En bref

(République de Chypre)

L’économie chypriote est une économie de marché, ouverte et principalement basée sur les services. L’Histoire a démontré à plusieurs reprises une forte résilience économique malgré deux crises majeures suite à son accession à l’indépendance, d’une part, et la crise financière de 2012-2013, d’autre part. Chypre est aujourd’hui une des économies européennes les plus dynamiques des dernières années, avec une croissance du PIB dépassant les 3% depuis 2016. Les prévisions (avant la crise sanitaire COVID-19) anticipaient une croissance du PIB de 2.6% en 2020 et 2.3% en 2021.[1]Ce léger ralentissement étant dû principalement à la baisse de la demande extérieur. À l’inverse, la consommation privée (tirée par une augmentation du revenu disponible des ménages) et les investissements (notamment dans l’immobilier résidentiel) continuent de tirer la croissance.[2]

Le secteur primaire contribuait à 2% du PIB et 3,7% des emplois en 2019, contre 17,9% du PIB et 24,7% des emplois pour le secteur secondaire (incluant la construction – 6,1%), et enfin 37,1% du PIB et 40,8% des emplois pour le secteur tertiaire marchand (dont 8,7% du PIB pour les activités immobilières et 6,6% du PIB pour la finance).   

Ainsi, l’économie locale est basée principalement sur 3 piliers : le tourisme, l’immobilier et les services financiers. À ces secteurs, il nous parait important d’ajouter deux cas particuliers : le secteur maritime[3] et le secteur énergétique (gazier notamment)[4].

Les principaux défis économiques du pays sont la réduction des Prêts Non Performants de ses banques, et les risques géopolitiques régionaux. Depuis 2013, le gouvernement chypriote a lancé d’importantes réformes du secteur bancaire afin d’en améliorer la gouvernance et la rentabilité des actifs. Concernant les risques géopolitiques, ceux-ci affecteront plus particulièrement la croissance du secteur énergétique chypriote, bien que les autres secteurs, notamment financiers et immobiliers pourraient aussi être affectés.[5] À ces deux défis, il faut à présent ajouter les risques économiques conjoncturels dus à la pandémie touchant le monde en 2020, avec des risques particulièrement importants pour la consommation privée et le tourisme.

Le taux de chômage est en diminution constante depuis 2014, avec 7.1% en 2019.



[1] Commission Européenne. « Institutional Paper 118 ». November 2019. Brussels. PDF. 44pp

[2] Ibid.

[3] Le secteur maritime, bien qu’important statistiquement pour Chypre, ne représente pas un secteur d’activité à forte valeur ajouté pour l’économie dans son ensemble. En effet, bien qu’une partie sensible de la flotte mondiale de navires de fret est enregistré à Chypre, en raison d’avantages fiscaux, le secteur n’est pas fortement implanté sur l’île par la présence de chantiers navals ou de ports.

[4] Secteur en développement.

[5] Voir onglet « Indicateurs politiques » pour plus de détails.

Le monde des affaires à Chypre

L’étude « Doing business » de la Banque Mondiale concernant Chypre classe l’île au 54ème rang pour la facilité d’y faire des affaires, avec un score moyen de 73.4/100.

Nous vous invitons également à consulter l’onglet : « Business Culture à Chypre »

 

Figure 2 - Données relatives à plusieurs critères de marché pour les exportateurs - Banque Mondiale

Cliquez-ici : Cyprus - Doing Business 2020 

 

Etat des lieux de l’application de la TVA

• Le taux normal de TVA ( 19%) s’applique à l’ensemble des biens fournis à Chypre, ainsi que pour l’acquisition de biens depuis l’UE et les pays tiers, auxquels ne s’applique pas d’autres taux ;

• Un taux réduit de 9% s'applique à la restauration, à l'hôtellerie, aux transports en commun, au transport maritime intérieur.

• Un taux de 5% s'applique aux livraisons d’aliments pour animaux, engrais, pesticides, boissons industrialisées, livres, journaux, revues, médicaments, vaccins, construction et rénovation des bâtiments.

• Un taux de 0% s'applique aux exportations, au leasing d’avion et de navire, aux transports internationaux et aux services médicaux et dentaires.

Des droits d'accise sont perçus lors de l'importation de carburants, de cigarettes et d'alcool.

Un petit nombre de produits dits "de luxe" sont soumis à une taxe additionnelle, à un taux variant entre 5% et 6%.[1]

Pour plus de détails sur « Faire des affaires à Chypre », consultez le document complet de la Banque Mondiale en annexe.



[1] Voir étude Pwc « Tax Facts & Figures 2019 – Cyprus », Janvier 2019, consulté le 21/04/2020.

Le commerce extérieur

Les principaux produits importés en 2019 : Produits pétroliers (18.6%), Navires, bateaux et autres structures flottantes (13.3%), Véhicules autres que ferroviaire (7.99%).

Les principaux fournisseurs en 2019 : Grèce (20.3%), Italie (10.3%), Royaume-Uni (7.1%).

Les principaux produits exportés en 2019 : Navires, bateaux et autres structures flottantes (31.7%), produits pétroliers (20.6%), et les Produits pharmaceutiques (10.5%).

Les principaux clients en 2019[1] : Pays-Bas (12.9%), Réservoirs et entrepôts (10.6%), Lybie (10%), Grèce (7.5%).

Balance commerciale (Monde) en 2019 : - 5.083 Milliards d’Euros.

Les principaux produits importés en 2019 (depuis la Belgique) : Produits pétroliers (63 Mions d’€), Machines (12 Mions d’€), Véhicules, hors ferroviaire (12 Mions d’€), Produits Pharmaceutiques (10 Mions d’€).

Balance commerciale (Belgique) en 2019 : -215 Millions d’Euros.

Les principaux produits importés en 2019 (depuis la Wallonie) : Produits des industries chimiques et pharmaceutiques (10.23 Mions d’€), Produits alimentaires, boissons et tabacs (7.87 Mions d’€), Ouvrages en pierre, ciment, et autres (3.8 Mions d’€).

Balance commerciale (Wallonie) en 2019 : -27 Millions d’Euros.  

Économie de taille réduite, Chypre est particulièrement ouverte au commerce international, notamment avec les membres de l’Union Européenne (plus de la moitié du commerce de biens). En raison la structure de son économie, Chypre connaît généralement un déficit commercial pour le commerce de biens (conséquence de sa dépendance énergétique notamment). Cependant, l’île peut se targuer d’avoir un surplus commercial pour le commerce de service (tourisme et services financiers notamment).

Également en raison d’une taille de population et donc une épargne limitée, Chypre a mis en place nombre de mesures pour stimuler les Investissements Directs à l’Étranger entrants tels que des incitants fiscaux et des facilités administratives.



[1] Disclaimer : Forte variabilité des destinations export, notamment en raison du secteur « Navires, bateaux et autres structures flottantes ». La Grèce et le Royaume-Uni restent généralement parmi les partenaires privilégiés de Chypre, pour des raisons historiques.

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