Données économiques

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PIB par habitant (en PPA) 
4 000 USD (est. 2013)
 
Taux de croissance
 4,7 % (est. 2013)
 
Taux d’inflation
 9,6 % (est. 2013)
 
Taux de chômage
 8,8 % (est. 2013)

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Situation écnomique et financière

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Au début des années 1990, l’Inde a amorcé un vaste chantier de réformes économiques, avec la libéralisation et l’ouverture de pans entiers de son économie. Depuis cette ouverture, l’Inde s’inscrit dans une trajectoire de croissance parmi les plus élevées au monde (moyenne de 8,5 % par an entre 2004 et 2010, contre une moyenne mondiale de 2,2 %) tirée par une consommation domestique dynamique. La croissance indienne a toutefois connu un ralentissement depuis 2010 (baisse record en 2013 à 4,4 %) en raison de la faiblesse de la demande intérieure, d’une baisse de la production industrielle, et d’une conjoncture internationale morose, la roupie ayant par ailleurs connu un fort mouvement de dépréciation (env. - 20 % de sa valeur contre le dollar entre mai et septembre 2013).

Les indicateurs et le contexte économiques sont encourageants, avec le redressement du PIB en 2014 pour atteindre 5,5 % au premier semestre de l’année fiscale 2014-2015 (1er avril-30 septembre) s’expliquant notamment par une reprise de la croissance industrielle (principalement dans le secteur des mines, de la production manufacturière et de l’électricité). La croissance du PIB a été également tirée par la relance des exportations et de la consommation, alors que la progression des importations est restée marginale. Le déficit commercial s’est réduit en décembre 2014 (9,4 Mds USD) contre 16,9 Mds USD en novembre et 10,2 Mds USD en décembre 2013.

En outre, l’inflation semble désormais sous contrôle, avec une hausse plus faible que prévue en décembre 2014 (5,0 % sur les prix à la consommation par rapport à 4,4 % en novembre, ce qui était le plus faible niveau depuis la création de l’indice en 2012). La Roupie indienne a par ailleurs subi un mouvement de stabilisation en 2014, après une période de dépréciation significative (plus de 20 % entre mai et août 2013), aidée par des interventions de la banque centrale et une plus grande confiance des investisseurs par rapport aux devises des autres pays émergents. À cela s’ajoute un contexte économique international plutôt favorable, d’une part en raison du rebond de l’économie américaine, compte tenu des liens commerciaux importants entre les deux pays, et d’autre part d’une baisse du prix des matières premières importées vers l’Inde, notamment du pétrole brut (1er poste à l’importation – plus de 36 % des importations totales, environ 165 Mds USD).

Bien que les indicateurs économiques soient en amélioration, l’économie indienne reste fragile, avec un certain nombre de risques liés au retournement du prix des matières premières, ou un retrait massif de capitaux suite aux politiques menées par les banques centrales. La consolidation de la reprise et des investissements sera également liée à la mise en oeuvre effective du programme de réformes annoncées par le gouvernement Modi. En effet, la volonté de renforcer la capacité exportatrice de l’Inde pour répondre au déficit structurel de la balance commerciale, en faisant de l’Inde un hub mondial de la manufacture (campagne « Make in India ») passera par de nécessaires investissements dans les infrastructures qui font aujourd’hui cruellement défaut.  

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Principaux secteurs d'activité

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Le secteur des services est de loin le plus dynamique en Inde. Il représente près des deux tiers du PIB (environ 56,9 %), contribue positivement à la balance extérieure et tire la croissance du pays (taux de croissance du secteur de plus de 14 % par an entre 2000 et 2010). Par ailleurs, les entreprises indiennes tendent à monter dans la chaîne de valeur en fournissant des services à plus forte valeur ajoutée qu’auparavant.

L’Inde est en revanche passée d’une société agricole à une économie tertiaire sans connaître une industrialisation intermédiaire. L’offre locale peine à se développer ‒ notamment en raison du manque d’infrastructures ‒ et ne parvient pas à satisfaire la demande, créant d’importants déficits commerciaux renforcés par la dépendance énergétique de l’Inde.

Enfin, l’agriculture emploie plus de la moitié de la population mais affiche des taux de rendement très limités. L’Inde est aujourd’hui la quatrième puissance agricole mondiale, avec notamment des positions dominantes dans la production de lait (1re), de bovins (2e), de moutons (3e) ou encore de produits de la pêche (4e).

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Des inégalités qui persistent

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À noter que l’Inde reste sous de nombreux aspects un pays en développement. Le niveau du PIB par habitant demeure faible, et malgré l’émergence d’une classe moyenne dynamique (environ 10 % de la population), une large partie de la population vit sous le seuil de pauvreté, dans des conditions sanitaires précaires (en particulier en milieu rural où vivent les trois quarts de la population) : un Indien sur trois vit toujours avec moins de 1 dollar par jour. Avec un rang d’indice de développement humain (IDH) : 136e en 2013 (119e en 2010), et derrière la Russie (55e), le Brésil (85e) et la Chine (101e), le niveau de développement de certains États indiens est comparable à ceux de certains pays pauvres d’Afrique sub-saharienne.

