Politique fiscale et économique du pays

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Singapour s’est considérablement développée depuis son indépendence en adoptant la mondialisation, le capitalisme de libre-échange et une politique pragmatique stricte. Grace a un compte courant largement excédentaire et une dette extérieure nulle, le pays bénéficie d’une large marge pour augmenter les dépenses, pour les services sociaux et les entreprises locales. La politique économique du pays engendre une politique de soutien à l’augmentation de la productivité, le dévelopement et l’innovation. L’économie singapourienne est fondée sur trois piliers : l’industrie manufacturière et la construction, qui représente 25,2 % du PIB, les activités de logistique et de communication (27 % du PIB), ainsi que les activités financières et de services aux entreprises (26 % du PIB). La vision économique de l’État est appliquée de manière stricte et volontariste par les agences gouvernementales (Economic Development Board, SPRING, International Enterprise Singapore, A*Star, etc.), ainsi que par les nombreuses sociétés de la sphère publique (filiales des deux fonds souverains Temasek et GIC). Elle est soutenue par une politique fiscale compétitive et incitative pour les sociétés étrangères. De ce fait la cité- État est la 3e destinations des investissements directs étrangers en Asie après Hong Kong et la Chine et occupe l’une des premières places du classement de la Banque mondiale sur la facilité à faire des affaires.  

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Accords politiques, juridiques et multilatéraux

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Singapour est membre fondateur de l’Organisation mondiale du commerce (depuis 1995) et de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (depuis 1967), et adhérent à la plupart des grandes organisations internationales. Singapour a signé la convention pour le règlement des différends relatifs aux investissements entre États et ressortissants d’autres États(www.worldbank.org/icsid/basicdoc/basicdoc.htm) le 2 février 1968 avec une entrée en vigueur en novembre de la même année. Singapour a aussi rejoint la convention relative à l’Agence multilatérale de garantie des investissements, MIGA (www.miga.org/screens/about/convent/convent.htm), en 1997 et héberge un bureau du MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements, filiale de la Banque mondiale) depuis 2002. Enfin, Singapour a signé plus d’une trentaine d’accords de protection des investissements. Depuis 1982, il n’y a eu, officiellement, aucun conflit entre le gouvernement singapourien et les investisseurs étrangers. Sur le plan bilatéral, la France et Singapour ont conclu le 9 septembre 1974 une convention de non-double imposition et de prévention de l’évasion fiscale, modifiée en novembre 2009, ainsi que, le 8 septembre 1975, un accord sur l’encouragement et la protection des investissements, dont l’entrée en vigueur est intervenue en 1976 (www.doc.diplomatie.gouv.fr/pacte). Conclu pour une durée initiale de dix ans renouvelable tous les dix ans par tacite reconduction, il stipule que sa protection restera valable vingt ans à compter d’une éventuelle date d’expiration. Après avoir conclu 21 accords de libre-échange (ALE), dont un avec les États-Unis en 2004, Singapour a finalisé les négociations d’un ALE avec l’Union européenne, qui entrera en vigueur en 2015. Alors que la cité-État est déjà très ouverte (la quasi-totalité des produits ne sont frappés d’aucun droit de douanes), les avancées pour la partie européenne portent principalement sur le secteur des services et sur la protection par Singapour de certains droits de propriété intellectuelle et de 196 indications géographiques européennes. En outre, cet accord devrait servir de base pour la négociation en cours d’ALE entre l’Union européenne et les autres pays de l’ASEAN.

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Commerce extérieur

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Importations en 2013 : 268 Mds EUR
Exportations en 2013 : 295 Mds EUR, dont 129 Mds EUR de réexportations (en Asie-Pacifique).

Selon le rapport sur les investissements mondiaux 2013 de la CNUCED (Organe des Nations-Unis chargé des questions de développement), Singapour est la 8 e destination mondiale des flux entrants d’investissements directs étrangers.  Avec 12,4 % de parts de marché, l’Union européenne demeure, sur l’année 2013, le 1er fournisseur de Singapour, devant la Chine (11,7 %), la Malaisie (10,9 %) et les États-Unis (10,3 %). La perspective de conclusion de l’accord de libre- échange Union européenne-Singapour au cours de l’année 2014  contribue à renforcer cette position.

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Les principaux secteurs économiques

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Singapour sert de plaque tournante commerciale régionale. Le Port de Singapour fait partie des plus importants ports du monde et se classe au second rang en tant que centre de trafic de transbordement en containers, après Hong-Kong. Le secteur des services compte pour près des trois quarts du PIB et emploie plus des trois quarts de la population active. Il est dominé par le commerce, les services d'affaires, les transports et communications, et les services financiers.

