Conjoncture économique

 

Le Guatemala bénéficie d'une tradition de politiques économiques prudentes et de fondamentaux assez robustes. Ces dernières années, la croissance a été soutenue par les envois de fonds records des travailleurs émigrés. La dépendance à l'égard des États-Unis constitue la plus grande force et la plus grande faiblesse du pays.
A court terme, les efforts du gouvernement se concentreront sur la gestion de la pandémie et le soutien à la reprise économique. Le gouvernement progresse lentement dans la vaccination de la population ; au 23 novembre (dernières données disponibles), seuls 23 % de la population avaient été entièrement vaccinés et 34 % avaient reçu au moins une dose de vaccin, soit les pourcentages les plus faibles d'Amérique centrale.
Malgré la lenteur du déploiement de la vaccination, le nombre de nouveaux cas de covid-19 est en baisse constante depuis la fin du mois d'août. Le programme de vaccination reste lent, car le gouvernement a du mal à se procurer et à distribuer les vaccins.
Le gouvernement cherchera à équilibrer l'assainissement budgétaire avec les efforts visant à promouvoir la reprise post-pandémie, en donnant la priorité aux dépenses d'infrastructures ainsi qu’en limitant les dépenses liées aux salaires. Le gouvernement ne devrait pas entreprendre des réformes fiscales ni des augmentations d'impôts ; les progrès en matière de réduction de la délinquance fiscale devraient aussi être lents.
À moyen terme, le Guatemala aura du mal à mettre en œuvre les réformes structurelles nécessaires pour stimuler la croissance à long terme et renforcer l'environnement des affaires, notamment les mesures visant à lutter contre une main-d'œuvre peu qualifiée, contre la faiblesse du cadre institutionnel et celle des infrastructures énergétiques.
La reprise de l'économie guatémaltèque sera stimulée par les envois record de fonds des travailleurs expatriés. Cette situation reflète la croissance rapide aux États-Unis, et notamment l'impact des mesures de relance du gouvernement américain sur les envois de fonds. Bien que la reprise aux États-Unis devrait continuer à stimuler les performances, les risques pèsent toujours sur la reprise à moyen terme du Guatemala. Il n’est pas certain que l'économie nationale soit capable de soutenir elle-même une croissance rapide si l'économie américaine venait à s'affaiblir, d'autant plus que les mesures de relance ne sont plus d’application au Guatemala. Les risques liés à la pandémie sont également importants : en effet, les faibles taux de vaccination impliquent que la crise de santé publique soit loin d'être terminée. Une détérioration prolongée et significative de la situation en matière de santé publique pourrait avoir pour conséquence d’ affaiblir la confiance des consommateurs et des entreprises.
À moyen terme, l'investissement fixe brut bénéficiera de l'importance accrue accordée aux partenariats public-privé pour la modernisation des infrastructures et de l'intérêt du secteur privé pour les télécommunications et les services. Le Guatemala restera attrayant en tant que source d'exportations de vêtements vers les États-Unis, et la croissance du secteur de la construction sera soutenue par la construction de logements privés et les travaux d'infrastructures. Le secteur des services devrait aussi se porter mieux une fois que l'impact de la pandémie se sera atténué, grâce à la croissance des services financiers et professionnels.

Source : Guatemala Country Report December 2021 www.eiu.com © Economist Intelligence Unit Limited 2021 (ala)

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2020)

 

 

 

Exportations de la Wallonie vers le Guatemala
Le Guatemala occupe le 9ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie. 
Parmi les pays des Amériques, le Guatemala est le 13ième client de notre région derrière les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, le Mexique, le Chili, la Colombie, l’Argentine., le Pérou, l’Equateur, le Panama, Cuba, et la République Dominicaine.  En 2020, nos exportations se sont élevées à 8,34 millions EUR, soit 0,02% du total wallon exporté. Celles de la Belgique à 49,38 millions EUR, soit moins de 0,1% du total belge exporté.

Secteurs des exportations
Produits des industries chimiques et pharmaceutiques :                 82,5%
Machines + équipements mécaniques, électriques, électroniques  : 10,4%
Produits alimentaires, boissons, tabacs   :                                      6,2%

Variations de l’export depuis 2017

Variations des exportations (%)

Wallonie

Belgique

2017/2016 

-4,3

+13,5

2018/2017 

-52,4

-13,4

2019/2018 

+100,0

+18,9

2020/2019

+13,5

+18,7

Importations de la Wallonie depuis le Guatemalab
Le Guatemala se situe au 95ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie. Parmi les pays des Amériques, le Guatemala est le 15ième fournisseur de notre région derrière les Etats-Unis, le Mexique, le Canada, le Brésil, le Honduras, le Chili, le Venezuela, le Nicaragua, l’Equateur, l’Argentine, le Pérou, la Colombie, la République Dominicaine et le Costa Rica. En 2020, nos importations se sont élevées à 0,23 million EUR, soit moins de 0,01 % du total wallon importé ; celles de la Belgique à 16,10 millions EUR, soit 0,01 % du total belge importé.

Secteurs des importations
Produits du règne végétal   :                   81,4%
Bois, ouvrages en bois, liège, vannerie  : 18,3%

Variations de l’import depuis 2017 (%)

Variations des importations (%)

Wallonie

Belgique

2017/2016 

-57,0%

-32,3

2018/2017 

-62,5%

-47,1

2019/2018 

+699,6

-26,8

2020/2019

-20,5

-6,1

La balance commerciale est favorable pour la Wallonie (+8,11millions EUR).