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Commerce extérieur

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Comparativement à l’importance de sa population, l’Inde ne participe que faiblement au commerce mondial. 

L'Inde dispose d'une balance commerciale structurellement déficitaire, qui a atteint un sommet au premier trimestre de l'année civile 2012 (4,5 % du PIB) pour ensuite redescendre en-deçà des 4 %.

Trois facteurs principaux sont à noter pour expliquer le déficit commercial chronique de l'Inde : sa dépendance envers les énergies fossiles, la contraction de la demande mondiale et la dépréciation de la roupie par rapport aux devises internationales de référence, qui renforce certes sa compétitivité à l’export (pour les services notamment) mais renchérit les importations libellées en dollars. Il convient de souligner qu'une part substantielle des importations est destinée à être réexportée, notamment dans le secteur énergétique et dans celui de la bijouterie.

L’Union européenne demeure un partenaire commercial stratégique de l’Inde puisqu’elle apparaît à la fois comme le 1er importateur de produits indiens et son 2e fournisseur, avec un solde en faveur de l’Inde. La signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Inde, toujours en cours de négociation depuis 2007, devrait permettre de réduire substantiellement les droits d’entrée et de dynamiser les échanges bilatéraux.

Ces dernières années ont toutefois consacré la montée en puissance de l’Asie, et de la Chine en particulier, avec laquelle le commerce bilatéral représente plus de 8 % des échanges internationaux totaux de l’Inde. La Chine est ainsi devenue le 2e partenaire commercial de l’Inde après l’UE. Les Émirats arabes unis occupent également une part importante des échanges avec l’Inde, cette place s’expliquant en partie par le fait que cette zone constitue une plate-forme commerciale stratégique par laquelle transitent souvent les produits indiens avant réexportation vers leur destination finale, et par la grande dépendance de l’Inde envers les pays exportateurs de pétrole.  

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Les Infrastructures, la base du développement

Le niveau d’infrastructure en Inde est l’un des plus bas au monde. Investir dans ce secteur est essentiel pour le développement du pays.

Le Douzième Plan quinquennal (qui se terminera en 2017)  prévoit le doublement des investissements en Infrastructure de $ 380 bn à $ 757 bn, principalement dans les secteurs de l’énergie (31%), des Télécoms (25%), des routes et ponts (12%), de l’irrigation (10%), des Chemins de fer (7%), du Gaz, du pétrole, des aéroports, ports, distribution d’eau, centre logistiques.

Le secteur privé est invité à collaborer à ce programme ambitieux par une participation croissante dans les appels d’offre, les investissements PPP, l’engagement d’ingénieurs dans le secteur Infrastructure plutôt que dans le secteur IT, ingénieurs à même de décortiquer la complexité des projets indiens

L’industrie manufacturière.

Ce secteur, avec une augmentation annuelle de 4,2%, représente 16% du PIB Indien, et devrait atteindre 25% en 2015 grâce, entre autres, au développement du marché domestique indien. Il assure 66% des exportations du pays, moyenne supérieure à celle des autres pays BRIC. 

Le changement dans le rythme de croissance se produisit depuis les années 2000 puisque l’industrie appartenait alors en majorité au secteur public. Selon Deloitte, l’Inde sera le deuxième pays producteur en 2017, avant le Brésil.

Afin d’atteindre le but de 25% du PIB en 2025, l’Inde devra attirer davantage de FDI et autoriser plus facilement la création de centres de production sur son territoire.

Les secteurs industriels concernés par ce développement devraient concerner les secteurs de  l’automobile, du textile, de l’agroalimentaire, des communications et équipements, des équipements lourds dans l’énergie,  de la pharmacie, des pierres précieuses et de la bijouterie.

Le gouvernement indien encourage l’implantation d’unités de production étrangères en augmentant les droits d’entrée sur les produits importés par ces derniers.

Les freins au développement de l’industrie manufacturière indienne sont de l’ordre de trois.

Toute d’abord, à l’exemple du secteur IT, qui vend ses services dans le monde entier, cette dernière a peine à atteindre l’excellence qui ne pourra être garantie sans l’aide d’entreprises étrangères. Dans les secteurs de l’électronique et des technologies de pointe, la qualité des produits de Corée du Sud, Taiwan et de l’Occident sera difficilement dépassée. Aussi l’Inde devra-t-elle impérativement faciliter l’accès des FDI dans les secteurs de pointe sans créer d’entraves.

Ensuite le PIB PPP (purchasing power parity) dépensé en R&D stagne à moins de 1% (actuellement 0,9%) quoique ce pourcentage augmente à 2% dans le cadre du XXIIème plan quinquennal qui se terminera en 2017. A titre comparatif la Chine est à 2%, L’Allemagne, Taiwan et le Danemark à 2,3%, Israël, la Corée du Sud et la Japon à 4%.

