Conjoncture économique

La croissance du PIB de la Jamaïque devrait rester faible en 2020, à seulement 1 %. Les travaux de modernisation de la raffinerie Alpart en 2019 continueront à peser sur la production d'alumine en 2020. La situation intérieure s’améliorera, notamment un taux de chômage modéré et une croissance du crédit en hausse, ce qui devrait stimuler la consommation privée. Les économistes s’attendent à ce que le ralentissement aux États-Unis s'avère relativement modéré, ce qui devrait limiter l’impact sur les envois de fonds des travailleurs jamaïcains expatriés ainsi que sur les recettes du tourisme en Jamaïque. La croissance s'accélérera modérément en 2021-2024 (2 % par an en moyenne), en partie grâce aux investissements importants dans le renforcement de la logistique et des capacités de production du pays.

La croissance de la consommation privée devrait s'accélérer légèrement en 2020-2024, pour atteindre une moyenne annuelle de 2,2 %, soutenue par la hausse du revenu personnel disponible (liée à un seuil d'imposition minimum plus élevé appliqué à partir de 2017 et à d'autres réductions d'impôts annoncées dans le budget 2019/2020) ainsi que par la baisse des taux de chômage. Dans l'hypothèse d'un assouplissement progressif de l'austérité budgétaire, la croissance de la consommation publique devrait s'accélérer légèrement en 2020-2024, mais un engagement continu à réduire la dette publique contiendra le rythme de la croissance.

La croissance des investissements fixes s'accélérera également ; à court terme, celle-ci sera soutenue par les travaux de modernisation de la raffinerie Alpart, tandis que plus tard dans la période de prévision, elle sera alimentée par une amélioration générale des conditions macroéconomiques et commerciales. La croissance des exportations décélérera en 2020, en raison du ralentissement de la croissance du tourisme, de la baisse des exportations minières et de l'affaiblissement de la demande extérieure, avant de se raffermir à partir de 2021. La croissance des importations restera relativement ferme. Toutefois, comme cela a toujours été le cas, le secteur extérieur devrait freiner la croissance globale du PIB, en raison de la dépendance structurelle de la Jamaïque à l'égard des importations.

Source: Country Report January 2020 - www.eiu.com - © Economist Intelligence Unit Limited 2020 - Editor: Robert Wood – Traduction libre de l’AWEX

 

Le gouvernement jamaïcain envisage de privatiser certains de ses actifs afin de renforcer sa situation financière.

L'économie jamaïcaine s'est accélérée au deuxième trimestre 2018 grâce aux bonnes performances des secteurs de l'agriculture et de l'extraction. Au troisième trimestre de 2018, l'économie a semblé plutôt bien performer, le taux de chômage ayant chuté à son plus bas niveau depuis plusieurs années en juillet 2018 et la confiance des consommateurs ayant atteint un niveau record au troisième trimestre. De plus, les arrivées de touristes ont fortement augmenté jusqu'en septembre 2018. Entre-temps, à la fin d'octobre 2018, il a été signalé que le gouvernement envisageait de privatiser certains de ses actifs afin de renforcer sa situation financière, et une liste restreinte devrait être finalisée avant la fin du premier trimestre 2019. 

Source : https://www.focus-economics.com/countries/jamaica - traduction libre de l’AWEx du 12 novembre 2018

JAMAIQUE – Wallonie - Echanges commerciaux 2018

Exportations de la Wallonie à destination de la Jamaïque
La Jamaïque occupe le 148ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie ; son poids dans le total des exportations wallonnes s’élevant à 0,002 %.  La part de la Wallonie dans les exportations de la Belgique vers ce pays est de 6,7%.  Parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, la Jamaïque est le 19ième client de la Wallonie derrière le Brésil (1er), le Mexique (2ième), la Colombie (3ième), le Chili (4ième), l’Argentine (5ième), l’Equateur (6ième), le Pérou (7ième), Cuba (8ième), le Panama (9ième), la République Dominicaine (10ième), le Costa Rica (11ième), l’Uruguay (12ième), le Salvador (13ième) et le Guatemala (14ième), le Honduras (15ième), la Bolivie (16ième), le Guyana (17ième), Trinidad et Tobago (18ième).  En 2018, les exportations wallonnes vers la  Jamaïque se sont élevées à 1,03 million d’euros, ce qui représente une baisse de 9,0% par rapport à 2017. 

Secteurs des exportations wallonnes vers la Jamaïque

Produits alimentaires, boissons, tabacs :  53,0%
Machines + équipements mécaniques, électriques et électroniques : 21,3%
Produits des industries chimiques et pharmaceutiques : 18,9%
Ouvrages en pierre, ciment, produits en céramique et verre : 3,7%
Instruments d’optique, de précision, d’horlogerie : 2,7%

Variation
2015/2014 : +33,5%
2016/2015 : +41,2%
2017/2016 : -37,7%
2018/2017 : -9,0%

Importations de la Wallonie depuis la Jamaïque

La Jamaïque occupe le 149ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie. La part de la Jamaïque dans les importations totales de la Wallonie n’est pas significative (moins de 0,01%). 

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