Evolution des indicateurs économiques

À partir de l'automne 2008, la crise économique mondiale a également frappé la France qui est entrée en récession en 2009, son PIB se contractant de 2,9 %. Après un rebond en 2010 et 2011, la croissance française a fait du quasi-surplace entre 2012 et 2014.

En 2014, la France a perdu sa place de cinquième puissance économique mondiale, détrônée par le Royaume-Uni.

La reprise s’est amorcée en 2015, avec une croissance de 1,3 % du PIB, portée par la consommation des ménages, et s’est confirmée en 2016. Le gouvernement a pu ramener le déficit budgétaire à 3,3% du PIB, au prix d’une hausse sensible des prélèvements obligatoires et de la maîtrise des dépenses publiques.

L’investissement dans l’industrie s’est redressé, les entreprises ayant gagné en compétitivité. Néanmoins, la dette publique a continué de progresser, s’élevant à plus de 97% du PIB. En 2016, le chômage a amorcé une lente décrue, passant sous le seuil des 10%.

En 2017, la croissance s’est poursuivie. C’est ainsi qu’au mois d’octobre, après le gouvernement français, l’INSEE (Institut national de la Statistique et des Etudes économiques) a, à son tour, revu à la hausse sa prévision de croissance pour 2017, la voyant accélérer à 1,8%, un niveau "inédit depuis 2011", reflet de l'optimisme qui gagne les chefs d'entreprise depuis quelques mois. L’INSEE table désormais sur une hausse du PIB de 0,5% aux troisième et quatrième trimestres. Le taux de chômage devrait quant à lui atteindre 9,4% en fin d'année, ce qui représente une baisse de 0,6 point par rapport à 2016.

Selon l’INSEE, l'activité économique sera portée au second semestre par la hausse de l’investissement des entreprises ainsi que celle des ménages, qui bénéficient toujours de la baisse des taux d'intérêt. Les exportations devraient également croître de 3,3% en 2017 après une hausse de 1,9% en 2016.

Principaux secteurs d'activités

La France est la plus grande puissance agricole de l'Union Européenne, comptant pour un quart de la production agricole totale. Le secteur agricole ne représente néanmoins qu'une très faible partie du PIB du pays (1,7%) et emploie moins de 3% de la population. L'activité agricole française bénéficie d'importantes subventions, en particulier européennes. Les principaux produits agricoles de la France sont le blé, le maïs, la viande et le vin.

L'industrie manufacturière du pays est bien diversifiée mais est caractérisée par des évolutions paradoxales.

Si la France compte des industries modernes et dynamiques, qui en font un des leaders mondiaux dans de nombreux domaines (automobile, aéronautique, aérospatiale, agro-alimentaire, électronique, nucléaire civil, pharmacie, cosmétique, luxe …), il existe également de nombreuses industries traditionnelles (mines, textile, bois, chaussure, construction navale, sidérurgie …) qui voient leurs effectifs et leurs chiffres d'affaires chuter, obligeant des régions entières à une douloureuse reconversion.

L'INSEE note également la forte concentration de l'industrie française au sein de grands groupes. Par ailleurs, malgré la privatisation graduelle de nombreux groupes, la France reste caractérisée par la forte présence publique dans certains secteurs tels que l'énergie, le transport public et l'industrie de la défense.

Le secteur tertiaire représente près de 80% du PIB français et emploie plus des trois quarts de la population active.

La France est en outre la première destination touristique du monde avec 84,5 millions de touristes étrangers accueillis en 2015. Les attentats à Paris en 2015 et à Nice en 2016 ont néanmoins entraîné une chute de la fréquentation en 2016.

En 2016, la France est redevenue la 5e puissance économique mondiale en terme de PIB, derrière les États-Unis, la Chine, le Japon et l'Allemagne après avoir été brièvement dépassée par le Royaume-Uni en 2014-2015, selon le classement du FMI.

Commerce extérieur (tresor.economie.gouv.fr)

La France est l'une des huit premières puissances exportatrices du monde et le commerce représente plus de 60% de son PIB (2016). Elle enregistre cependant un fort déficit commercial structurel. Les importations se développent rapidement car la population achète beaucoup de marchandises importées, vendues relativement moins cher sur le marché local, en comparaison avec les produits "Made in France". Les importations d'énergie pèsent également dans la balance.