Enfin, l’investissement dans l’enseignement doit être prioritaire. L’Inde en est consciente mais engage  peu de fonds depuis le Gouvernement Central laissant aux différents Etat l’initiative de ces investissements. L’Inde dépense 3,1% dans ces dépenses tandis que la moyenne mondiale est de 4,9%.

Le secteur agricole

Plus de la moitié de la population indienne dépend de l’agriculture pour leur emploi. L’augmentation annuelle de ce secteur fut de 3,4% depuis 10 ans. L’Inde est à la veille d’une nouvelle révolution verte : nouvelles technologies, mécanisation de la production, nouvelles formes de contrats commerciaux, facilité de crédit.Ce secteur représente 14 % du PIB,  plus de 10 % des exportations indiennes et fournit la matière première à de très nombreuses industries

L’innovation

Afin de façonner un développement durable, trois champs d’action pourraient mener à un développement économique constant

-L’innovation dans le management de l’entreprise, l’innovation sociale dans l’éducation par l’offre d’un enseignement à l’ensemble de la population, la stimulation à la R&D ainsi que la construction de nouveaux centres technologiques et l’innovation dans la Finance par l’augmentation de microcrédits offerts via des ONG, en complément des institutions financières et bancaires.

-L’innovation technologique. A l’exemple de l’industrie IT qui emploie des millions de jeunes gradués afin d’exporter des services, l’Inde n’est pas précurseurs dans la méthode de production de biens qui sont achetés de l’extérieur. Les projets concernent la création d’infrastructure de haut niveau afin d’accueillir des centres R&D et gagner un certain leadership dans certains secteurs, positionner l’Inde parmi les Top 5 puissances scientifiques en 2020.

-L’innovation fiscale/financière : un secteur financier fort qui puisse accélérer le développement économique du pays.

Simplifier le système fiscal indien et remplacer les trop nombreuses taxes. The Goods and Services Tax – GST -  est innovant en ce sens qu’il devrait devenir un système compréhensible de taxes et impôts ayant trait à la fabrication, la vente et la consommation de biens et services au niveau national.

L’Inde est un grand pays capable de s’assumer lui-même. Toutefois il a besoin de l’aide extérieure pour sponsoriser son développement. Dès lors travailler sur un système fiscal et financier clair permettra au financier étranger d’investir davantage dans le développement indien.

Ceci passera par des reformes et l’accès à l’innovation de la part du secteur financier. Le plus important est de donner l’occasion aux banques et institutions financières d’accéder à ces business et de renforcer ainsi  leurs structures en faveur du développement économique.

FDI, un autre moteur

L’Inde devrait faire appel à davantage de FDI dans les années à venir. Les raisons sont simples : il ne s’agit pas d’une option mais d’une obligation, puisque l’Inde n’est pas à même de s’appuyer sur les économies pour combler son déficit ($ 75 bn de capitaux étrangers, selon Mr. P. Chidambaram, Ministre des Finances). La Chine n’est pas le seul exemple où les FDI ont été un moteur de la croissance nationale. De la même manière, l’Inde pourrait aussi bénéficier de cette impulsion.

La puissance du marché domestique

Le grand nombre de consommateurs indiens fait rêver plus d’une société nationale ou étrangère, dans l’espoir de distribuer ses produits à un marché de masse. Si le développement économique indien poursuit le rythme actuel, les revenus moyens par ménage tripleront en 20 ans, quoique depuis 2011 l’Inde a perdu quelques points. Le marché domestique enregistre 30 millions de nouveaux emplois chaque année. Le marché rural augmente actuellement à plus de 10% et compte 400 millions de salariés sur une population de 750 millions.

Le gouvernement devra libéraliser l’économie et générer des investissements privés dans les biens de consommation, de l’automobile aux services télécoms, de la grande distribution aux medias, des médicaments aux soins de santé, de l’hôtellerie aux loisirs.

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Accords politiques, juridiques et multilatéraux

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Membre du G20 (également G33, G77)

Membre de l’OMC

Membre du FMI

Membre de la Banque mondiale

Membre de la Banque asiatique de développement

Membre de l’Asia-Pacific Group on Money Laundering

Observateur au GAFI

Membre du Conseil de stabilité financière

Partenariat renforcé avec l’OCDE

SAARC (South Asian Association for Regional Cooperation) 

Accord commercial régional (South-Asia Free Trade Area)

Accord commercial Asie-Pacifique (accord de Bangkok, 2006)

Accord commercial avec le Bhoutan (2006)

Traité commercial avec le Népal (1991)

Accord de libre-échange avec Sri Lanka (2000)

Accord de libre-échange avec l’ASEAN (2010)

Accord préférentiel avec le Chili (2005)

Accord préférentiel avec le Mercosur (2004)

Accord préférentiel de commerce avec l’Afghanistan (2003)

Accord de coopération économique avec Singapour (2005)

Accord de coopération économique avec la Corée du Sud (2009)

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