L’économie britannique en bref

Le Royaume-Uni est la 5ème puissance économique mondiale avec un PIB de quelque 2 650 milliards USD en 2016, selon le FMI. C’est un pays libéral en matière d’économie et l’une des nations où il est le plus facile de développer son activité. Il attire traditionnellement les investissements en provenance du monde entier en construisant son attractivité sur une large ouverture aux capitaux internationaux, et sur un environnement attractif pour les affaires.

Son économie  est fortement centrée sur les services, particulièrement le secteur bancaire, les assurances et les services aux entreprises, qui représentent 80 % de son PIB. L’industrie manufacturière  représente toutefois encore 10 % de l’économie du pays.  Parmi les principaux secteurs industriels, citons les machines et l’équipement électrique, les transports (ferroviaire, aérien, automobile et naval), l’électronique et les équipements de communication, les métaux et la chimie, ainsi que les biotechnologies et les énergies renouvelables.

Bien qu’importateur d’énergie, le pays peut également compter sur des réserves de charbon, de gaz naturel ainsi que de  pétrole en mer du Nord.

L’agriculture représente moins d’1 % du PIB mais elle est très productive (surtout pommes de terre, betteraves, blé et orge). L’élevage et la pêche restent importants.

Conjoncture économique récente

Le Royaume-Uni avait enregistré de bonnes performances économiques avant le Brexit, avec un taux de croissance de 1.9 % en 2013, de 3,1 % en 2014 et 2,2 % en 2015, selon l’Economist Intelligence Unit.

Après le référendum sur le Brexit, l’économie britannique a résisté mieux que prévu. Le taux de croissance du PIB est toutefois descendu à 1,9 % en 2016 et 1,8 % en 2017, en raison de la baisse de la demande intérieure. L’EIU estime le taux de croissance à 1,3 % en 2018 et à 1,4 % en 2019.

La livre sterling a fortement chuté dès le référendum, pour se stabiliser ensuite. La monnaie britannique a perdu environ 14 % face à l’euro depuis le 23 juin 2016. La faiblesse de la livre a entraîné une hausse des prix des importations, qui se répercute sur les prix à la consommation (surtout les produits alimentaires et les vêtements). Le taux d’inflation est monté et s’élevait à 2,6 % en 2017 et 2,1 % en 2018. Le secteur manufacturier a ralenti mais reste assez solide, avec une croissance estimée à 1,7 % en 2017.

Les dépenses d’investissement restent faibles en raison de l’incertitude liée aux négociations du Brexit.

Le taux de chômage reste très bas, soit 4,1 % de la population active en 2018.

Le Royaume-Uni est un acteur très important du commerce international. Son commerce extérieur représente 60 % du PIB du pays, c’est le deuxième exportateur mondial de services après les Etats-Unis et le dixième exportateur mondial de marchandises. Il présente cependant une balance commerciale structurellement déficitaire, et ce déficit ne s’améliore pas. La dépréciation de la libre devrait favoriser les exportations mais augmente le coût des importations. Pour 2018, les exportations auraient augmenté de 1,1 % et les importations de 0,8 %.

Les principaux clients du pays en 2017 sont : les USA (13,3 %), l’Allemagne (10,6 %), la France (7,4 %), les Pays-Bas (6,3 %). Les principaux fournisseurs en 2017 sont : l’Allemagne (14,3 %), les USA (9,9 %), la Chine (9,7 %), les Pays-Bas 8,4 %).

L’un des principaux défis du Royaume-Uni était sa dette, qui est passée de 67 % du PIB en 2009 à 89,3 % en 2016. Le déficit budgétaire atteignait un record de 11,3 % du PIB en 2009. Grâce au programme d’austérité dugouvernement de l’époque, ce déficit a nettement diminué, jusqu’à représenter 4,3 % du PIB en 2015, 3 % en 2016, 1,9 % en 2017. Il est estimé à 1,3 % du PIB en 2018.

Le déficit des comptes courants est passé de 5,8 % du PIB en 2016 à 4,1 % en 2017 et est estimé à 3,9 % en 2018.

Le pays a des faiblesses en productivité, innovation et infrastructures. Les secteurs de la santé, de l’éducation et de la sécurité ont besoin d’être renfloués.

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