L'économie du Suriname
 

Le Suriname est une petite économie qui dépend des matières premières et dont la principale exportation est l'or. L'héritage de politiques non viables et d'une faible croissance a laissé le pays avec une dette élevée. La découverte de gisements pétroliers offshore signifie que le Suriname est en passe de devenir un producteur majeur dans la seconde moitié de la décennie.
L’agenda 2022-2023 sera dominé par les objectifs du gouvernement de promouvoir la croissance, de réduire l'inflation et de poursuivre l'assainissement budgétaire et les réformes structurelles. En ce qui concerne l'assainissement budgétaire, le gouvernement du président Santokhi continuera de maîtriser les dépenses en supprimant progressivement les coûteuses subventions aux carburants et à l'électricité, en réduisant la masse salariale du secteur public et en diminuant les dépenses courantes, aidée en cela par l'atténuation progressive de la crise pandémique. En ce qui concerne les recettes, avec l'aide du FMI, le gouvernement devrait introduire une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et consacrer des ressources à l'amélioration de la capacité de l'État à stimuler le recouvrement des impôts.
Le Suriname devrait s'engager dans un programme de mécanisme élargi de crédit (MEDC) avec le FMI. Dans le cadre du MEDC, le Fonds fournira une assistance technique pour aider le pays à mettre en œuvre des réformes structurelles indispensables. L'accord réduira également la charge sur les finances publiques, puisqu'il prévoit un calendrier de remboursement plus long, pouvant aller jusqu'à 10 ans. Ce MEDC viendra compléter les plans du gouvernement visant à promouvoir les investissements du secteur privé - en particulier les investissements directs étrangers, en s'attaquant à la corruption et au manque de transparence et en améliorant ainsi l'environnement des affaires.
À moyen terme, le gouvernement se concentrera sur le développement des secteurs énergétique et minier. D'importantes découvertes de pétrole offshore ont été annoncées par ExxonMobil (États-Unis), Apache (États-Unis), Petronas (Malaisie) et Total (France). Selon Rystad Energy (cabinet de conseil norvégien spécialisé dans l'énergie), le Suriname possède près de 2 milliards de barils de pétrole, dont la production devrait atteindre 650 000 barils/jour d'ici 2030. Le gouvernement cherchera à améliorer l'environnement des affaires afin de stimuler les investissements du secteur privé dans les infrastructures, dans le but de faciliter la croissance du secteur énergétique. La production de pétrole devrait commencer après 2025.
Au niveau économique, la crise budgétaire, la crise de la dette et la crise liée à la pandémie entraîneront une baisse du PIB du Suriname estimée à 1,5 % en 2021. L'économie du Suriname sera l'une des plus lentes de la région à se remettre de la crise du coronavirus. Les principaux moteurs de la croissance seront la consommation privée et l'investissement, ce dernier étant lié aux dépenses d'investissement dans les infrastructures du secteur pétrolier et gazier (DP World, basé à Dubaï, a annoncé qu'il investirait 100 millions de dollars US en 2022 pour construire une base de soutien offshore au Suriname). La croissance sera aussi tirée par le secteur industriel, plus précisément par le secteur de la construction et par la reprise des services.

Source : Suriname Country Report 4th Quarter 2021 www.eiu.com © Economist Intelligence Unit Limited 2021 (ala)

Relations avec l'Union européenne

Le Suriname bénéficie de l’aide européenne (pays ACP) dans la région laquelle se monte à 165 millions € depuis l’indépendance. La plus grande partie de ces fonds (60%) a été injectée dans les transports (réhabilitation du port de Paramaribo, route entre Paramaribo et Albina, appui à la riziculture et à la production de banane, e.a.).

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