Conjoncture économique

Points forts :

  • Appartenance à la Zone Euro depuis le 1er janvier 2011 ainsi qu’à l’OCDE en 2010.
  • A été à la tête de la Présidence du Conseil de l’UE durant le 2ème  semestre 2017.
  • Comptes extérieurs excédentaires et faible endettement.
  • Environnement des affaires très favorable (18ème au classement Doing Business 2020), mais nécessité de mettre en place des mesures  anti-blanchiment plus contraignantes soulignée par le FMI.
  • Liens commerciaux, financiers et culturels étroits avec la Scandinavie.
  • Quasi-autosuffisance énergétique grâce aux schistes bitumineux.
  • Environnement des affaires très favorable (Flexibilité et ouverture sont les caractéristiques et les principes profonds de l’économie estonienne).
  • Développement important de secteurs à forte valeur ajoutée (électronique et services informatiques).
  • Numérisation des procédures administratives.
  • Flexibilité de la politique économique.
  • Située sur la côte occidentale de la mer Baltique, l’Estonie est le plus petit des états baltes.  

 

Grandes tendances du marché : 

Ease of doing business : 18ème sur 190 pays (Banque Mondiale, 2019), la Belgique est 46ème.

PIB par habitant : 21220€/habitant (Belgique 41150€)

Prévisions de croissance économique : 4,5% (FMI, 2021)

 

Retour de la croissance en 2021 après une année difficile :

 

Relativement épargnée pendant la première vague, l'Estonie a vu son nombre de cas positifs à la COVID-19 s‘envoler fin 2020.

Par ailleurs, son économie, très dépendante des échanges extérieurs, a pâti de la crise.

Elle devrait cependant repartir en 2021.

La consommation privée (46 % du PIB), aurait diminué de 8 % en 2020, en raison des mesures de confinement, de la diminution des revenus (hausse du chômage de 4,5 % en 2019 à 6,5 % en 2020 et baisse de 1 % des salaires) et de la hausse de l’épargne de précaution des ménages. Elle augmenterait de 10 % en 2021, grâce au plan de relance national qui vise, entre autres, à soutenir la consommation des ménages, mais aussi du fait de la reprise de l’emploi.

La chute de l’investissement a constitué la principale source de baisse de la demande intérieure en 2020.

Après une diminution estimée à 11 % en 2020, il ne devrait croître que modérément en 2021 (+ 5 %), en raison de la baisse du taux d’utilisation des capacités de production.

Cette situation sera compensée par l’augmentation des investissements publics (+ 25 % en 2020), en particulier dans les infrastructures.

Ces investissements seront financés par le plan de relance national et l'aide d’1,5 milliard d'euros touchée par l'Estonie au titre de la facilité pour la reprise et la résilience de l'UE, dont 70 % sera versé avant 2022.

Enfin, 2/3 de la récession de 2020 s’explique par la réduction de la demande étrangère.

De fait, les exportations de biens et services, qui représentent environ 70 % du PIB, ont reculé de presque 14 %,tirées par la chute des exportations de matériel de transports et produits minéraux, mais elles pourraient augmenter de 10 % en 2021.

En matière d’offre, l’agriculture, qui représente moins de 3 % du PIB, n‘a presque pas été impactée par la crise.

Le secteur secondaire a connu une forte baisse en 2020 (d'environ 7 %), tiré par la chute du secteur automobile et du schiste bitumineux, mais connaîtra une forte croissance en 2021(de l'ordre de 7 %).

Enfin, les services ont chuté d’approximativement 5 % en 2020, mais, portés par l’importance des services de l’information et de la communication, ainsi que du secteur IT (10 % du PIB), ils pourraient croître d'environ 3 % en 2021.

 

Apparition d’un déficit public, mais situation financière confortable :

L’Estonie dispose de finances publiques saines.

Le gouvernement a pu débloquer mi-mars 2020 deux milliards d’euros (7 % du PIB) pour lutter contre la crise.

Ce plan de relance a augmenté la dette du pays, qui reste toutefois à un niveau bien inférieur à ses voisins européens.

Le déficit public, qui s’est accentué avec la crise, devrait connaître une amélioration en 2021.

Les finances publiques bénéficieront aussi de l‘aide de l'UE, car l'Estonie a obtenu six milliards d'euros au titre du cadre financier pluriannuel 2021-2027, dont 14 % seront distribués en 2021.

Elle a aussi été autorisée par la Commission à diminuer son co-financement à ce Cadre, ce qui lui permettra de réaliser un milliard d'euros d’économies.

Après un léger déficit en 2020, le compte courant devrait redevenir légèrement excédentaire en 2021.

En 2020, quand bien même les exportations de biens ont été touchées par la baisse de la demande internationale, les importations l’ont été davantage par la chute brutale de la demande intérieure.

Le solde des biens restera déficitaire en 2021, bien qu’une amélioration sera permise par la hausse des exportations (bois, métal, équipement de transports).

L’excédent des services est resté relativement stable, porté par le secteur de l‘informatique et des logiciels, et ce malgré la chute du transport et du tourisme.

Les rapatriements de dividendes par les investisseurs étrangers dépassent les rentrées provenant des investissements estoniens à l'étranger, menant àun déficit des revenus.

Les importants investissements directs étrangers (3 % du PIB en juin 2020) ont pour contrepartie les investissements de portefeuille effectués à l'étranger par les fonds estoniens de retraite et des compagnies d'assurance.

L’excédent du compte de capital est composé des transferts des fonds structurels de l'UE.

Par ailleurs, la dette extérieure brute, qui représente environ 80 % du PIB en 2020, est en hausse mais elle est plus que compensée par les actifs des résidents détenus à l'étranger. 

Les principaux partenaires de l’Estonie en terme d’exportations sont : Finlande (16 %), Suède (10 %), Lettonie (9 %), Etats-Unis (7 %), Allemagne (6 %). 

Les principaux partenaires de l’Estonie en terme d’importations sont : Finlande (13 %), Allemagne (10 %), Lituanie (10 %), Suède (9 %), Lettonie (9 %).

 

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