Conjoncture économique

 

Le Guatemala bénéficie d'une tradition de politiques économiques orthodoxes et de fondamentaux assez robustes. La croissance est tirée par les flux d'envois de fonds des travailleurs de l'étranger. Sa dépendance à l'égard des États-Unis constitue sa plus grande force et aussi sa plus grande vulnérabilité.
Nous supposons que le gouvernement qui entrera en fonction en 2023 poursuivra des politiques macroéconomiques orthodoxes, soutenant les perspectives pour la période de prévision 2023-2027.
D'ici là, l'administration actuelle se concentrera sur l'assainissement budgétaire tout en essayant de limiter les effets de l'inflation élevée et du ralentissement économique américain sur la croissance du PIB national.
Les mesures anti-inflation les plus récentes du gouv
Nous nous attendons à ce que le gouvernement étende un soutien fiscal supplémentaire en 2023 si la désinflation est plus lente que la prévision de base.
Malgré le plan anti-inflation d'urgence déployé en 2022, la nécessité d'un assainissement budgétaire est toujours d’actualité et restera une priorité politique en 2023. Ayant déjà réduit le déficit budgétaire en 2021 après un élargissement dramatique lié à la pandémie en 2020, le gouvernement continuera à donner la priorité aux dépenses d'infrastructure mais limitera les dépenses pour les salaires du secteur public.
Plus fondamentalement, un facteur qui permettra de contenir les dépenses publiques est le faible taux d'imposition ; le gouvernement actuel (ou le prochain) ne devrait pas entreprendre de réformes fiscales ou augmenter les taux d'imposition, en partie parce que l'influent lobby des entreprises bloque les augmentations des taux d'imposition des sociétés, et en partie parce qu'il y a peu de volonté politique d'élargir l'assiette fiscale. Les progrès en matière de réduction de la fraude fiscale seront également lents.
À moyen terme, le Guatemala pourrait avoir du mal à mettre en œuvre les réformes structurelles nécessaires pour stimuler la croissance à long terme et améliorer l'environnement des affaires. Il s'agit notamment de mesures visant à renforcer la main-d'œuvre peu qualifiée du Guatemala, à consolider son faible cadre institutionnel et à remédier à la faiblesse de ses infrastructures énergétiques. L'absence de progrès dans la lutte contre la corruption pèsera également sur les perspectives d'investissement du pays.
Le ralentissement de l'économie américaine, principal marché des exportations guatémaltèques et principale source des envois de fonds des travailleurs expatriés, exercera une forte pression sur la croissance en 2023 (et à moyen terme). Selon les prévisions, l'économie américaine ne devrait progresser que de 0,2 % en 2023 (plus faible que la précédente projection de 0,5 %). La faiblesse de la demande aux États-Unis pèsera sur les exportations guatémaltèques et sur les envois de fonds des travailleurs expatriés, qui sont un moteur important de la consommation privée.
Sur cette base, la croissance du PIB pourrait décélérer à 2,4 % en 2023, contre une estimation de 3,6 % en 2022. La croissance moyenne pourrait tourner autour de 3,3 % en 2024-2027, mais plusieurs risques pèsent sur cette projection. L'un d'eux est un ralentissement plus marqué que prévu aux États-Unis au cours de . Un autre risque est que l'inflation mondiale (et donc locale) ne diminue pas comme prévu, érodant le pouvoir d'achat des consommateurs.
Selon les prévisions,  les envois de fonds des travailleurs depuis l'étranger contribueront de manière significative à la demande des ménages. Toutefois, la croissance des envois de fonds ralentira et le chômage augmentera, ce qui entraînera un ralentissement de la consommation privée en 2023.
La consommation gouvernementale ralentira également en 2023 ;  le ralentissement de l'activité économique entraînant une baisse des recettes fiscales. Les dépenses publiques devraient rebondir en 2024 et resteront globalement stables en pourcentage du PIB en 2024-2027. De même, les investissements connaîtront une baisse temporaire en 2023, puis se redresseront en 2024. Les partenariats public-privé (PPP) pour la modernisation des infrastructures et l'intérêt du secteur privé pour les télécommunications et les services soutiendront l'investissement en 2024-2027, même si l'opposition de la population pourrait entraîner du retard pour certains projets extractifs. L'amélioration de la confiance des investisseurs soutiendra une hausse régulière de l'investissement en 2024-2027.

