L’économie britannique en bref

Le Royaume-Uni est la 6ème puissance économique mondiale avec un PIB de 2 829 milliards USD en 2018, selon le FMI. C’est un pays libéral en matière d’économie et l’une des nations où il est le plus facile de développer son activité. Il attire traditionnellement les investissements en provenance du monde entier en construisant son attractivité sur une large ouverture aux capitaux internationaux, et sur un environnement attractif pour les affaires.

Son économie  est fortement centrée sur les services, particulièrement le secteur bancaire, les assurances et les services aux entreprises, qui représentent près de 80 % de son PIB. L’industrie manufacturière  représente toutefois encore 17,5 % de l’économie du pays.  Parmi les principaux secteurs industriels, citons les machines et l’équipement électrique, les transports (ferroviaire, aérien, automobile et naval), l’électronique et les équipements de communication, les métaux et la chimie, ainsi que les biotechnologies et les énergies renouvelables.

Bien qu’importateur d’énergie, le pays peut également compter sur des réserves de charbon, de gaz naturel ainsi que de  pétrole en mer du Nord.

L’agriculture représente moins d’1 % du PIB mais elle est très productive (surtout pommes de terre, betteraves, blé et orge). L’élevage et la pêche restent importants.

Conjoncture économique récente

Le Royaume-Uni avait enregistré de bonnes performances économiques avant le Brexit, avec un taux de croissance de 1.9 % en 2013, de 3,1 % en 2014 et 2,2 % en 2015, selon l’Economist Intelligence Unit.

Après le référendum sur le Brexit, l’économie britannique a résisté mieux que prévu. Le taux de croissance du PIB est toutefois descendu à 1,9 % en 2016, 1,8 % en 2017, et 1,3 % en 2018 en raison de la baisse de la demande intérieure. L’EIU estime le taux de croissance à 1,4 % en 2019. 

Selon les prévisions du FMI, la croissance devrait se stabiliser à 1,4% en 2020 et 1,5% en 2021, sous réserve de la conclusion d'un accord de libre-échange (ALE) avec l'UE et d'un bon déroulement de la période de transition post-Brexit. L’OCDE table sur une croissance moindre de 1% en 2020 et 1,2% en 2021. L’économie du pays est affectée par les incertitudes entourant le processus de négociation en cours autour du Brexit et par l’augmentation attendue des coûts commerciaux futurs. La croissance potentielle s'est également ralentie en raison de la lente accumulation de capital, du recul de la migration nette en provenance de l'Union européenne (UE) et de la faiblesse persistante de la productivité. Selon le FMI, revenir aux règles commerciales de l'OMC, même de façon ordonnée, entraînerait des pertes de production à long terme pour le Royaume-Uni d'environ 5% à 8% du PIB par rapport à un scénario sans Brexit.

La livre sterling a fortement chuté dès le référendum, pour se stabiliser ensuite. La faiblesse de la livre a entraîné une hausse des prix des importations qui se répercute sur les prix à la consommation (surtout les produits alimentaires et les vêtements). Le taux d’inflation s’élevait à 2,1 % en 2018 et est estimé à 1,8 % en 2019.  

Le secteur manufacturier a ralenti mais reste assez solide. Les dépenses d’investissement restent faibles en raison de l’incertitude liée aux négociations du Brexit.

Le taux de chômage reste très bas, soit 3,8 % de la population active en 2019.

Le Royaume-Uni est un acteur très important du commerce international. Son commerce extérieur représente 60 % du PIB du pays, c’est le deuxième exportateur mondial de services après les Etats-Unis et le dixième exportateur mondial de marchandises. Il présente cependant une balance commerciale structurellement déficitaire, et ce déficit ne s’améliore pas. La dépréciation de la livre sterling devrait favoriser les exportations mais augmente le coût des importations. Pour 2019, l’EIU estime que les exportations auraient augmenté de 0,9 % et les importations de 3,1 %.

Les principaux clients du pays en 2018 sont : les USA (14,0 %), l’Allemagne (10,2 %), les Pays-Bas (7,4 %), la France (6,3 %). Les principaux fournisseurs en 2018 sont : l’Allemagne (14,0 %), les USA (10,0 %), la Chine (9,6 %), les Pays-Bas 8,6 %).

L’un des principaux défis du Royaume-Uni était sa dette, qui est passée de 67 % du PIB en 2009 à 89,3 % en 2016. Le déficit budgétaire atteignait un record de 11,3 % du PIB en 2009. Grâce au programme d’austérité dugouvernement de l’époque, ce déficit a nettement diminué, jusqu’à représenter 4,3 % du PIB en 2015, et 1,3 % en 2018. Il est estimé à 1,8 % du PIB en 2019.

Le déficit des comptes courants était de 3,9 % du PIB en 2018 et est estimé à 4,3 % en 2019.

Le pays a des faiblesses en productivité, innovation et infrastructures. Les secteurs de la santé, de l’éducation et de la sécurité ont besoin d’être renfloués.

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