L'économie de Singapour est hautement industrialisée. Le secteur industriel représente un quart du PIB et emploie près de 22% de la population. L'électronique et la pétrochimie dominent l'industrie.

Le secteur primaire est pratiquement inexistant (excepté la culture d'orchidées, de légumes, de poissons d'ornement). Singapour ne possède aucune ressource minérale.

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Formes légales d'entreprises

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Société à responsabilité limitée par garantie

Nombre de partenaires et d'associés : Pas de minimum. 1 partenaire / actionnaire ou plus.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum requis.
Responsabilité des associés : La responsabilité est limitée au montant de la garantie

Société à responsabilité limitée par actions et garantie

Nombre de partenaires et d'associés : Pas de minimum. 1 partenaire / actionnaire ou plus.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum requis.
Responsabilité des associés : La responsabilité est limitée au montant de la garantie

Société privée ou Sendirian Berhad (Sdn Bhd)

Nombre de partenaires et d'associés : 1 partenaire / actionnaire au minimum et 50 au maximum.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum imposé par la loi. En pratique, le capital est de SING$ 25,000
Responsabilité des associés : La responsabilité est limitée au montant apporté au capital

Société publique Berhad (Bhd)

Nombre de partenaires et d'associés : Pas de minimum. 1 partenaire / actionnaire ou plus.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum requis.
Responsabilité des associés : La responsabilité est limitée au montant apporté au capital.

Partenariat général

Nombre de partenaires et d'associés : Minimum 2 partenaires / actionnaires avec un maximum de 20.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum requis.
Responsabilité des associés : La responsabilité est illimitée.

Partenariat limité

Nombre de partenaires et d'associés : Minimum 2.
Maximum 20.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum.
Responsabilité des associés : Au moins une personne a une responsabilité illimitée. La responsabilité des autres partenaires est limitée au montant apporté au capital.

Entreprise individuelle

Nombre de partenaires et d'associés : 1 personne seulement.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum.
Responsabilité des associés : La responsabilité est illimitée.

Société à responsabilité illimitée

Nombre de partenaires et d'associés : Minimum 2.
Capital minimum et/ou maximum : Pas de capital minimum.
Responsabilité des associés : La responsabilité est illimitée.

Les fédérations d'entreprises

Fédérations des entreprises de Singapour

Rechercher une entreprise ou un rapport financier

ACRA, Autorité de régulation des sociétés. 

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Les investissements

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La cité-État a fait de l’attraction des talents et des investissements un axe majeur de sa politique économique et attire aujourd’hui plus de la moitié de l’ensemble des IDE de la zone ASEAN, bénéficiant d’une position centrale, d’une fiscalité compétitive (entre 0 et 20 % pour l’impôt sur les revenus et 17 % pour l’impôt sur les sociétés) et d’une connectivité hors pair pour attirer les sièges asiatiques de nombreuses multinationales (7 000 ont choisi Singapour comme siège régional) mais aussi de la compétitivité exceptionnelle de sa place financière. Les dernières implantations majeures que la cité-État a réussi à attirer sont celles de Rolls Royce, qui a investi plus de 375 M EUR à Singapour pour l’assemblage et la maintenance de moteurs d’avions, ou Procter & Gamble qui a installé à Singapour son siège AsiePacifique et a investi 150 M EUR dans un centre de recherche et d’innovation ultra-moderne. Après une forte baisse en 2008, les IDE entrants à Singapour ont renoué dès 2010 avec les niveaux d’avant la crise, à plus de 42,7 Mds EUR par an, soit le 8 e rang mondial et le 3e en Asie après la Chine et Hong Kong. Le stock d’IDE à Singapour est particulièrement important au regard de la taille de l’économie singapourienne (un peu plus de deux fois le PIB singapourien).

Les IDE s’orientent essentiellement vers le secteur financier (+ 40 %) et la production manufacturière (+ 20 %, électronique, raffinage, aéronautique). 

Les stocks d’IDE singapouriens dans le monde ont dépassé en 2012 les 260 Mds EUR et sont dirigés essentiellement vers la Chine (19,6 %), le Royaume-Uni (9,3 %) et Hong Kong (8,5 %). Les paradis fiscaux des Caraïbes occupent également une place relativement importante à plus de 10 % en raison des investissements dans des holdings financières localisées dans ces pays.

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