Conjoncture économique

Points Forts

  • Candidat à l’adhésion à l’Union européenne, Accord de stabilisation et d’association
  • Potentiel minéral (pétrole, chrome, cuivre, fer-nickel, silicates, charbon), hydroélectrique et touristique
  • Longue façade maritime
  • Main-d’œuvre abondante et peu onéreuse
  • Flexibilité du change allant de pair avec fermeté du lek face à l’euro et des réserves conséquentes 

Points faibles

  • Petite économie ouverte et faiblement diversifiée
  • Démographie défavorable: vieillissement et immigration
  • Économie informelle importante (un tiers) rognant les recettes publiques
  • Pauvreté (PIB par tête = 30 % de la moyenne européenne), place réduite de l’éducation (3 % du PIB), faible qualification de la main-d’œuvre
  • Dépendance à la pluviométrie : agriculture et hydroélectricité (98 % de l’électricité) et exposition au risque sismique
  • Manque d’efficacité et politisation de la justice et de l’administration
  • Corruption et crime organisé, parfois lié au trafic de drogue 

L’Albanie, un Etat autrefois fermé et marqué par une économie planifiée, est aujourd’hui un pays en développement avec un marché ouvert. Affectée par la crise financière mondiale de 2008, l’économie albanaise s’est constamment améliorée depuis 2014. La croissance du PIB a atteint 4,1 % en 2018, portée par la consommation des ménages.

Selon les chiffres de la Banque Mondiale, l’Albanie compte environ 2,9 millions d’habitants et plus d’un million de ressortissants albanais à l’étranger. Environ 8 % du PIB proviennent des transferts de la diaspora qui est un catalyseur important de la croissance économique. L’Albanie est un des pays les plus pauvres d’Europe avec un seuil de pauvreté national de 14,3 % de la population (chiffres Banque Mondiale 2012) et un taux de chômage de 13,5 % (estimation année 2019 www.fr.statista.com). 

Des liens étroits avec le secteur bancaire grec et italien rendent ce pays vulnérable à d’éventuelles crises de la dette et à la faible croissance de la zone euro.

Le secteur agricole, qui représente plus de 42 % de l’emploi mais 1/5 du PIB, est basé sur de petites exploitations familiales et l’agriculture de subsistance, en raison d’un manque d’équipements modernes, de droits de propriété peu clairs et de la prévalence de petites parcelles de terre inefficaces.

L’attraction des investissements étrangers est rendue difficile par le code fiscal complexe, le système judiciaire faible, la mauvaise application des contrats, des problèmes de propriété, ainsi que des infrastructures désuètes

L’approvisionnement en électricité de l’Albanie est inégal malgré une bonne interconnexion des réseaux avec ses voisins. Récemment, le gouvernement a pris des mesures pour endiguer les pertes non techniques et moderniser le réseau de distribution. Avec l’aide de donateurs internationaux, il tente également d’améliorer les infrastructures routières et ferroviaires vétustes, ce qui a longtemps fait obstacle à la croissance économique.

Les investissements directs étrangers ont augmenté ces dernières années, depuis que le gouvernement a lancé un ambitieux programme visant à améliorer le climat des affaires grâce à des réformes budgétaires et législatives. Après avoir simplifié les exigences en matière de licences et de code fiscal, le pays a obtenu un soutien financier et technique supplémentaire de la part du FMI. Un programme triennal relatif au mécanisme élargi de crédit a été conclu en février 2017.

Depuis 2015, l’Albanie a lancé un programme visant à accroître la conformité fiscale et à lutter contre l’économie informelle. En juillet 2016, elle a adopté des amendements constitutionnels pour renforcer l’Etat de droit et réduire la corruption profondément enracinée. (Indice de corruption Transparency International en 2019 : 35/100 (106e sur 180 pays).

Le 26 novembre 2019, un puissant séisme de magnitude 6,4 a secoué l’Albanie. Le coût de la reconstruction est évalué par la comité conjoint UE-ONU-Banque mondiale à 1 milliard d'euros (7 % du PIB de l'Albanie). Un total de 1,15 milliard d’euros d’aides en faveur de la reconstruction de l'Albanie a été promis par des donateurs internationaux.  L'Union européenne, y compris la Commission, ses États membres et la BEI ont annoncé un soutien de 400 millions d'euros.

Sources : La Coface, Central Intelligence Agency

 

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