Conjoncture économique

La conjoncture économique intérieure s'améliorera légèrement au cours de la période de prévision, mais la croissance restera morose en raison d’une politique budgétaire stricte qui limite l'investissement et la consommation en général. Après l’accélération de la croissance du PIB, estimée à 1.8 % en 2018, les analystes prévoient un léger ralentissement en 2019-2020. Les fermetures prévues pour moderniser la raffinerie Alpart en 2019 entraîneront une baisse de la production d'alumine. Ces améliorations permettront d'accroître la production en 2020, mais les vents contraires mondiaux constitueront un obstacle à la croissance cette année-là.  Un ralentissement aux États-Unis et une baisse connexe des envois de fonds et des recettes touristiques vers la Jamaïque empêcheront une accélération de la croissance, avec une croissance moyenne de seulement 1,5 % en 2019-2020. Une accélération modérée de la croissance aura lieu en 2021-2023, ce qui la portera à une moyenne de 1.7%.

La croissance de la consommation privée sera modeste en 2019-2023, avec une moyenne annuelle de 1,8 %, soutenue par l'augmentation du revenu personnel disponible (en liaison avec un seuil minimum d'imposition plus élevé depuis 2017 et avec d'autres réductions d'impôt annoncées dans le budget 2019/2020)  ainsi que par un taux de chômage plus faible. Bien que la consommation de l'État soit limitée par la nécessité de réduire la dette publique, les analystes prévoient une accélération de la croissance après 2019, en raison d'une politique budgétaire un peu plus souple à l'approche des élections à venir. La croissance de l'investissement fixe s'accélérera également en raison d'une légère amélioration de la conjoncture macroéconomique et commerciale. La croissance des exportations ralentira en 2019-2020, reflétant la faible croissance du tourisme et une baisse temporaire des exportations d'alumine. La croissance des importations ralentira en 2020, en raison de l'assouplissement global prévu de la demande intérieure, liée au ralentissement de l'économie américaine. Les exportations et les importations se redresseront par la suite.

 

Source : Country Report May 2019 - www.eiu.com - © Economist Intelligence Unit Limited 2019 – traduction libre de l’AWEX

 

Le gouvernement jamaïcain envisage de privatiser certains de ses actifs afin de renforcer sa situation financière.

L'économie jamaïcaine s'est accélérée au deuxième trimestre 2018 grâce aux bonnes performances des secteurs de l'agriculture et de l'extraction. Au troisième trimestre de 2018, l'économie a semblé plutôt bien performer, le taux de chômage ayant chuté à son plus bas niveau depuis plusieurs années en juillet 2018 et la confiance des consommateurs ayant atteint un niveau record au troisième trimestre. De plus, les arrivées de touristes ont fortement augmenté jusqu'en septembre 2018. Entre-temps, à la fin d'octobre 2018, il a été signalé que le gouvernement envisageait de privatiser certains de ses actifs afin de renforcer sa situation financière, et une liste restreinte devrait être finalisée avant la fin du premier trimestre 2019. 

Source : https://www.focus-economics.com/countries/jamaica - traduction libre de l’AWEx du 12 novembre 2018

JAMAIQUE – Wallonie - Echanges commerciaux 2018

Exportations de la Wallonie à destination de la Jamaïque
La Jamaïque occupe le 148ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie ; son poids dans le total des exportations wallonnes s’élevant à 0,002 %.  La part de la Wallonie dans les exportations de la Belgique vers ce pays est de 6,7%.  Parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, la Jamaïque est le 19ième client de la Wallonie derrière le Brésil (1er), le Mexique (2ième), la Colombie (3ième), le Chili (4ième), l’Argentine (5ième), l’Equateur (6ième), le Pérou (7ième), Cuba (8ième), le Panama (9ième), la République Dominicaine (10ième), le Costa Rica (11ième), l’Uruguay (12ième), le Salvador (13ième) et le Guatemala (14ième), le Honduras (15ième), la Bolivie (16ième), le Guyana (17ième), Trinidad et Tobago (18ième).  En 2018, les exportations wallonnes vers la  Jamaïque se sont élevées à 1,03 million d’euros, ce qui représente une baisse de 9,0% par rapport à 2017. 

Secteurs des exportations wallonnes vers la Jamaïque

Produits alimentaires, boissons, tabacs :  53,0%
Machines + équipements mécaniques, électriques et électroniques : 21,3%
Produits des industries chimiques et pharmaceutiques : 18,9%
Ouvrages en pierre, ciment, produits en céramique et verre : 3,7%
Instruments d’optique, de précision, d’horlogerie : 2,7%

Variation
2015/2014 : +33,5%
2016/2015 : +41,2%
2017/2016 : -37,7%
2018/2017 : -9,0%

Importations de la Wallonie depuis la Jamaïque

La Jamaïque occupe le 149ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie. La part de la Jamaïque dans les importations totales de la Wallonie n’est pas significative (moins de 0,01%). 

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