Après les deux premières années de son investiture, le gouvernement du Président Patrice Talon était à pied d’œuvre pour s’attaquer à quelques priorités les plus urgentes, parmi lesquelles les réformes institutionnelles, l’assainissement de la gestion des finances publiques et de la fonction publique,  l’amélioration de l’approvisionnement énergétique du pays, et l’assainissement de la «filière coton». En effet, des résultats positifs ont été  enregistrés par le gouvernement par rapport à ces dossiers. Pour en citer quelques-uns:

  • D’importantes avancées sont constatées par rapport à l’assainissement des finances publiques;
  • Dans le cadre de la lutte contre la corruption plusieurs dossiers importants impliquant des personnalités de haut niveau telles que des anciens ministres, des politiciens, ainsi que des entreprises étatiques ont déjà fait l’objet d’enquêtes ;
  • Le cadre légal en faveur du climat d’affaires a été fort amélioré afin de rendre plus attractif le Bénin pour des investisseurs Béninois et étrangers, mais nécessite encore une mise en œuvre réelle ;
  • Au niveau des infrastructures, des projets sont déjà mis en œuvre en matière d’infrastructure routière, de la télécommunication et des centrales électriques.
  • Des réformes structurelles et importantes sont en cours dans le secteur agricole, un des deux piliers du développement économique du pays. Ces réformes ont eu un impact extrêmement positif sur la campagne cotonnière, mais l’opérationnalisation par rapport aux autres filières est très lente;
  • Des investissements importants sont en cours afin de réhabiliter le secteur touristique, deuxième pilier de développement économique du pays selon le Programme d’Action du Gouvernement (PAG).

Une mission du FMI en mars 2018 a souligné les avancées positives que le gouvernement a pu réaliser suite aux réformes mises en œuvre. La mobilisation des revenues domestiques a connu une croissance au-delà des attentes, et le budget a été géré de façon rigoureuse. Le déficit budgétaire pour 2017, prévu à 7.9%, a été revu à 6.7%. De plus, la croissance économique, estimée à 5.4% en 2017 a été revu également vers le haut à 5.6%, pendant que l’inflation était resté très basse.

Une hausse du taux d’investissement est prévu de 18.8% à 34% du PIB en moyenne annuelle pour les cinq prochaines années.

Afin de rendre la croissance économique durable et inclusive, un accent particulier est accordé à l’industrie et l’entreprenariat et aux Partenariats Publics Privés.

  • Secteur primaire

Le secteur agricole représentait 23.5% du PIB en 2016. Le gouvernement béninois a adopté deux plans stratégiques en vue de booster le secteur agricole au Bénin pour la période allant de 2017 à 2025. Il s'agit notamment du Plan Stratégique de Développement du Secteur Agricole (PSDSA) 2017-2025 et du Plan National d'Investissements Agricoles et de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) 2017-2021.

Ces stratégies visent notamment, à instaurer une nouvelle dynamique de promotion de filières agricoles, à travers l'amélioration des systèmes de production grâce à une politique responsable de modernisation de l'agriculture et la promotion de l'agro-industrie gérée par le secteur privé.

La production de coton, qui représentait plus de 50 % des recettes d’exportations en 2017, devrait continuer à monter en puissance en 2019, bénéficiant des réformes engagées dans la filière, des efforts menés pour améliorer les rendements et des prix internationaux favorables. Plus généralement, les rendements agricoles en hausse devraient continuer à dynamiser les flux d’exportations.

Les principaux défis  restent la promotion d’autres filières porteuses (riz, anacarde, ananas, manioc), la mise en valeur des vallées et le renforcement du contrôle de la qualité.

  • Secteur secondaire

Ce secteur est constitué principalement de l’activité d’égrenage du coton et la transformation artisanale de produits agricoles, mais il reste très faible et très peu diversifié.

La grande distribution existe à petite échelle (Super U).

Des travaux d’infrastructure sont en cours : le transport ferroviaire au Bénin se structure autour d'une seule ligne d'une longueur de 438 km exploitée par l'Organisation Commune Bénin-Niger (OCBN). Développements portuaires à Cotonou, un nouvel aéroport, un hôpital d’Etat et des routes.

  • Secteur tertiaire

Le secteur tertiaire, représentant 51.9% du PIB, a connu un ralentissement à cause d’une diminution des réexportations du Bénin vers le Nigéria suite à la crise économique nigériane.

Cette situation a été profitable au dynamisme dans d’autres branches telles que la télécommunication (MTN), la digitalisation (études réalisées pour l’installation de la fibre optique), la numérisation et le secteur bancaire (principales banques : Société Générale, Bank of Africa, Ora Bank, Ecobank).

Le tourisme est un autre secteur soutenu comme base du développement économique du pays.

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