La langue

 Suite à un sondage, les Wallons sont partagés quant à se lancer dans des affaires avec des Néerlandais. Il y a d’abord le fait de la (non)maîtrise du néerlandais. A cela, on peut rétorquer que le Néerlandais n’est pas du tout complexé par sa langue. L’anglais est usuel aux Pays-Bas dans le monde des affaires. Ils apprécieront toutefois si vous parlez leur langue car ils admirent tous ceux qui font des efforts pour mieux les approcher.

Trop juridique

Puis il y a aussi le fait que certains Belges considèrent les Néerlandais comme trop pointilleux au niveau juridique. Cela s’explique par leur méfiance vis-à-vis du terme « accord ». Tout doit être clair à chaque étape de la négociation : les termes du contrat, le timing, la qualité, le respect des engagements, etc. …  Ce qui n’est pas écrit peut être ultérieurement objet de litige et cela va à l’encontre de leur nature franche et non-conflictuelle.

Humour décapant

Il y aura une négociation rapide et rigoureuse, et donc dure, où il convient de garder son calme et d’accepter leur humour  parfois décapant. Il s’agit également de ne pas se froisser suite à leurs questions mettant en cause la qualité, l’efficacité ou l’à-propos de vos produits ou de vos prestations.

Non ! on n’est pas les plus forts …

Le Néerlandais est un conquérant (marin) et un bâtisseur (polders). Il vaut mieux ne pas arriver vers lui en maître du monde et en donneur de leçons. Il est respectueux de la nature et cherche à minimiser les risques. Il est balancé entre l’innovation et un certain conservatisme. Parce qu’il vit dans un territoire avec une densité de population extrême, il a l’habitude de la négociation, de la tolérance et du consensus. La clé de la bonne communication, c’est d’abord la ponctualité, puis le respect de l’autre. Veillez en conséquence à y faire attention : respectez les rendez-vous, donnez suite aux e-mails, et ayez en face d’eux une tenue vestimentaire correcte.

A méditer

“Nederlanders komen graag snel zonder opsmul ter zake”
“In Nederland lopen klanten voor twee tientjes korting naar de concurrent”

(uit Maanblad van de EVD)

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