Conjoncture économique

Points forts :

Appartenance à la Zone Euro depuis le 1er janvier 2014 et à l’OCDE depuis 2016.

Système financier dominé par des banques suédoises (85 % du crédit domestique).

Réforme de la loi sur l’insolvabilité et la justice.

Point de transit entre l’UE et la Russie (façade maritime avec ports).

Digitalisation élevée du pays.

Caractéristique géographique principale de la Lettonie résidant dans son importante activité portuaire (trois ports : Riga, Liepaja et Ventspils) le long de ses 500 Km de côtes.

 

Grandes tendances du marché : 

- Ease of doing business index : 19ème sur 190 (Banque Mondiale), la Belgique est 46ème

 

- PIB par habitant en 2019 : 15920€ (Belgique 41450€)

- Croissance économique prévue 2021 : 5,2% (FMI 2021)

 

Un rebond de l’activité prévu en 2021 :

 

Modérément touchée par le coronavirus en mars, la Lettonie a toutefois été impactée économiquement et a connu une forte récession en 2020.

Celle—ci devrait cependant être suivie d'une forte reprise en 2021.

Cette récession s'explique notamment par la baisse de la consommation de 8 % survenue en 2020.

La consommation, qui représente 58 % du PIB, augmenterait toutefois en 2021 (+ 5 %), mais resterait contrainte par le processus de désendettement des ménages entrepris depuis la fin de la crise de 2008(la dette des ménages représente maintenant 22 % du PIB et 42% du revenu disponible net).

L‘investissement a juste ralenti en 2020.

Il sera soutenu en 2021par un plan de 2,2 milliards d’euros annoncé par le Ministre de l'économie en mai pour la mise-en-oeuvre de projets d’infrastructures d'ici à 2023, ainsi que par les financements européens.

Enfin, les exportations du pays (produits issus du bois, métaux, machines et équipements) se sont réduites en 2020 (d'environ 5 %) suite au ralentissement du commerce international, mais augmenteront de nouveau en 2021.

Les exportations de bois, qui représentent 20 % des exportations, ont diminué suite au repli mondial du BTP en 2020,mais elles bénéficieront en 2021 de la reprise des prix de la pâte à papier.

La crise n’a que peu impacté l'agriculture, qui représente un peu plus de 3% du PIB, contrairement aux autres secteurs. L’industrie a chuté de 7 % en 2020,et ce, même si certains secteurs ont résisté (fabrication de produits électroniques et chimiques).

Le secteur secondaire connaîtrait cependant une croissance de 5 % en 2021,porté, notamment, par la reprise de la construction, dans le sillage d'une demande croissante de logements, et des grands projets d’infrastructures, notamment

Rail Baltica, projet ferroviaire européen visant à relier Helsinki à Varsovie, dont le coût pour la Lettonie est estimé à 2milliards d'euros (7 % du PIB).

Enfin, les services ont fortement diminué pendant la crise (— 8 %) mais devraient croître de 5 % en 2021,portés par les bons résultats des services financiers et services aux entreprises.

 

Une gestion budgétaire prudente impactée par la crise : 

Depuis mars 2020,le gouvernement a annoncé une série de mesures de soutien aux revenus des ménages et aux secteurs les plus touchés, totalisant environ 3milliards d’euros, soit 11 % du PIB.

Cependant, la demande sera probablement limitée pour certaines mesures tels que les prêts garantis par l'État, ce qui réduira les dépenses initialement prévues.

La mise-en-oeuvre d’un tel plan a nécessairement aggravé le déficit public, mais celui-ci devrait se réduire en 2021.

La dette publique a aussi augmenté de plusieurs points de PIB en 2020 et devrait augmenter légèrement l’année suivante. Les comptes publics bénéficieront des aides européennes, comprenant 5 milliards d’Euros au titre de la facilité pour la reprise et la résilience de l'UE, dont 70 % sera versé avant 2022, et 7,97 milliards d’Euros au titre du cadre financier pluriannuel 2021—2027, dont 14 % seront distribués en 2021.

La balance courante aura été anormalement excédentaire en 2020.

En effet, malgré sa baisse  due à la chute des exportations liées au tourisme et au transport (notamment la chute du trafic de transit avec la Russie qui représente l’immense majorité du fret ferroviaire) l'excédent des services a pour une fois excédé le déficit des biens qui s’est, lui, légèrement réduit en 2020 en raison d’une forte baisse des importations (combustibles fossiles, pétrole et biens d‘équipement).

La balance commerciale (biens et services), faiblement excédentaire en 2020, devrait redevenir déficitaire en 2021, car la reprise de la consommation et de l‘investissement entraînera une reprise des importations, ce qui explique par ailleurs que le solde courant le redeviendra aussi.

Enfin, le compte financier restera gravé par des IDE inférieurs aux investissements réalisés à l’étranger.

Par ailleurs, la dette extérieure brute, dont presque 80 % est due par le secteur privé, s’est beaucoup réduite ces dernières années et a atteint 122 % du PIB en 2020. 

Les principaux partenaires de la Lettonie en terme d’exportations sont : Lituanie (16 %), Russie (14 %), Estonie (11 %), Allemagne (7 %), Suède (6 %). 

Les principaux partenaires de la Lettonie en terme d’importations sont : Lituanie (17 %), Allemagne (11 %), Pologne (9 %), Estonie (8 %), Russie (7 %).

 

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