Conjoncture économique

Le Guatemala devrait connaître une contraction de son PIB réel de 2,2 % en 2020, reflétant l'impact de l'épidémie de coronavirus ainsi que des mesures de confinement sur le commerce et l'activité intérieure. L'économie du Guatemala sera ralentie par la contraction de l'économie américaine, son principal partenaire en termes de commerce et d'investissement et aussi source très importante de transferts de fonds des travailleurs émigrés (remesas).

La consommation privée sera freinée par les envois de fonds des travailleurs émigrés, qui devraient se contracter fortement cette année, de 15 %.  Selon la banque centrale du Guatemala, les envois de fonds des travailleurs expatriés ont fortement diminué en mars 2020, de 9,7 % en glissement annuel, ce qui reflète l'impact économique du covid-19 aux États-Unis, d'où proviennent 98 % des envois de fonds. Cette contraction devrait encore être plus forte au deuxième trimestre 2020. Les envois de fonds continueront à diminuer au second semestre 2020 en glissement annuel, bien que plus lentement, en fonction du rythme de redressement de l'économie américaine et de son marché du travail.

Le déficit budgétaire devrait se creuser pour passer de de 2,3 % du PIB en 2019 à 5,7 % du PIB en 2020, en raison des dépenses extraordinaires et de la faiblesse des recettes fiscales. Le ratio de la dette publique au PIB devrait augmenter, passant de 35 % en 2019 à 41,5 % en 2020, selon les estimations. L'inflation passera sous la fourchette officielle de 3 à 5 % en 2020, en raison de la faiblesse de la demande intérieure et du prix des carburants. Le gouvernement a mis en place une quarantaine nationale stricte, en raison de la fragilité du système de santé publique du Guatemala. Un assouplissement progressif des restrictions se fera en donnant la priorité à l'ouverture des secteurs économiques clés. Le président devra constamment trouver un équilibre entre les risques pour la santé publique liés à la levée des mesures de distanciation sociale et le risque d'agitation sociale, car le virus fait payer un lourd tribut aux moyens de subsistance. Le gouvernement a mis en place une aide financière pour les populations les pauvres, en particulier pour les travailleurs du secteur informel, qui représentent 70 % de la main-d'œuvre, selon l'Instituto Nacional de Estadística.

 

Source: Country Report May 2020 - www.eiu.com - © Economist Intelligence Unit Limited 2020 – traduction libre de l’AWEX datée du 26 mai 2020 (ALA)

 

 

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2019)

1. Exportations de la Wallonie à destination du Guatemala  
Le Guatemala occupe le 96ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie. Si nous prenons en compte uniquement les clients de la Wallonie sur le continent américain, le Guatemala se trouve en 14ième position.  Son poids dans le total mondial des exportations wallonnes s’élève à 0,01 %.  En 2019, les exportations wallonnes à destination du Guatemala se sont élevées 7,27 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 97,8% par rapport à 2018.

Secteurs des exportations wallonnes vers le Guatemala

Variation
2016/2015 :+8,9%
2017/2016 :-4,3%
2018/2017 :-52,4%
2019/2018 :+97,8%

 

2.  Importations wallonnes depuis le Guatemala  
Le Guatemala se situe au 96ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie. Si nous prenons en compte uniquement les fournisseurs de la Wallonie sur le continent américain, le Guatemala se trouve en 15ième position.  
Son poids dans le total mondial des importations wallonnes est inférieur à 0,01%.  En 2019, les importations wallonnes en provenance du Guatemala se sont élevées à 0,29 million d’euros, ce qui représente une hausse de 700% par rapport à l’année 2018.

Secteurs des importations wallonnes depuis le Guatemala :

Variation
2016/2015 : +40,6%
2017/2016 : -57,0%
2018/2017 : -62,5%
2019/2018 : +699,6%

La balance commerciale est favorable pour la Wallonie (+6,98 millions d’euros).

Accord UE-Amérique centrale 

L’Union européenne et  six pays membres du marché commun centraméricain SICA  (Costa Rica, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Guatemala, Panama) ont signé en juin 2012 un Accord d’Association comportant trois piliers : le dialogue politique, la coopération et le commerce. Cet accord est en vigueur depuis octobre 2013, quoique  provisoirement dans l’attente d’une ratification définitive par l’ensemble des partenaires. Dans son volet commercial, il prévoit la suppression des droits de douanes, le démantèlement des barrières non tarifaires et des mesures facilitant le règlement des litiges. 

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