La conjoncture économique en 2015

La dépréciation du yen en faveur des exportateurs japonais, est par contre défavorable aux sociétés wallonnes qui sont actives au Japon. Cependant, on constate des signes de reprise économique et  la volonté des sociétés japonaises de découvrir des technologies innovatrices. Cette curiosité devrait jouer en faveur des sociétés wallonnes.

Les mesures de relance économique mise en place par le Premier ministre Abe agissent sur l’économie et sur le tissu industriel. Nous constatons un changement dans l’attitude des sociétés japonaises.  Elles ré-’investissent dans le futur et sont à la recherche de technologies innovantes pour compléter leur portefeuilles de produits et  solutions.

Dans cette situation, les perspectives pour  les sociétés wallonnes sont positives bien qu’il soit toujours nécessaire de préparer leur stratégie et leurs actions pour convaincre ce marché complexe.

 

Aujourd’hui, le Japon et la troisième économie mondiale. Le pays reste vulnérable à la situation économique mondiale de part sa forte dépendance des exportations, et de l’importation de matières premières et énergétiques.
 
En 2014, les limites des mesures de relance de l’économie mises en place par le gouvernement Abe, et connues sous le nom de Abenomics, apparaissent. Elles ont permis au Japon de sortir de sa longue période déflationniste à travers une politique de baisse du yen, et à faire rebondir la rentabilité des grandes entreprises, 10% du tissu industriel. Cependant, ces mesures peinent à donner un second souffles aux PME. Le pouvoir d’achat des ménages a continué de s’éroder, tout comme la consommation. Depuis 2011, le coût de l’électricité à augmenté de plus de 30%. En 2014, le contrecoup de la hausse de la TVA a été plus important que prévu, le pays enregistrant une récession technique.  
 
Un des autres pilliers du succè de l’Abenomics est fondé sur de grands travaux d’infrastructure, avec pour effet une dette publique qui passe de 239% en 2012 à 245% du PIB en 2014. L'équilibre budgétaire ne semble pas la priorité du gouvernement, ce qui peut s’expliquer par le fait que l’endettement du Japon est principalement domestique.
 
Pour 2015, la priorité du gouvernement est l'accélération des réformes structurelles :  budget prévoit des dépenses record de 812 milliards USD et accorde la plus grande partie des fonds au secteur social et à la défense. Les prévisions de croissance pour 2015 tablent sur 1,4%.
 
L’indice de consommation pour 2015 publié par le Cabinet du Premier Ministre montre un tassement faible mais régulier. Il atteint 41,40 point en avril et les prévisions pour le mois prochains envisagent 39,40. L’index est articulé autours du score de 50, qui indique la neutralité. Un score inférieur indique un manque de confiance.
 

Indicateurs de croissance

 

 

2011

2012

2013

2014

2015 (e)

PIB (milliards USD)

5.905,63

5.937,86

4.898,53e

4.769,80e

4.881,91

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

-0,5

1,5

1,5e

0,9e

1,4(e)

PIB par habitant (USD)

46.175

46.531

38e

37.540e

38.522

Solde des finances publiques (en % du PIB)

-8,3

-7,6e

-7,6e

-6,7e

-5,5

Endettement de l'Etat (en % du PIB)

229,8

237,3e

243,2e

245,1e

245,5

Taux d'inflation (%)

-0,3

-0,0

0,4e

2,7e

2,0

Taux de chômage (% de la population active)

4,6

4,3

4,0

3,7

3,8

Balance des transactions courantes (milliards USD)

126,47

58,68

33,63e

45,42e

54,92

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

2,1

1,0

0,7e

1,0e

1,1

 

 

 

 

 

 

Source : FMI - World Economic Outlook Database, OCDE
 

*Export commodities:

 

motor vehicles 13.6%;

semiconductors 6.2%;

iron and steel products 5.5%;

auto parts 4.6%;

plastic materials 3.5%;

power generating machinery 3.5%

**Import commodities:

 

petroleum 15.5%;

liquid natural gas 5.7%;

clothing 3.9%;

semiconductors 3.5%;

coal 3.5%;

audio and visual apparatus 2.7%

   
 
Si l’indice de consommation des ménage reste faible. On constate que le monde industriel reprend du poil de la bête. L’index des carnets de commande en équipements industriels montre une tendance à la hausse, signe que le monde industriel a absorbé l’augmentation de TVA en 2014 et qu’elle envisage l’avenir de manière plus sereine.
 
La confiance des entreprises repose sur l'évaluation que font les entreprises de la production, des commandes et des stocks, ainsi que de la situation actuelle et de leurs attentes à court terme. Les entreprises japonaises montrent un regain subtil d’optimisme face à la situation économique.
 
Selon les statistiques du Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et Technologies, la totalité des dépenses en R&D a augmenté d’un facteur de 0,8% alors que le PIB est de 0,5%. Les dépenses en R&D atteignent en 2014 3,41% du PIB. Les efforts en recherche et développement proviennent principalement du secteur privé.
 
Enfin, le taux de chômage, qui a augmenté sous l'effet de la crise, est redescendu autour de 3,6% (5% en 2011), soit une situation proche du plein emploi. Cette tendance est favorisée par la le départ à la retraite des baby-boomers et alors que le taux de natalité des « millenials » est faible. Un petit bémol: le % de la population réellement active est de 73%. Seuls les demandeurs d’emploi effectifs éligibles aux allocations sont repris dans les statistiques japonaises. L’exclusion de toutes les autres personnes, dont celles qui vivent de travail précaire expliquent la différence entre les deux taux.
 
Sources: OECD, IMF, UNO, Cabinet of Prime Minister Abe, Crédit Suisse 
Other sources of information:
The Japan Pharmaceutical Industry Association has a few interesting information on their site:
http://www.jpma.or.jp/english/parj/1303.html
It has edited an information booklet of 234 pages on regulatory affairs in 2013. You can find it here: http://www.jpma.or.jp/english/parj/pdf/2013.pdf
 
 
 
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