Conjoncture économique

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Avec 8,3 %, le Laos a le plus fort taux de croissance d’Asie du Sud-Est. Profitant du dynamisme régional, le Laos attire les investissements étrangers dans les secteurs clés de l’énergie et des mines. Avec l’aide des bailleurs de fonds internationaux, il développe les infrastructures de transport indispensables à son développement économique.

 

Ce pays de 6 millions d’habitants met tout en oeuvre pour réaliser ses Objectifs du millénaire pour le développement afin de sortir du statut de PMA (pays les moins avancés) à l’horizon 2020. Peu industrialisé, le Laos exporte de l’électricité vers les pays voisins. La priorité est donnée aux grands projets d’exploitation des ressources hydrauliques, minières et agroforestières ainsi qu’au tourisme.

 

L’ouverture de la bourse de Vientiane en 2010 entérine le passage à une économie basée sur le libre-échange même si le régime est toujours officiellement communiste. L’évolution économique du pays va dans le sens d’une plus grande transparence des groupes privés et d’une restructuration des entreprises d’État.

 

Actuellement, les principaux défis de l’économie laotienne sont les suivants :

 

- veiller à ce que les revenus publics continuent de croître et soient dirigés vers la réduction de la pauvreté ;

 

- continuer à attirer les investissements étrangers et à encourager le secteur privé local en libéralisant le marché ;

 

- diversifier les produits et les marchés d’exportation ;

 

- élargir la base étroite de la croissance économique qui est centrée actuellement sur un nombre relativement limité de secteurs et de villes.

 

Avec un volume d’échanges en 2012 de 5,4 Mds EUR réalisés à 90 % avec les pays voisins – dont plus de 60 % avec la Thaïlande, l’assise commerciale du Laos est avant tout régionale. Le renforcement de la coopération économique entre les pays de la région du grand Mékong (GMS), le développement des exportations agricoles vers la Chine et le Vietnam, d’électricité vers la Thaïlande, et la marche accélérée vers la création d’une « communauté » économique de l’ASEAN à l’horizon 2015 devraient renforcer cette tendance.

 

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La croissance du PIB est soutenue par l'exploitation de ses ressources minières et hydroélectriques. Le barrage de Nam Theun 2 a ainsi fourni 8% des recettes budgétaires du pays en 2013. Le Laos cherche à diversifier son économie : il dispose d'un commerce extérieur dynamique et d'un afflux d’IDE liés aux importants projets d’infrastructure. Le pays a en effet entamé un boom dans le secteur de la construction, consécutivement à l'organisation d'un sommet Asie-Europe et des Jeux universitaires de l'ASEAN. Outre les performances du secteur industriel, le secteur des services affiche une croissance importante, notamment grâce au tourisme. 70% de la population active est employée dans le secteur agricole (majoritairement le riz), mais sa productivité est insuffisante (seulement un tiers du PIB). La hausse des prix alimentaires a augmenté l'inflation (proche de 8% en 2013). Le pays, communiste et doté d’un parti unique, a suivi le modèle chinois : il s’est ouvert à l’économie de marché tout en gardant un contrôle politique strict.

Le pays entend devenir un fournisseur régional majeur d’énergie hydroélectrique. Entouré de puissants voisins, le pays profite du dynamisme régional mais demeure fortement dépendant de l'aide étrangère, laquelle soutient les investissements. Les principaux obstacles au développement économique du pays sont un manque de main-d'œuvre qualifiée, des infrastructures inadéquates et un haut niveau de corruption. Le septième plan de développement socioéconomique (2011-15) vise la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement : niveau de croissance annuel de +8%, objectif d'un revenu annuel par habitant à 1.700 USD en 2015, moins de 10% de la population sous le seuil de pauvreté et scolarisation de l’ensemble des enfants. De plus, l'ouverture de la bourse de Vientiane en 2010 confirme le passage vers une économie basée sur le libre-échange, le Laos étant devenu membre de l’OMC en février 2013.

Selon la Banque mondiale, le Laos fait partie des « pays à revenus intermédiaires » de la tranche inférieure même si une grande partie de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le niveau d'éducation est faible et les conditions de vie en zone rurale sont précaires (60% de la population active est paysanne), l'accroissement des inégalités avec les zones urbaines étant en augmentation. Cependant, signe positif, le PIB par tête a largement progressé en dix ans.

La faiblesse du secteur financier et un manque de transparence dans les procédures limitent le développement du commerce. Toutefois, le gouvernement a simplifié les démarches et réformé les barrières douanières. Le commerce extérieur laotien représente une importante partie du PIB. Bien que le Laos soit dans un processus d'ouverture de son économie, l’État pose des restrictions sur les importations de marchandises telles que les produits chimiques, les armes et certains médicaments. Le bois de construction et les armes ne peuvent pas être exportés, le riz, les diamants bruts, l'or en pièces et l'argent poli nécessitent des permis spéciaux. Le commerce extérieur du Laos est tiré par l'exploitation croissante des ressources hydroélectriques et minières. Les droits de douane sont modérés. Le Laos protège son industrie nationale, mais pour promouvoir le secteur manufacturier, aucun droit de douane n'est imposé sur les équipements de production. Le Laos a intégré l’Organisation Mondiale du Commerce en février 2013. Cette adhésion est conditionnée à l'adoption des engagements de l'OMC, notamment le plafonnement des droits de douane, l'ouverture partielle ou totale de l'ensemble des secteurs, le respect des règles de l'OMC en matière d'inspection avant expédition ou encore l'adoption de mesures anti-dumping.

Le Laos importe plus qu'il n'exporte, ce qui se traduit par un déficit commercial qui s’est assez fortement creusé depuis 2009. Cependant, cette tendance pourrait s'inverser au cours des prochaines années du fait de la progression forte et constante des exportations. Pour l'instant, les importations progressent plus vite, dopées par la demande des ménages en biens de consommation courante et par les besoins liés aux grands projets de construction. Le Laos exporte de l’énergie hydroélectrique vers la Chine, le Vietnam et surtout la Thaïlande ainsi que des minerais (première source de devises). Si les exportations de minerais sont volatiles (car dépendantes des cours mondiaux), celles de l'énergie hydroélectrique ont l'avantage d'être stables.

Les principaux partenaires commerciaux du pays sont les pays membres de l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est, la Chine et la Corée du Sud. Le pays exporte du bois, du café, de l'électricité, des métaux précieux vers la Thaïlande, le Vietnam, la Chine, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les principaux produits importés sont les machines et équipements, les véhicules, l'essence, les biens de consommation, venant de Thaïlande (deux tiers des importations), Chine, Vietnam, Japon et Corée du Sud.

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