Treizième puissance économique mondiale, la Corée du Sud a connu une croissance spectaculaire au cours des trente dernières années. Cependant, du fait de sa forte insertion dans les échanges commerciaux et financiers internationaux, le pays est vulnérable aux chocs extérieurs. En 2015, la croissance économique coréenne a marqué le pas (2,6%), le pays ayant été confronté à une épidémie du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS) qui a affecté la consommation.

La croissance est restée stagnante en 2016 (2,7%) et d’après les projections du FMI elle devrait légèrement se renforcer en 2017 (3%) grâce à une reprise de la consommation privée, au renforcement du marché immobilier et aux incitations fiscales et monétaires.

Depuis 2012, la croissance économique de la Corée du Sud est morose du fait à la fois de chocs conjoncturels et d’un déclin constant du potentiel de croissance du pays. En 2016, les difficultés économiques ont été accentuées par une détérioration des relations avec la Chine, principal partenaire commercial du pays. Suite aux essais nucléaires nord-coréens, la Corée du sud a accepté d’accueillir sur son sol des missiles anti-missiles américains, au grand mécontentement de Pékin.
Samsung a dû arrêter la production de son smartphone Galaxy Note 7 suite à de nombreux incidents, et l’armateur Hanjin a fait faillite. Fin 2016, le scandale du « Choigate » et le vote par l’Assemblée Nationale d’une motion de censure contre la présidente Park Geun-hye, accusée de corruption, d’abus de pouvoir et d’infractions à ses obligations constitutionnelles, ont entrainé un blocage politique ayant des répercussions économiques. Le Parlement a en effet menacé de supprimer le budget alloué à l’« économie créative », politique soupçonnée d’avoir été influencée par Choi Soon-sil, confidente de la présidente.
Malgré les différents plans de relance, les finances publiques ne se sont pas dégradées. L’excédent budgétaire s’est consolidé (1,1% PIB), la dette publique est soutenable (moins de 40% du PIB), et l’inflation est contenue. La dette des entreprises représente néanmoins 30% du PIB et le niveau élevé de l’endettement des ménages constitue un risque pour le secteur bancaire.
Le budget 2017, qui dans le cadre d’une montée des tensions avec la Corée du Nord accorde un montant record à la défense, vise à soutenir la création d’emplois, la santé et le bien-être. Le pays fait face à des problèmes structurels que constituent le sous-développement du marché financier, le vieillissement de la population, la dépendance aux exportations et l'érosion de la compétitivité du pays à mesure de la montée en gamme de l'économie chinoise.
Le revenu par habitant de la Corée du Sud est passé de 100 USD en 1963 à près de 30.000 USD aujourd'hui. Le taux de chômage est en baisse, atteignant son plus bas niveau depuis 2002, mais le nombre de travailleurs irréguliers est important, les inégalités se creusent et les liens sociaux se dégradent.
Source :
https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/explorer/coree-du-sud/apprehender-le-contexte-economique

Selon l’indicateur « Ease of Doing Business 2016 » de la Banque mondiale, qui mesure la facilité d'entretenir des relations commerciales, la République de Corée occupe le 5e rang sur 190 pays. Elle a donc perdu une place par rapport à 2016 mais reste bien mieux classée que la Belgique, qui se situe à la 42e place.
Le revenu par habitant de la Corée du Sud est passé de 100 USD en 1963 à près de 30.000 USD aujourd'hui. Le taux de chômage est en baisse mais le nombre de travailleurs irréguliers est important, les inégalités se creusent et les liens sociaux se dégradent.

Indicateurs de croissance

2015

2016

2017

2018 (e)

2019 (e)

PIB (milliards USD)

1.382,76

1.411,04

1.529,74e

1.597,39

1.667,95

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

2,8

2,8

3,0e

3,0

3,0

PIB par habitant (USD)

27.105

27.535e

29.730e

30.919

32.154

Solde des finances publiques (en % du PIB)

0,8

2,0e

1,5e

1,6

1,5

Endettement de l'Etat (en % du PIB)

37,8

38,3e

38,0e

38,3

38,6

Taux d'inflation (%)

0,7

1,0

1,9e

1,9

1,9

Taux de chômage (% de la population active)

3,6

3,7

3,8

3,6

3,3

Balance des transactions courantes (milliards USD)

105,94

98,68

85,14e

86,20

89,96

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

7,7

7,0

5,6e

5,4

5,4

Source : FMI - World Economic Outlook Database, 2017

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