Energie

L’Espagne est un pays fortement dépendant au niveau énergétique.

Plus de 78,4% de ses besoins sont en effet couverts grâce aux importations.

L’énergie primaire utilisée en Espagne provient pour plus de 80% de combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon), très contaminants.

Le nouveau Plan des Energies Renouvelables (PER) 2011-2020 fixe comme objectifs la production à partir des énergies renouvelables de 20,8% de la consommation brute finale d’énergie dont 11,3% de la consommation d’énergie dans le secteur des transports et 39% de la génération d’électricité.

La part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique espagnol a d’ailleurs augmenté au cours de ces dernières années, représentant une part relativement importante de l’énergie finale.

Le Ministère de l’Industrie espagnol a proposé un nouveau bouquet énergétique et prévoit une augmentation de la demande en électricité à l’horizon 2021.

Au sein de ces énergies, l’éolienne devrait conserver sa forte prédominance dans la production d’électricité, avec 49% de la production nationale d’électricité prévus pour 2021.

Cependant, la contribution de l’énergie hydraulique devrait progressivement diminuer en faveur d’une plus grande participation des énergies solaire photovoltaïque, solaire thermoélectrique et biomasse. Le nouveau PER devrait engendrer 62,7 Mds d’EUR d’investissement (participation du secteur privé incluse).

Agroalimentaire et distribution

Depuis le coup de frein lié à la crise, le marché et la tendance ont changé : c’est un marché plus concurrentiel et mieux structuré.

L’influence de chefs médiatiques a par ailleurs permis de redécouvrir la culture gastronomique espagnole, mise en avant aussi par des industriels locaux dont la formation marketing s’est accentuée.

Le prix reste donc essentiel pour le consommateur, qui accorde également beaucoup d’attention à la qualité des produits proposés.

Les innovations dans ce domaine sont très bien accueillies, surtout par les tranches d’âges plus jeunes.

Les acteurs de ce marché sont les grossistes, les agents spécialisés (peut-être un peu fragilisés par la crise ambiante) qui servent aussi bien le secteur HORECA que les GMS et épiceries fines.

La nouveauté viendra des ventes directes aux consommateurs par le biais de sites internet, soit tenus directement par des fournisseurs en épicerie fine, soit tenus par des grossistes spécialisés dans les produits frais.

Aéronautique

(AOF) - L'industrie espagnole a signé un premier contrat-cadre  LE 9 DECEMBRE 2020 portant sur la phase de démonstration du système de combat aérien futur (SCAF), confirmant Airbus au rang de maître d'œuvre en Espagne pour le projet de chasseur de prochaine génération NGF (New Generation Fighter) et dans le domaine de la furtivité (Low Observability). Ce contrat, signé avec les partenaires industriels français et allemands, permet à l'Espagne de participer à toutes les activités du SCAF au même titre que les autres nations partenaires.

L’industrie aéronautique espagnole se situe au 5ème rang européen en termes de chiffre d’affaires. 

Le secteur regroupe plus de 370 entreprises et continue de connaître une croissance comparable à celle de ces dix dernières années. Il est engagé dans les principaux projets de construction civile (Airbus A380, A350, Boeing, Embraer) et militaire (Airbus A400M, Eurofighter, Tigre) et investit près de 15 % de son chiffre d’affaires annuel dans la R&D.

L’Espagne s’assure une part de plus en plus importante dans les projets internationaux du fait de sa position de leader dans le domaine des matériaux composites et notamment de la fibre de carbone.

Le gouvernement, les communautés autonomes et les clusters régionaux s’organisent pour pouvoir répondre au mieux aux exigences d’un marché global, en mettant en place notamment un cadre propice à l’investissement et en se concertant avec les grands décideurs.

Automobile

En cette année 2020 ,L'Espagne vole au secours de son industrie automobile.

Le gouvernement espagnol a annoncé en JUIN 2020 la mobilisation de 3,75 milliards d'euros pour maintenir à flot le secteur automobile.

Il prévoit jusqu'à 4.000 euros d'aide à l'achat d'un véhicule électrique et 800 euros pour un véhicule à combustion.

L'Espagne et son président Pedro Sánchez ne pouvaient pas y échapper. Madrid a présenté lundi les grandes lignes d'un vaste plan d'aide post Covid-19 pour l'automobile, le poumon de son industrie. Il s'agit à la fois de soutenir l'industrie durement touchée par la baisse des ventes, et d'impulser une nouvelle mobilité verte et connectée.

