Après un retard lié au blocage de manifestants,

Ariane 5 a finalement décollé de Kourou en Guyane. 

C'est un double cocorico pour Thalès à Charleroi puisqu'une grande partie de l'électronique y a été fabriqué.

Le lanceur lourd européen a placé en orbite jeudi 4 mai, avec un mois et demi de retard, deux satellites de télécommunications, l'un brésilien l'autre coréen. Le Centre spatial guyanais (CSG) a repris ses activités jeudi soir avec le lancement réussi d'une fusée Ariane 5 ECA, une dizaine de jours seulement après la levée de son blocage par des manifestants. Il ne s’agit là que du 76ème lanceur envoyé dans l'espace par l'entreprise carolo. 

Les espaces de travail chez Thalès sont grands et blancs avec pour chaque bureau, un employé qui travaille sur des pièces minuscules formant ensemble autant d'éléments électroniques qui composent un futur satellite ou une future fusée. Pour ce faire, les employés travaillent avec un binoculaire qui aide à agencer les pièces avec précision. Ils sont ensuite transportés sous protection. Pour Christian Deprez, le directeur du département « lanceurs», « C’est normal car ce sont des équipements qui sont vraiment sensibles à tout ce qui est décharge électrostatique et donc c’est aussi une raison de les protéger pendant le transfert »   

Etienne Desmarez – responsable du secteur satellites

« On a également des satellites d’observation, des satellites radar, des sondes qui permettent de se poser sur Mars » 

Des tests sous vide sont ensuite effectués, dans les conditions extrêmes de l'espace, précise Olivier de Goeij, responsable de la filière Epc: « Quand le satellite ne voit pas le soleil, il fait environ -200 degrés. Et quand il fait plein soleil, c’est l’inverse : il fait très chaud. Le satellite, lui, est protégé et régulé d’un point de vue thermique pour que les équipements ne subissent pas cette échelle de température vraiment très importante »

Pour l’heure, deux satellites de télécommunication sont lancés. Mais les carolos ont une large gamme de fabrication, souligne Etienne Desmarez, le responsable du secteur satellites: « Plusieurs centaines de satellites qui sont au-dessus de nous actuellement sont équipés de matériel provenant de Thalès Alenia Space Belgique » Thales Alenia Space ne compte pas moins de 700 personnes travaillant à Charleroi. 

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