Son économie a été bien gérée : Le PIB  a connu une croissance constante depuis 2009 (5.1% en 2016), la ration de la dette au PIB est faible et l’inflation reste inférieure à 3%.

Le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Louis Paul Motaze déclare qu’en vue de renforcer la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion des finances publiques, le Gouvernement s’emploie à informer tous les acteurs économiques, sur les projets financés par le Budget d’Investissement Public (BIP). L’objectif visé est l’implication active de tous, notamment les administrations, les Partenaires Techniques et Financiers, la Société Civile, les autres démembrements de l’Etat et les bénéficiaires, dans le suivi participatif du budget d’investissement public.

Le BIP 2016 s’inscrit dans la poursuite de la mise en oeuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE). A cet effet, il met l’accent sur la poursuite du développement des infrastructures. Une concentration est faite sur le Plan d’Urgence Triennal (PLANUT), en droite ligne des hautes prescriptions du Président de la République, son Excellence Paul Biya. Il est question d’accélérer la croissance économique et d’améliorer sensiblement le bien-être des populations, de manière à retrouver le scénario de référence du DSCE.

Il s’agit donc, dans un contexte marqué par des crises sécuritaires près des frontières du nord du pays, de poursuivre la consolidation de la dynamique économique amorcée depuis cinq ans à travers l’amélioration de l’accès aux intrants et aux facteurs de production, la modernisation des infrastructures, le renforcement et la consolidation du tissu productif, ainsi que l’amélioration du climat des affaires.

L’orientation du BIP 2016 traduit ainsi la ferme détermination du Gouvernement à maintenir le cap vers notre vision à l’horizon 2035. C’est pourquoi, le parachèvement des grands projets de première génération, le lancement de ceux de deuxième génération, la mise en œuvre du PLANUT, l’organisation des Coupes d’Afrique des Nations 2016 et 2019, et la poursuite des investissements dans le cadre de notre politique sociale, en constituent le socle.

Source: www.minepat.gov.cm:journal-des-operations-du-bip-2016

Parmi les grands projets structurants on peut citer le barrage de Lom Pangar , le port en eaux profondes et la centrale à gaz de Kribi, le plan thermique d’urgence, la compagnie aérienne Camair-Co, et la centrale hydroélectrique de Mem’vele.

Concernant le barrage de Lom Pangar, un forum stratégique d’exploitation s’est tenu du 22 au 24 novembre 2016 à Yaoundé. Cette rencontre avait pour point d’orgue la présentation de la stratégie d’exploitation. Avec la réception provisoire du barrage de Lom Pangar et la prise en main des trois barrages réservoirs existants, EDC (Electricity Development Corporation) se positionne désormais comme le gestionnaire des eaux de bassins, conformément au décret de création de l’entreprise. La gestion intégrée et l’exploitation des quatre barrages réservoirs, leur entretien et leur maintenance est un nouveua défit pour EDC..

En ce qui concerne le barrage hydroélectrique de Memve’ele, en construction dans la Région du Sud- Cameroun, il est en phase terminale. Le Directeur du Projet annonce un niveau global de réalisation de 80%.

L’économie camerounaise est la plus diversifiée de la région:

Secteur primaire

Les activités agricoles et forestières s’appuient à la fois sur les cultures de rente (cacao, café, banane, palmier à huile, canne à sucre, hévéa) et vivrières (banane plantain, maïs, manioc). La production vivrière nationale augmente sans toutefois couvrir les besoins de la population.  La Banque mondiale, l’Union européenne et la France sont les trois principaux bailleurs de fonds qui financent les actions de l’Etat dans le domaine agricole.

Le sud forestier (Régions du Centre, de l’Est, du Littoral, du Sud et du Sud-Ouest) est situé dans la zone maritime et équatoriale. Cette zone se caractérise par une végétation dense, un vaste réseau hydrographique et un climat chaud et humide aux précipitations abondantes. Cette région est propice à la culture du cacao, du palmier à huile, de la banane, de l’hévéa et du tabac.

Les hauts plateaux de l’ouest (Régions de l’Ouest et du Nord-Ouest), dont l’altitude moyenne est supérieure à 1 100 m, forment une région riche en terres volcaniques favorables à l’agriculture (café, maraîchers). La végétation y est moins dense que dans le sud forestier et le climat est plus frais. La forte densité de peuplement par rapport à la moyenne nationale en fait une des premières zones d’émigration.

Le nord soudano sahélien (Régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord) est un environnement constitué de savanes et de steppes. En dehors du plateau de l’Adamaoua où le climat est plus tempéré, le reste de cette région est caractérisé par un climat tropical chaud et sec aux précipitations de plus en plus limitées au fur et à mesure que l’on se rapproche du lac Tchad. La région est propice à l’élevage et à la culture du coton, de l’oignon, du mil, de la pomme de terre, de l’igname blanche et des arachides.

