L'économie en bref

Ralentissement de l’activité qui restera toutefois solide.

En 2019, la croissance fera preuve de résilience, malgré un ralentissement de la demande intérieure. La consommation des ménages décélérera, mais restera dynamique, portée par la baisse du chômage (7,4 % en septembre 2018) et la conséquente hausse des salaires, dans un contexte d’inflation toujours modérée. L’investissement des entreprises devrait également ralentir, tout en contribuant fortement à la croissance grâce à un environnement toujours favorable (taux d’intérêt bas, demande domestique et extérieure résiliente). En outre, l’investissement sera favorisé par l’apparition de contraintes d’offre, tant en équipement qu’en main-d’œuvre.

Les permis de construire ayant atteint un pic en 2018, la construction résidentielle continuera de soutenir l’activité, en raison de la forte demande d’appartements dans les centres urbains, en particulier dans la région d’Helsinki, avant de ralentir à l’horizon 2020.

Les exportations devraient rester dynamiques grâce aux gains de compétitivité passés permis par le Pacte de compétitivité – le coût du travail a diminué en termes réels de 3,5 % en 2017 –, et à la bonne tenue de ses principaux partenaires, la Suède et l’Allemagne. De plus, le tourisme, centré sur les sites naturels préservés et les aurores boréales, continuera de se développer, grâce à l’afflux de touristes russes (premiers visiteurs) et chinois (+35 % en 2017). Dans le même temps, les importations progresseront relativement moins vite, en lien avec la demande intérieure. Par conséquent, les échanges contribueront positivement à la croissance en 2019.

Comptes courant et publics quasiment à l’équilibre.

Malgré l’année électorale, le gouvernement continuera de mener une politique budgétaire prudente. Après avoir baissé l’impôt sur le revenu entre 2016 et 2018, en contrepartie des mesures d’austérité du Pacte de compétitivité (allongement de la durée annuelle du travail, transfert d’une partie des charges patronales vers les cotisations salariales, gel des salaires), le gouvernement ne procédera qu’à des mesures fiscales mineures en 2019 (baisse de la taxe sur les véhicules, hausse de l’accise sur le tabac). En parallèle, les recettes augmentant grâce à la conjoncture économique favorable, le déficit, déjà nettement inférieur à 3 %, devrait se réduire. Par ailleurs, la réforme des services publics sociaux et de santé, visant à fusionner les entités compétentes, en créant un échelon intermédiaire de 18 « comtés » – pour des économies estimées à terme à 3 milliards d’euros par an –, devrait être finalement approuvée en 2019, après avoir été maintes fois reportée. Censée entrer en vigueur en 2021, cette réforme structurelle vise à remédier au défi que représente le vieillissement rapide de la population pour le système de sécurité sociale et les comptes publics. Enfin, dans ce contexte de politique budgétaire prudente, la dette publique, repassée, en 2018, sous le seuil prévu par le pacte de stabilité et de croissance européen (60 % du PIB), continuera de se contracter.

Les exportations étant supérieures aux importations, le pays continuera d’afficher un excédent commercial, qui devrait s’améliorer en 2019. Les exportations seront notamment tirées par l’automobile, dont les exportations ont doublé entre 2013 et 2017, pour s’élever à 4,8 milliards d’euros (7 % du total), et par l’industrie du bois et du papier, principale branche exportatrice, avec20 % du total. Malgré le développement du tourisme, la balance des services est régulièrement légèrement déficitaire, à l’instar de la balance des revenus, en raison du rapatriement des dividendes des investisseurs étrangers. Toutefois, le solde courant devrait être excédentaire.

L’environnement des affaires est très favorable. Le pays figure à la 17e place (sur 190) du rapport Doing Business 2019 de la Banque Mondiale, grâce, notamment, à des performances remarquables dans le règlement de l’insolvabilité (2e rang mondial).

Le PIB par habitant de la Finlande est parmi les plus élevés au monde, ce qui lui permet d'offrir un niveau de vie élevé. La répartition de la richesse est relativement équilibrée, bien que les inégalités sociales se soient creusées ces dernières années. Le taux de chômage était de 6,7% en 2018 (contre 8,3% l'année précédente) et devrait encore baisser pour atteindre 6,6% en 2019. La Finlande est le pays européen le plus touché par le vieillissement de sa population et par la diminution de sa population active, phénomène qui pèse lourdement sur ses finances publiques.

Les principaux secteurs économiques

L'agriculture représente 2,3% du PIB finlandais et emploie environ 3,8% de la population (Banque mondiale, 2018). En raison du climat défavorable, le développement agricole se limite au maintien d'un certain niveau d'autosuffisance en produits de base. En outre, l'adhésion de la Finlande à l'UE a encore accéléré le processus de restructuration et de réduction des effectifs du secteur agricole. Le pays compte environ 48.000 exploitations avec une superficie arable moyenne de 47 hectares (environ 12% d'entre elles sont des exploitations biologiques). La production de céréales domine, suivie de la production de lait et de l'élevage. En 2017, la récolte de céréales a été endommagée par des périodes exceptionnelles de pluie et de froid, entraînant ainsi un rendement de récolte exceptionnellement faible.

L’industrie représente près de 24% du PIB et emploie environ 22% de la population active. La sylviculture est un secteur traditionnellement bien développé en Finlande, qui exporte une grande variété de produits, allant des simples produits en bois aux étiquettes haute technologie, au papier, au carton et aux emballages. Les autres secteurs industriels clés sont la production de métaux, la construction mécanique et les produits électroniques. La Finlande est également spécialisée dans l'exportation de technologies de l'information et de la communication et fait partie des pays qui investissent beaucoup dans la R & D (environ 2,7% de son PIB, Banque mondiale).

Le secteur des services emploie près des trois quarts de la population active (74,1%) et représente 60% du PIB. Il est responsable de la majorité des créations d’entreprises. Le système bancaire finlandais est dominé par trois grands groupes de banques de dépôt: OP Group, Nordea Bank Finland et Danske Bank Plc Group.

Sources

- Economist Intelligence Unit

- Countryeconomy.com

- Coface for trade

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