Conjoncture économique

Après deux décennies de guerre et d’instabilité politique qui ont laissé le pays dans un état de délabrement sans pareil,  le Cambodge  a entamé  son redressement  dès le début des années 90 pour véritablement prendre son essor à l’aube de ce siècle.

Malgré des progrès significatifs et des avancées remarquables, le pays reste fragile et ses bases de développement sont étroites.  La corruption mine encore la vie quotidienne de la population et la pratique des affaires n’est pas ce qu’elle est en occident. 

Le Cambodge est devenu, en avril 1999, le dixième membre de l’ASEAN et les relations intergouvernementales avec les voisins de Thaïlande, du Laos et du Vietnam s’amplifient. 

L’ASEAN et l’ECA (Economic Community of Asean)  vise à créer une zone de libre échange pour les marchandises, les services, les investissements ainsi que la main d’œuvre. L’ambition est de créer une zone économique qui compte et de stimuler les échanges et les investissements à l’intérieur de cette zone.  Les disparités sont énormes entre Singapour et le Laos ou le Myanmar mais la volonté est bien présente de faire avancer les choses et de pouvoir influer sur les décisions internationales aussi bien au niveau institutionnel qu’au niveau privé (firmes multinationales).

Le Cambodge fait également partie de l’OMC. 

Ces dernières années ont vu des changements importants dans l’évolution économique du Cambodge et l’ouverture progressive de son économie a joué un rôle essentiel dans les progrès qui ont été faits.  Le Cambodge investi dans ses infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires, télécommunication, ….  Le pays a soif  d’investissement  et souhaite mettre un maximum d’atout de son côté pour attirer les investissements internationaux.  La compétition est vive de la part de la Thaïlande et du Vietnam qui sont les concurrents de proximité.  Le pays profite de sa main d’œuvre bon marché et de ressources naturelles qu’il peut mettre en exploitation sous forme de concession auprès des firmes étrangères.  

L’agriculture demeure le secteur majeur au Cambodge aussi bien par ses potentialités que par la part de la population qui en dépend.  Depuis quelques années, le gouvernement a définitivement opté pour une meilleure exploitation du secteur et pour la valorisation des produits primaires et dérivés.  L’agro-alimentaire est promis à un bel avenir au Cambodge notamment pour le riz, le poivre, les noix de cajou sans compter l’aquaculture et les industries de la boisson. 

Le secteur tertiaire qui comprend tous les services est, de part les potentialités touristiques du pays, un élément primordial dans la création de richesse pour les cambodgiens.  La mise en place de l’ASEAN/ECA et la percée de la Chine et de la Corée font du Cambodge une destination de choix pour les touristes en provenance d’Asie. 

La balance commerciale tout comme le budget enregistrent des déficits structurels et les souhaits du gouvernement d’investir dans les infrastructures ne va pas réduire les réduire de si tôt.  La perception des taxes et des impôts est un problème sérieux depuis toujours mais c’est seulement maintenant que le ministère des finances semblent prendre la pleine mesure du manque-à-gagner et des problèmes sous-jacents que cela engendre. 

L’aide internationale joue encore un rôle important au Cambodge et de gros budgets sont alloués pour des projets de développements.  La Banque Mondiale, la Banque Asiatique de développement et l’Union Européenne sont les institutions multilatérales les plus actives. Au niveau wallon, l’APEFE a ouvert un bureau à Phnom Penh en 2013 et met en place des programmes éducatifs pour l’enseignement technique en adéquation directe avec les besoins des entreprises locales.

Infrastructures

Même si les besoins du Cambodge en infrastructures demeurent importants, le pays comble son retard en matière de transports (routes, voies ferrées, aéroports, ports), dont les réseaux ont été détruits pendant la période 1970-1997 (guerres, guerres civiles, régime des Khmers Rouges).

La reconstruction est stimulée par les programmes de coopération économique (Greater Mekong Subregion) qui sont mis en place sous la forme de corridors économiques et de transport. Les grands bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAsd, AFD, JICA), ainsi que certains États, y jouent notamment un grand rôle, avec le financement de plusieurs projets.

Transports

Transport aérien

Le Cambodge compte aujourd’hui trois aéroports internationaux, Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville, gérés par SCA Cambodia airports, filiale du groupe français VINCI Concessions. Depuis 2009, la compagnie aérienne Cambodia Angkor Air (CAA) relie Siem Reap à Phnom Penh, sihanoukville, et effectue des liaisons avec le Vietnam (Hanoi, Ho Chi Minh ville), et la Thaïlande.

Transports ferroviaires

Le Cambodge compte deux grandes lignes de voies ferrées : la ligne Nord (386 km) construite entre 1930 et 1942, qui relie Phnom Penh à Poipet (frontière thaïlandaise). La ligne Sud (266 km), construite entre 1960 et 1969, qui relie Phnom Penh à Sihanoukville. La réhabilitation des voies ferrées, débutée en 2008 et en partie gérée par l’entreprise française TSO NGE, est toujours en cours. Seule la ligne Sud est, à ce jour, ouverte au trafic.

Transport maritime

Le Cambodge est doté de plusieurs ports dont la plupart sont de petites infrastructures maritimes privées. Le seul port maritime d’envergure, toutefois en eau peu profonde (7 mètres), est le port autonome de Sihanoukville (situé à 230 km de Phnom Penh). Celui-ci a été construit en 1955, financé par la France puis agrandi en 1966 grâce à l’aide du Japon. Il relie le Cambodge aux principales lignes maritimes : Asie-Europe et Asie-États-Unis via Bangkok, Singapour et Ho Chi Minh).

Transport fluviaux

Le seul grand port fluvial du Cambodge est le port autonome de Phnom Penh (eau peu profonde, en dépit d’une variation de 10 m entre la saison sèche et la saison des pluies). Il est situé à 332 km de la mer et à 100 km de la frontière vietnamienne. Il est notamment renforcé par la construction d’un second port, dans la province de Kandal (à 30 km de Phnom Penh et à 70 km de la frontière), de capacité plus grande.

Transports urbains

Excepté un projet pilote mené par l’agence de coopération japonaise (JICA), avec une ligne de bus reliant essentiellement le centre-ville de Phnom Penh, aucun transport en commun n’existe dans la capitale, qui souffre d’embouteillages. Le gouvernement envisage donc la mise en place d’un programme de transports urbains. Une étude du français SYSTRA recommande la construction d’une ligne de tramway, en complément des systèmes de bus qui seront mis en place.

"Source Ubifrance"

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