Conjoncture économique

 
Après avoir subi la crise financière de 2008-2009, l’Autriche a rapidement retrouvé le chemin d’une croissance, même modérée, grâce notamment aux mesures prises par son gouvernement.  Si elle est encore affectée par la conjoncture hésitante au sein de l’Eurozone -  la crise financière n’est pas entièrement surmontée et les mesures nécessaires pour rétablir un équilibre budgétaire limitent les dépenses de relance -  l’Autriche  performe globalement mieux que la moyenne des pays européens.
   
Après un net ralentissement fin 2012 - mi 2013, l’économie autrichienne devrait connaître une croissance modérée en 2014 - 2015.  Celle-ci sera dans un premier temps soutenue par la relance sur les marchés d’Europe centrale qui constituent pour l’Autriche un marché important ainsi que par la reprise plus timide dans l’Eurozone.   On s’attend donc à une croissance (réelle) des exportations de  quelque
5,5 %
(2014) et 6,5% (2015).
 
Le dernier baromètre économique établi par la Chambre de Commerce autrichienne indique une amélioration des attentes des entreprises en termes de climat économique, de chiffre d’affaires et des exportations et la moitié des entreprises consultées envisagent de nouveaux investissements.  Par ailleurs, une reprise des investissements des ménages dans la construction est probable suite aux inondations de 2013.  Au total, les investissements devraient croître de 3 % en 2014 et de 2.1 %  en 2015.
 
Comme dans les autres pays d’Europe occidentale, on s’attend cette année à un comportement prudent de la consommation des ménages autrichiens.  Mais grâce à un taux de chômage de 5 %, donc nettement plus bas que la moyenne de l’Eurozone, les revenus des ménages sont moins affectés et leurs dépenses devraient croître annuellement de quelque 1,1 % en 2015.
 
En raison des mesures prises par le gouvernement autrichien pour stabiliser l’économie et la finance du pays, la dette publique autrichienne est passée de 69 % du PIB en 2009 à 75 % en 2013.  Une stabilisation est attendue pour les prochaines années grâce aux mesures de réduction des dépenses publiques.
Le déficit budgétaire du pays est ainsi à nouveau en baisse depuis 2010.  Il est passé de 4.5 % du PIB en 2010 à 1.9 % en 2013, et devrait descendre à 1,2 % en 2015, moyennant l’absence de soubresaut dans le secteur bancaire et financier européen.
 
 

Le commerce extérieur autrichien et les relations commerciales entre la Wallonie et l’Autriche

 
Située au carrefour de l’Europe de l’Ouest et de l’Europe centrale, entre marchés germaniques et latins, l’Autriche est aujourd‘hui une économie largement ouverte sur l’extérieur.  Le pays a exporté en 2013 pour 125,41 Mrd. € de marchandises, soit  environ 40 % de son PIB.  Services inclus, ses exportations représentent environ 57 % de son PIB, contre 35 % seulement en 1995.
 
Quatre-vingt pour cent de ses relations commerciales se font au sein de l’Union Européenne, son principal partenaire commercial étant de loin l’Allemagne qui couvre à elle seule pour 37 % de ses importations et absorbe 30 % de ses exportations.  Suivent de plus loin l’Italie, la Suisse, les Etats-Unis et la France ainsi que les pays d’Europe centrale.
 
L’Autriche importe principalement des machines et de l’équipement de transport qui comptent pour près du tiers de ses importations, des produits manufacturés (15 %) et des produits chimiques (13 %).
Ses secteurs phares à l’exportation sont identiques :  les machines et les équipements de transport, qui représentent près de 40 % de ses ventes à l’étranger, ainsi que les produits manufacturés et le secteur chimique.
 
La balance commerciale autrichienne est généralement plus ou moins en équilibre, avec un léger déficit.

Relations commerciales entre et la Belgique/Wallonie

L’Autriche est le 17ème client de la Belgique (2013) qui y exporte annuellement pour quelque 3,5 milliards €, principalement du matériel de transport (23 %), des produits des industries chimiques (20 %), des matières et produits de l’industrie plastique (14 %) et des machines et appareils mécaniques, électriques et électroniques
(12 %).
 
Les exportations wallonnes vers l’Autriche ont avoisiné ces dernières années les 400 millions €, ce qui en fait pour la Wallonie un marché +/- équivalent à la Suède, la Pologne ou la République Tchèque.
 
Elles concernent pour un tiers le  secteur chimique ; l’industrie plastique y est également bien représentée (+/- 15 %), de même que les machines et équipements (10-13 %),  les instruments d’optique et l’horlogerie, dont la part va en croissant, et l’industrie métallurgique.
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