Le gouvernement espagnol a dessiné une stratégie en plusieurs volets. Au-delà des mesures économiques et fiscales, Pedro Sanchez a opté pour un programme d'achat public, de nouvelles normes en matière de logistique de compétitivité et un effort de formation professionnelle, dans un contexte de transformation technologique de l'automobile.

Le gouvernement pose sur la table une série d'investissements, d'exonérations fiscales, de ligne de crédits garantis par l'Etat, auxquels s'ajoutent les contributions du secteur. En face, les constructeurs se sont engagés à mettre un milliard dans la balance, ce qui devrait permettre de mobiliser au total 3,75 milliards d'euros.

La stratégie espagnole réservera 250 millions d'euros pour la rénovation du parc automobile, l'un des plus vétustes d'Europe (12,7 ans d'âge moyen pour véhicule). Il apportera des aides jusqu'à 4.000,00 euros pour l'achat d'un véhicule zéro émission et de 800 dans le cas d'un moteur à combustion. Elle inclut aussi une batterie d'incitation à la recherche et l'innovation, avec 415 millions destinés au développement de nouvelles technologies de mobilité verte et d'infrastructures de chargement.

Le menu espagnol prévoit aussi 95 millions pour renforcer la formation professionnelle, afin de favoriser des emplois plus qualifiés, et l'engagement de l'Etat de renouveler la flotte des administrations et organismes publics avec des véhicules électriques.

L'annonce vient soulager le secteur de l'automobile espagnol, sous tension depuis l'annonce de la fermeture de l'usine Nissan de Barcelone, fin mai 2020.

Cette nouvelle a sonné comme un coup de semonce pour un secteur qui représente 10 % du PIB du pays et 20 % de ses exportations.

Deuxième pays fabricant européen derrière l'Allemagne, l'Espagne a livré l'an dernier EN 2019 2,9 millions de véhicules.

Biotechnologies et industrie pharmaceutique

L’industrie pharmaceutique espagnole fait partie des 4 premières de l’Union européenne (après le départ du Royaume-Uni) en termes de volume total de ventes de médicaments.

L'Espagne se classe 5ème sur le marché européen en termes de production, avec 15 milliards d'euros en 2019 et est l'un des plus gros générateurs d'emplois du pays, avec plus de 41.000 employés (52% de taux d'emploi des femmes). L'Espagne se classe au 4e rang de l'UE en termes de nombre de laboratoires, avec 183 laboratoires pharmaceutiques.

Le secteur pharmaceutique espagnol a toujours été l'un des principaux piliers de l’industrie manufacturière de haute technologie en Espagne.

Cette industrie compte 5.000 professionnels consacrés à plein temps à la recherche (65% sont des femmes). L'industrie pharmaceutique espagnole a investi plus de 1,2 milliard d'euros en R et D en 2019 (20,3% de l'investissement total de l'industrie en R et D), 163 sociétés pharmaceutiques ont réalisé des investissements en R et D + I.

Le marché des médicaments génériques en Espagne en 2019 représentait 21% du marché pharmaceutique total en valeur et 40% en unités. En 2019, 283 nouveaux produits pharmaceutiques ont été lancés en Espagne par des sociétés pharmaceutiques espagnoles et étrangères, vendus en pharmacie, générant un chiffre d'affaires de 60 millions d'euros. Les médicaments génériques constituaient 67% des nouveaux produits (189), 4 des produits étaient basés sur de nouveaux ingrédients pharmaceutiques actifs (API) et le reste était une combinaison d'API existants.

Étant un clair pays importateur ,L'Espagne offre un large éventail de possibilités aux entreprises wallonnes, en particulier dans : la fabrication d'API, les possibilités de co-développement pour les entreprises pharmaceutiques ou biotechnologiques avec des produits finis / prêts à être commercialisés ou à un stade avancé (phase IIb / III), dans le sous-secteur des nutraceutiques, des cosmétiques, des produits de santé naturels et fonctionnels et dans le secteur dynamique de la santé animale, où des opportunités existent pour des projets de R et D, de commercialisation, de transfert de technologie , co-développement et licence.

Même s'il existe encore des barrières pour les sociétés pharmaceutiques en Espagne, comme la réglementation des prix des médicaments du gouvernement espagnol dans le système de santé publique, l'Espagne continue d'être un marché très attractif pour les sociétés pharmaceutiques du monde entier et nous encourageons les clients wallons à explorer ce marché intéressant.

 

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