L'économie Suisse

La richesse et le succès de la Suisse résident dans une économie dynamique et organisée mais pas uiquement.

Avec une superficie de 41 285 km² et une population de 8,2 millions d’habitants, la Suisse est un pays que l’on peut considérer, à l’instar de la Belgique, comme petit et dense. Un tiers de la population vit dans les cinq plus grandes villes que sont Genève, Zurich, Lausanne, Bâle et Berne. Seul un dixième de la population totale vit dans les Alpes qui représentent 61% du territoire de la Suisse. Une autre similitude de la Suisse par rapport à la Belgique est sa diversité culturelle et linguistique.

La Suisse a réussi à construire un modèle « SWISS MADE » au départ d’une diversité culturelle, linguistique et religieuse importante. Etre suisse, c’est un ensemble d’idées et de comportements communs dont les Helvétiques sont très fiers tels que la ponctualité, la propreté, la discrétion, le maintien des traditions et de l’ordre, le durable y compris dans la construction ou encore la précision. Ainsi, certains de ces éléments peuvent paraître parfois difficiles à comprendre par les non-Suisses mais ceux-ci créent une harmonie faisant de ce pays un endroit confortable et agréable occupant les hauts de tous les classements mondiaux (qualité de vie, sécurité, coût de la vie, répartition des richesses). Ceci influence aussi le mode de consommation du Suisse qui favorisa un produit de son pays avant tout mais aussi un produit de qualité et de fiabilité avant de s’intéresser à son prix.

Depuis les années 90, la croissance est en « montagnes russes » : reprise économique à la fin des années 90 avec croissance importante du secteur financier, ralentissement vers 2002-2003, redressement avant la crise de 2008 et croissance ralentie ensuite mais toujours positive. Les piliers de la croissance en Suisse sont la consommation domestique et les exportations.

La politique monétaire a également soutenu la croissance jusqu’à la décision de la Banque Nationale Suisse, en janvier 2015, de supprimer le taux de change plancher du Franc suisse. La conséquence en a été une forte surévaluation du Franc suisse et une augmentation du prix des exportations (le Franc suisse s’étant apprécié d’environ 15% face à l’Euro et au dollar), plus difficile à supporter pour les PME que pour les grandes entreprises. Cependant, il semble que lorsqu’un des 2 piliers de la croissance suisse est en difficulté, l’autre prend le relais : grâce à la consommation des ménages (principalement domestique), les effets néfastes de cette décision ont été nettement moins ressentis que prévu.

La Suisse des multinationales. La Suisse peut aussi compter sur un nombre important de multinationales qui s’y sentent bien et y investissent à long terme. Les multinationales suisses investissent aussi beaucoup à l’étranger et la Suisse possède le plus grand nombre d’entreprises à échelle mondiale par habitant loin devant les Pays-Bas qui arrivent seconds. Et si quelques-unes de ces sociétés renommées sont financières (UBS, Swiss Life, Winterthur, Zurich), il va sans dire que nous connaissons un nombre important d’autres sociétés actives dans des secteurs très diversifiés tels que, à titre d’exemple, la pharmaceutique et le chimique (Novartis, Roche, Lonza, Clariant), l’agro-alimentaire (Nestlé, Barry Callebaut), le luxe (Richemont, Swatch, Rolex, Tag Heuer, Bulgari, Chopard, Davidoff), le ciment (Holcim), la logistique (Ziegler, Kuhne & Nagel, Panalpina), le trading (Glencore), la Formule 1 (Sauber), les équipements divers (Schindler, Caran D’Ache, Logitech), l’horeca (Movenpick, Swissotel), l’intérim (Adecco). Bref, une liste importante de sociétés globales pour prouver, si besoin était, que l’économie réelle suisse est bien vivante.

L’Economist Intelligence Unit prévoit encore un taux de croissance entre 1,5% et 2% entre 2017 et 2020.

Commerce extérieur de la Suisse

Avec quelques 210 milliards CHF de biens et services exportés (+/- 185 milliards €) et 175 milliards CHF importés ( +/- 153 milliards €) en 2016, la Suisse se classe 16ème au rang des principaux exportateurs mondiaux de marchandises et 17ème position en ce qui concerne les importations (classement WTO, 2015).

Sa balance commerciale est positive depuis 2001, cet excédent étant en croissance quasiment constante, pour atteindre 37 milliards de francs suisses en 2016.

Ses principaux marchés à l'export sont l’Allemagne (18,8%), les Etats-Unis (15%) et la France (6,7%). La Belgique est le 9ème partenaire à l'export de la Suisse en 2016.

Ses principaux fournisseurs sont l’Allemagne (28%), l’Italie (9,7%) et les Etats-Unis (8,2%). La Belgique est le 12ème fournisseur de la Suisse en 2016. 

Son interdépendance avec l’Union européenne est importante: la Suisse est le 3ème partenaire commercial de l'UE.

