Croissance et points faibles

L’agriculture joue un rôle dominant dans l’économie moldave, les conditions climatiques et géologiques étant très favorables. Quelque 75% des terres moldaves sont cultivées. Les produits les plus importants sont : le vin, le blé, le maïs, la betterave et le tabac. L’industrie est pour sa part en grande partie dépendante du secteur agroalimentaire, ainsi que du secteur de la mécanique et de l’industrie électrotechnique.

La Moldavie connaît une croissance depuis le début des années 2000. Cette croissance est notamment stimulée par les transferts financiers effectués par plusieurs centaines de milliers de Moldaves émigrés, transferts qui soutiennent en particulier la consommation privée et la construction.

En 2009, dû à la situation économique mondiale défavorable, ce taux de croissance a fortement baissé. En effet, la crise globale a atteint la Moldavie par d’autres voies que le secteur financier et s’est donc fait sentir plus tard. Cependant, les chiffres pour 2013 et 2014 sont à nouveau positifs (4 %), notamment grâce aux principaux marchés d’exportation de la Moldavie : l’Ukraine, la Roumanie et d’autres pays de l’UE. Il en reste cependant une forte baisse de la consommation privée et une augmentation du chômage. Après le rebond de l’activité observé en 2013, la croissance moldave devrait se stabiliser.  La production mais aussi la transformation de produits agricoles contribue à environ 30 % du PIB. Ce secteur bénéficiera en 2014 des mesures prises par le nouveau gouvernement mi-2013 pour soutenir les exploitants agricoles et encourager les investissements (irrigation, équipements de transformation). La construction d’un pipeline (Ungheni-Iasi) reliant le réseau de transport de gaz moldave à celui de la Roumanie et divers projets d’amélioration du réseau routier soutiendront également l’activité.

Concernant les échanges commerciaux, la Moldavie exporte principalement des produits agroalimentaires (fruits, légumes, vin).  La demande des pays de la CEI (Russie en particulier) devrait rester plus soutenue que celle de l’Union Européenne sans toutefois permettre une forte progression des exportations en 2014.  La reprise, même modérée, de l’activité se traduirait par une hausse des importations qui ne pourra être compensée par les transferts d’expatriés. Par ailleurs, la signature  de l’accord d’association (AA) avec l’UE pourrait conduire la Russie à renoncer, au moins partiellement, à la baisse envisagée des tarifs du gaz importé par la Moldavie. Le solde courant, après s’être légèrement creusé en 2013, ne devrait donc pas s’améliorer en 2014.  La dépréciation du leu pourrait se poursuivre, étant donné le déficit courant et la politique de taux faible de la banque centrale, mais son ampleur devrait rester limitée.

L’embargo russe imposé en 2014 a eu un impact significatif sur l’économie moldave, comme une partie très importante des produits agro-alimentaire n’était pas exportée.

Un autre frein à l’essor économique du pays est lié à la volonté de sécession de la Transnistrie, qui abrite sur son sol une part importante de l’industrie lourde du pays.

POINTS FORTS :
Soutien de la communauté financière internationale
Renforcement des relations avec l’UE
Petite économie ouverte qui attire les investissements étrangers

POINTS FAIBLES :
Forte émigration et contraction de la population
Dépendance à l’égard des transferts des travailleurs expatriés
Instabilité politique et tensions sociales

 

 

 

 

Retour en haut back to top