Secteur secondaire

L’industrie couvre des secteurs variés du point de vue régional (boissons, sucrerie, huilerie, savonnerie, minoterie, aluminium, ciment, métallurgie, première transformation du bois) mais reste peu compétitive, handicapée par l’accès médiocre à l’énergie électrique.

Secteur tertiaire

Le secteur des services est dominé par les transports, le commerce et la téléphonie mobile.

Les principaux produits d’exportation sont le pétrole, les denrées alimentaires dont le cacao, les bananes et le coton et le bois. Les exportations ne représentent que 25% du PIB.

Les importations sont composées de produits manufacturés.

Les principaux fournisseurs sont l’Europe, le Nigeria et la Chine.

S’il existe à l’heure actuelle le monopole des principales infrastructures de réseau, notamment l’énergie, les transports, les télécommunications (CAMTEL) en ce qui concerne les lignes de téléphone fixes, la connexion internationale et les infrastructures internet, ainsi que dans le secteur des hydrocarbures,  plusieurs grandes entreprises publiques ont été privatisées ou concédées au cours des vingt dernières années. A l’avenir une réglementation est prévue pour permettre la concurrence dans la production d’électricité ainsi que dans les services portuaires.

La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) a octroyé un prêt de 115,2 milliards de francs CFA destiné à accompagner le Cameroun à réaliser les investissements notamment dans le secteur des transports. Les sommes provenant de ce prêt seront prioritairement affectées à la construction des infrastructures routières des villes de Bafoussam, Bamenda, Douala et Yaoundé.

L’autre volet de ce financement sera destiné à la mise aux normes de sécurité et de sûreté de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) des principaux aéroports internationaux du Cameroun, l’objectif étant d’améliorer la desserte aérienne du pays et avoir des retombées positives sur les échanges et le tourisme.

Le commerce extérieur du Cameroun

La part du commerce extérieur en matière de PIB du pays est d'environ 50%.

L’Union Européenne est le premier partenaire commercial du Cameroun, représentant plus de 50% des échanges hors pétrole. Les deux entités ont signé un Accord de Partenariat Economique le 15 janvier 2009 qui a été renouvelé le 28 juillet 2014. Cet APE prévoit l'accès en franchise de droits de douane et sans contingent au marché de l'UE pour les exportations en provenance du Cameroun. De son côté, le Cameroun va ouvrir progressivement son marché aux exportations européennes sur une période transitoire prévue jusqu'en 2023. Cette ouverture se fera à l’exception d’un certain nombre de produits de façon à assurer la protection de ses marchés agricoles et industriels qu’il considère comme sensibles. En outre, l'accord contient des dispositions relatives aux instruments de défense commerciale, au règlement des différends et à la coopération au développement.

Les thèmes potentiellement couverts par l'APE vont au-delà du commerce des marchandises et concernent les services et l'investissement, les domaines liés au commerce tels que le développement durable, la concurrence, la facilitation des échanges et la transparence des marchés publics.

  • Exportations

En 2013, les trois principaux clients du Cameroun sont la Chine (14,2%), le Portugal (11%) et les Pays-Bas (10,5%).

Les principaux produits d’exportation du Cameroun sont les carburants minéraux, le pétrole, le bois, le charbon, le cacao, le coton et l'aluminium.

Les principales exportations du Cameroun vers l’UE sont les produits pétroliers, l’aluminium, le bois et les produits agricoles. Les exportations agricoles sont diversifiées et concernent des produits bruts (cacao, café, banane, caoutchouc) ou transformés (produits à base de cacao, légumes et fruits transformés).

  • Importations

Les trois principaux fournisseurs du Cameroun sont le Nigéria (17,8%), la France (11,8%) et la Chine (10,4%).

Le Cameroun importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des céréales, des véhicules, des machines et des équipements électriques et électroniques, des peaux et cuirs; des produits laitiers; des produits à base de sucre, de la viande et des huiles et graisses végétales. Il est question depuis août 2014 d’interdire les importations de sucre et de ciment afin de protéger le tissu industriel local (augmentation de la production locale de ciment, d’une part, et plaintes formulées par la Société Sucrière du Cameroun (Sosucam, d’autre part.)

Les principales importations du Cameroun de l’UE sont les biens industriels, les véhicules, les produits chimiques et les médicaments.

  • Balance commerciale

Du fait des importations massives de produits alimentaires, la Balance des Paiements du pays reste déficitaire. Comme en 2013, le Cameroun poursuit en 2014 son ouverture économique afin d'améliorer ses performances sur le plan du commerce extérieur.

 

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