Source : Guatemala One-click Report 4th quarter 2022 – www.eiu.com

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2021)

Exportations de la Wallonie vers le Guatemala
Pour l’année 2021, le Guatemala se positionne au 96ème rang des clients de la Wallonie. C’est notre 15ème marché pour la zone Amériques, juste après le Costa Rica, Cuba et l’Uruguay et avant le Honduras, le Paraguay et Trinidad & Tobago.
La Wallonie a exporté vers le Guatemala pour un montant de 5,71 millions € en 2021, ce qui correspond à 0,01% du montant total des exportations wallonnes.

Evolution récente des exportations wallonnes à destination du Guatemala (2018-2021)

 

2018

2019

2020

2021

Montants

(en millions €)

3,68

7,35

8,35

5,71

Variation

-52,4%

+100%

+13,6%

-31,6%

Au cours de cette période 2018-2021, les exportations wallonnes à destination du marché guatémaltèque ont légèrement augmenté de moins de la moitié en 2021, par rapport à 2018.
La part de la Wallonie dans les exportations belges à destination du Guatemala est de 8,6% en 2021. 

Ventilation des exportations wallonnes à destination du Guatemala en 2021

Section

Montant

Part

Variation

Chimie & pharmacie

4,24 millions €

74,2%

-38,4%

Produits alimentaires, boissons

0,62 million €

10,9%

+20,2%

Produits du règne végétal

0,39 million €

6,8%

+1.160,8%

Machines et équipements

0,27 million €

4,8%

-68,7%

Graisses, huiles, cires

0,06 million €

1,1%

/

Ces 5 secteurs concentrent 97,8% des exportations wallonnes à destination de ce pays, mais c’est surtout le secteur des produits chimiques qui se détache, avec près des ¾ des importations wallonnes.

Importations de la Wallonie depuis le Guatemala
En 2021, le Guatemala se positionne au 94ème rang des pays fournisseurs de la Wallonie. C’est notre 15ème fournisseur pour la zone Amériques, après le Venezuela, le Nicaragua et l’Uruguay et devant le Guyana, le Paraguay et le Honduras. La part de ce pays dans le total des exportations wallonnes est inférieure à 0,00%.

Evolution récente des importations wallonnes originaires du Guatemala (2018-2021)

 

2018

2019

2020

2021

Montants

(en millions €)

0,04 million €

0,29 million €

0,23 million €

0,24 million €

Variation

-62,5%

+699,6%

-20,5%

+2,7%

Au cours de cette période 2018-2021, les importations wallonnes de produits en provenance du Guatemala restent peu importantes, n’atteignant même pas le quart de million €, même si elles ont enregistré une hausse notoire, passant de 0.04 million € en 2018 à 0.24 million € en 2021.

Ventilation des importations wallonnes en provenance du Guatemala en 2021

Section

Montant

Part

Variation

Produits du règne végétal

0,23 million €

99,1%

+25,0%

Produits alimentaires

0,00 million €

0,2%

+351,4%

Matières plastiques

0,00 million €

0,2%

/

Peaux, cuirs

0,00 million €

0,2%

/

Divers  

0,00 million €

0,2%

+56,8%

Les produits du règne végétal constituent presqu’exclusivement les importations wallonnes en provenance du Guatemala

Balance commerciale Wallonie-Guatemala (2018-2021)

La Balance commerciale de la Wallonie avec le Guatemala est traditionnellement positive.

 

2018

2019

2020

2021

Montants

(en millions €)

3,64

7,06

8,12

5,47

 

 

Accord UE-Amérique centrale 

L’Union européenne et  six pays membres du marché commun centraméricain SICA  (Costa Rica, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Guatemala, Panama) ont signé en juin 2012 un Accord d’Association comportant trois piliers : le dialogue politique, la coopération et le commerce. Cet accord est en vigueur depuis octobre 2013, quoique  provisoirement dans l’attente d’une ratification définitive par l’ensemble des partenaires. Dans son volet commercial, il prévoit la suppression des droits de douanes, le démantèlement des barrières non tarifaires et des mesures facilitant le règlement des litiges. 

En savoir +

Retour en haut back to top