L’économie britannique en bref

Le Royaume-Uni est la 8ème puissance économique mondiale avec un PIB de 2 214 milliards GBP en 2019. C’est un pays libéral en matière d’économie et l’une des nations où il est le plus facile de développer son activité. Il attire traditionnellement les investissements en provenance du monde entier en construisant son attractivité sur une large ouverture aux capitaux internationaux, et sur un environnement attractif pour les affaires.

Son économie est fortement centrée sur les services qui représentent près de 80 % de son PIB. L’industrie manufacturière représente toutefois encore 17,5% de l’économie du pays. Parmi les principaux secteurs industriels, citons les machines et l’équipement électrique, les transports (ferroviaire, aérien, automobile et naval), l’électronique et les équipements de communication, les métaux et la chimie, ainsi que les biotechnologies et les énergies renouvelables.Bien qu’importateur d’énergie, le pays peut également compter sur des réserves de charbon, de gaz naturel ainsi que de pétrole en mer du Nord.

L’agriculture représente  moins  d’1 %  du PIB mais elle est très productive (surtout pommes de terre, betteraves, blé et orge).

Conjoncture économique (avril 2022)

Le pays avait enregistré de bonnes performances économiques avant le Brexit et la crise sanitaire, avec un taux de croissance de 2,9 % en 2014 et 2,4 % en 2015. Toutefois, le taux de croissance du PIB est descendu sous la barre des 2 % entre 2016 (1,7 %) et 2018 (1,3 %) en raison de la baisse de la demande intérieure. On a observé une légère éclaircie en 2019 avec un taux de 1,4 % avant la décroissance de 9,79 % en 2020 à cause de la pandémie.

 

 

The Economist Intelligence Unit (EIU) prévoit que le PIB réel de l’année 2022 reviendra aux niveaux prépandémie. Il prévoit également une croissance du PIB réel de 2 % en 2023 et de 1,7 % en 2024. 

L’un des principaux défis du Royaume-Uni est sa dette, qui est passée de 67 % du PIB en 2009 à 89,3 % en 2016. Le déficit budgétaire atteignait un record de 11,3 % du PIB en 2009.

Grâce au programme d’austérité du gouvernement de l’époque, ce déficit avait nettement diminué, jusqu’à représenter 1,8 % en 2019. Sur l’année 2020-21, à cause de la situation sanitaire, le déficit public a atteint 15,2 % du PIB, soit une dette nette publique qui représenterait 96,6 % du PIB, son niveau le plus élevé depuis les années 1960.

En 2020, le taux de chômage s’élevait à 5,1 %, fin 2021 ce taux était redescendu à 4,1 %. Ce sont les jeunes de moins de 25 ans qui sont les plus concernés. Bien que le taux de chômage baisse, la pauvreté, quant à elle, augmente. En effet, en raison de la COVID-19 et de la guerre en Ukraine, l’inflation a grimpé pour dépasser les 6 % et l’augmentation des salaires ne suit pas l’augmentation du coût de la vie.

Les secteurs les plus touchés par le Brexit et la COVID-19 sont :  

-     l’industrie automobile ;

-     le secteur du transport ;

-     les produits chimiques et textiles ;

-     les services financiers et de communication ;

-     le tourisme ;

-     le secteur de l’aviation ;

-     la restauration et l’hôtellerie ;

-     les arts, avec une baisse de l’activité ;

-     la construction ;

-     les loisirs.

La crise liée à la COVID-19 a eu des répercussions profondes sur ce pays dont l’économie dépend principalement du secteur des services. Le Royaume-Uni est officiellement entré en récession après deux quadrimestres de décroissance aux Q1 et Q2 2020, en raison d’une baisse de la consommation des ménages et de l’investissement.

Les secteurs qui ont bénéficié de la crise sont : 

-          le commerce en ligne ;

-          les pharmacies.

Commerce extérieur

Le Royaume-Uni est un acteur très important du commerce international. En 2020, son commerce extérieur représentait 55,5 % du PIB, contre 62,9 % en 2019. C’est le deuxième exportateur mondial de services après les États-Unis et le onzième exportateur mondial de marchandises. Il présente cependant une balance commerciale structurellement déficitaire. Pour 2021, les exportations auraient augmenté de 9,4 % et les importations de 1,7 % par rapport à 2020.

Les 5 principaux partenaires commerciaux du Royaume-Uni sont : les États-Unis, l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas, et la France.

 

 

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