Les principaux secteurs à l’exportation sont la chimie, qui au sens large représente 44,8% des exportations suisses, l’horlogerie (21,5%), les machines et appareil électroniques (14,8%).

La Suisse importe principalement des produits chimiques (21%), dont majoritairement des produits pharmaceutiques (14,6%), des véhicules (9,2%), des métaux (14,8%), des machines industrielles (6%), des équipements électriques et électroniques (5,7%).

Pour les statistiques complètes:

Coup d'oeil sur l'économie suisse en 2016

La Suisse est l’un des pays les plus riches du monde avec des chiffres macro-économiques et un pouvoir d’achat qui font rêver.

Avec 8,372 millions d’habitants, elle génère un produit intérieur brut de 659,827 milliards $, ce qui en fait la 19ème puissance économique mondiale  et le troisième pays le plus riche au monde en termes de PIB/habitant ; celui-ci  avoisinait les 78,812 millions $ selon la Banque Mondiale. Elle possède, avec la Norvège, le taux de chômage les plus bas d’Europe (4,5% en 2016) et ses finances publiques sont saines avec une dette publique sous le seuil des 35% du PIB.

La force de l’économie suisse repose certes largement sur son secteur bancaire et financier, mais également sur sa stabilité politique et économique, un système légal transparent, de bonnes infrastructures et un niveau d’imposition des sociétés peu élevé, facteurs qui en font la 1ere économie compétitive depuis 8 années consécutives, selon le World Economic Forum.

Le secteur des services contribue presque à 74% du PIB et emploie un peu moins des trois quarts de la population active. A lui seul, le secteur bancaire représente 8% du PIB. Les secteurs fortement développés et concurrentiels sur le plan mondial, tels que les banques, les assurances, le fret et le transport, contribuent au développement du commerce international à travers la Suisse. Elle peut également compter sur un secteur industriel développé.  La part du secteur secondaire dans le PIB y est de 25%. L'agriculture contribue à moins de 1% du PIB et emploie 3,2% de la population active (seulement 10% du territoire est propice à la culture). Les principaux produits agricoles sont le bétail et les produits laitiers.

Les efforts du pays en recherche et développement sont toujours remarquables : 3% du PIB est consacré aux dépenses en R&I en 2014, selon l’OCDE (STI Outlook 2016).

Formation, recherche et technologies innovantes sont les piliers de l’économie du savoir en Suisse. Bien que de petite taille, la Suisse se réjouit de résultats scientifiques reconnus et salués dans le monde entier. Le Fonds national suisse (FNS) est le principal instrument dont dispose la Confédération pour encourager la recherche et la relève scientifique. Cette fondation créée en 1952 soutient les travaux de recherche effectués dans les hautes écoles suisses et les instituts indépendants. Depuis que le pays a revu sa loi fédérale sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation (LERI), un Parc d’Innovation suisse a été créé qui permet la transformation d’idées innovantes issues de la collaboration académies-industries en produits commercialisables.

La fragilité actuelle de la Suisse lui vient paradoxalement de sa force : un franc fort (mais dons des exportations qui coûtent plus cher) et une croissance soutenue par les ménages et l’immigration (que la Suisse souhaite cependant contrôler d’avantage). Cependant, les craintes d’un ralentissement important de la croissance en Suisse ne se sont pas révélées pour 2016 (+1%).

Office des Statistiques

Relations commerciales avec la Belgique et la Wallonie

Belgique - Suisse

La Suisse se place au 13ème rang des marchés extérieurs de la Belgique et au 17ème rang de ses fournisseurs sur l'année 2016.

Les exportations belges vers la Suisse ont totalisé un peu plus de 4 milliards € en 2016  dont 28,49% de pierres, métaux précieux et monnaies, 21,9% de produits chimiques, 9,91% de matériel de transport, 8,04% de machines, appareils, matériel mécanique et électrique, enfin près de 6,06% de matières plastiques et caoutchouc.

La chimie représente un peu plus de la moitié des importations (1556,45 millions € soit 55%) de la Belgique en provenance de Suisse (2016), les instruments et appareils d’optique et l’horlogerie, 13,35%, les machines, appareils, matériel mécanique et électrique, 10,09%et enfin les pierres, métaux précieux et monnaies en représentent quelque 10,07%.

Wallonie - Suisse

En 2016, la Suisse est le 13ème marché à l'export de la Wallonie et son 12ème fournisseur.

Ces exportations concernent principalement le secteur de la chimie (42,3%), les machines et équipements mécaniques, électrique et électronique (13,1%), les instruments d'optique, d'horlogerie et de précision (12,5%) les matières plastiques (9,4%) et les produits alimentaires (5,4%).

En 2016, la Wallonie a importé pour plus de 469 millions € de Suisse, dont 42,64% de produits chimiques et pharmaceutiques de Suisse et 41,9% d'instruments d'optique, d'horlogerie et de précision.

Relations commerciales Suisse - UE

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