La France exporte essentiellement des véhicules, des produits pharmaceutiques, des produits alimentaires (vin), des hydrocarbures et des éléments électroniques. Le pays importe de nombreux biens de consommation, des véhicules, des hydrocarbures et des produits pharmaceutiques. Les dix premiers partenaires commerciaux de la France sont : l’Allemagne (16,8 %), la Belgique (7,8 %), l’Italie (7,1 %), l’Espagne (6,4 %), les Etats-Unis (6,4 %), la Chine (6 %), le Royaume-Uni (5,4 %), les Pays-Bas (4,2 %), la Suisse (2,8 %) et la Russie (2 %).

Au cours des 10 dernières années, ce classement a assez peu évolué, avec toutefois une forte progression de la Chine, passée du 8ème au 4ème rang et qui a vu son poids presque doubler dans les échanges avec la France. Le commerce franco-allemand distance largement les autres flux bilatéraux, avec près de 17% du commerce extérieur français.

Les échanges de biens sont constitués principalement de produits industriels, en particulier avec la Chine, l’Allemagne et les Etats-Unis, mais les produits agricoles et agroalimentaires occupent un poids significatif dans le commerce avec les autres voisins européens (de 14% avec l’Italie à 24% avec les Pays-Bas). Par contre, en ce qui concerne la Russie, la moitié des échanges avec la France correspondent à des importations d’énergie.

En terme de solde, la France n’enregistre plus aujourd’hui d’excédent qu’avec 2 de ces 10 Etats, le Royaume-Uni et la Suisse.

En 2016, le déficit commercial français des échanges de biens s’est élevé à 48,1 milliards d’euros (progression de 7 % par rapport à 2015). On est certes loin du pic de 2011 (-74,5 milliards d’euros) mais cela met fin à quatre ans d’amélioration. Si les excédents des secteurs traditionnellement moteurs de son commerce extérieur s’érodent (industrie manufacturière et agriculture), les exportations automobiles, navales, militaires, textiles et du luxe sont particulièrement bien orientées en 2016. Bien qu’en nette baisse, la balance des échanges de services est équilibrée en 2016, tandis que l’excédent du négoce international progresse pour la 7ème année consécutive.

Echanges entre la Belgique et la France

La France est le 2e marché à l'export de la Belgique (14 % de nos exportations en 2016) après l'Allemagne et son 3ème fournisseur, après les Pays-Bas et l'Allemagne (11,1 % de nos importations en 2016).

Principaux produits d’exportation de la Belgique en France : produits des industries chimiques et produits pharmaceutiques, métaux communs et ouvrages en ces métaux, matériel de transport, machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques, produits alimentaires, boissons et tabacs, matières plastiques et caoutchouc ; ouvrages en ces matières.

Principaux produits d’exportation de la Belgique en provenance de la France : produits des industries chimiques et produits pharmaceutiques, matériel de transport, produits alimentaires, boissons et tabac, machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques, métaux communs et ouvrages en ces métaux, produits du règne végétal.

Ces catégories de produits représentent à eux seuls 70 % des échanges de la Belgique avec la France.

La balance commerciale entre la Belgique et la France affiche traditionnellement un solde positif en faveur de notre pays (7.506,19 millions d’euros en 2016).

Echanges entre la Wallonie et la France

La France est le 1er marché à l'export de la Wallonie (24,5 % de nos exportations en 2016) et constitue également son 1er fournisseur (20,7 % de nos importations en 2016).

Principaux produits d’exportation de la Wallonie en France : produits des industries chimiques et produits pharmaceutiques, métaux communs et ouvrages en ces métaux, matériel de transport, matières plastiques et caoutchouc ; ouvrages en ces matières, produits alimentaires, boissons et tabacs.

Principaux produits d’exportation de la Wallonie en provenance de la France : produits des industries chimiques et produits pharmaceutiques, métaux communs et ouvrages en ces métaux, machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques, produits alimentaires, boissons et tabacs, animaux vivants et produits du règne animal, produits du règne végétal.

Ces catégories de produits représentent à eux seuls de l’ordre de 70 % des échanges de la Wallonie avec la France.

La balance commerciale entre la Wallonie et la France affiche traditionnellement un solde positif en faveur de notre région (3 263,40 millions d’euros en 2016).

Sources :

  • Le MOCI, Moniteur du Commerce International
  • Douanes françaises – Département des statistiques et des études économiques
  • Lekiosque.finances.gouv – Le Chiffre du commerce extérieur
  • Tresor.economie.gouv.fr – Résultats du commerce extérieur de la France en 2016
  • INSEE, Institut national de la Statistique et des Etudes économiques de la France
  • Business
  • France OCDE – perspectives économiques
  • Banque nationale de Belgique
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