étayées, éclairages, antennes et autres équipements électroniques. Les principaux intérêts de l’industrie légère pour l’investissement étranger sont la modernisation de la technologie installée afin de développer des productions qui permettent des substitutions d’importations à grande échelle de produits tels que lampes décoratives, articles de sport et chaussures, et d’accroître les exportations. L’industrie chimique compte un programme de développement dont la mise en œuvre, une fois reçu l’investissement requis, permettra de la moderniser sur le plan technologique et de remplacer peu à peu les gros volumes d’importations de biens destinés au développement d’autres industries et aux besoins de la population. 

Secteur minier :L’archipel cubain compte une grande diversité de matières premières métalliques, de roches et de minerais industriels. Parmi les principales ressources minérales métalliques, on retrouve: Fe, Ni, Co, Cu, Pb, Zn, Au, Ag, Mn, W et Cr. 

Secteur de la culture :L’investissement étranger dans ce secteur a pour objectif la diversification et l’élargissement des marchés d’exportation du produit culturel cubain et du tourisme culturel, l’accès aux technologies de pointe en vue de la production et de la commercialisation du cinéma, de la musique et des spectacles. Toutefois, les investissements étrangers dans les chaînes de distribution des produits et des services culturels sur le marché national et l’établissement d’entreprises à capital totalement étranger sont exclus. La partie cubaine définira et contrôlera le contenu des produits culturels à développer. 

Secteur financier :L’investissement étranger dans le secteur bancaire et financier peut passer par l’achat d’actions d’institutions bancaires créées au titre de la Loi d’investissement étranger, par la constitution d’institutions à capital mixte ou à capital totalement étranger selon la modalité de filiale. Néanmoins, l’investissement dans les institutions financières à capital totalement cubain, ainsi que l’établissement de succursales de banques étrangères est exclu. 

Pour accéder à la liste complète des 525 projets : http://www.camaracuba.cu/index.php/es/negocios/inversion-extranjera-en-cuba

 

 

AWEX

Mars 2019

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