Généralités

De manière très générale, nous pouvons dire que le pays est très peu industrialisé, la population est essentiellement rurale.

Le Myanmar a une petite production pétrolière à terre. C'est un vieux pays pétrolier. La Burmah Oil Company a été créée en 1896 pour l'exploration et la production pétrolières en Inde britanique. Principal actionnaire de la British Petroleum, qui n'avait pas d'activité aux Indes, la Burmah a limité ses activités à ce territoire.Le Myanmar reste une destination touristique appréciée en majorité par les Chinois et les Japonais.

Situation économique et financièrePolitique fiscale et économique du paysAccords politiques, juridiques et multilatérauxDes liens étroits avec ses voisins asiatiquesLevée des sanctions imposées par l'Union européenneEtat des lieux du commerce extérieur

Situation économique et financière

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Alors qu’au début des années 1960, la Birmanie comptait parmi les États relativement prospères de l’Asie du Sud-Est, sa situation s’est fortement dégradée depuis les années 1960, rétrogradant ainsi le pays parmi les 50 nations « les moins avancées » de la planète.

 

Cependant, plusieurs signaux encourageants semblent se dégager depuis quelques années. Ainsi, les dernières statistiques mettent en évidence une croissance régulière de 5,5 % en 2011, de 6,25 % en 2012 et de 6,8 % en 2013 pour une inflation maintenue à moins de 6 %, loin des niveaux des années précédentes (30 % en moyenne, avec un pic à 58 %). Le FMI prévoit même un taux de croissance de 7,75 % pour l’année fiscale 2014-2015.

 

Le secteur des hydrocarbures a connu une forte hausse des investissements étrangers. Depuis le processus de démocratisation amorcé en 2011, la libéralisation économique a progressé au Myanmar.

 

Le pays dispose d’importantes ressources agricoles (riz, légumes secs) et forestières (exploitation du bois). L’agriculture constitue donc la base de l’économie birmane, contribuant pour 35 % au PIB et employant près de 70 % de la population active.

 

Le sous-sol est également très riche avec d’importants gisements de cuivre, de plomb, de zinc, d’argent, de pétrole et de gaz (off-shore). La Birmanie est aussi réputée pour ses pierres précieuses (rubis et saphir) et semi-précieuses (jade en particulier). Le gaz et les pierres précieuses et semi-précieuses constituent respectivement 40 % et 20 % des exportations de la Birmanie. Ces secteurs lui permettent ainsi de bénéficier d’un solde commercial presque à l’équilibre.

Le secteur industriel est très faiblement développé (23 % du PIB) et demeure concentré dans les industries agroalimentaires, l’énergie, la confection et l’extraction minière. Toutefois, la création de zones économiques spéciales en février 2011 accordant divers avantages fiscaux et administratifs montre la volonté du gouvernement d’encourager le développement de ce secteur. À cela s’ajoutent plusieurs projets portuaires et gaziers, en partenariat avec la Chine, la Thaïlande et le Japon, qui devraient permettre à la Birmanie d’augmenter sa capacité de production et ses exportations pour rapidement devenir une plaque tournante du commerce régional.

En outre, le déplacement de la capitale depuis Rangoun vers Nay Pyi Taw en 2005 et l’ensemble des travaux d’aménagement occasionnés ont fourni d’importants relais de croissance.

Le tourisme pourrait également constituer un élément important de cet essor économique : la Birmanie a accueilli plus de 2 M de voyageurs en 2013 contre 400 000 quelques années avant. Le nombre de visiteurs devrait atteindre 3 millions en 2014 et 5 millions en 2015. À l'horizon 2017, 7,5 millions de touristes sont espérés. Face à l’insuffisance des capacités hôtelières, les investissements dans ce secteur sont d’ores et déjà particulièrement dynamiques.

Néanmoins, ces développements restent largement insuffisants pour réduire le niveau de pauvreté et combler le retard que le pays a accumulé vis-à-vis de ses voisins. À titre de comparaison, le pouvoir d’achat des Birmans, en termes de PIB par habitant de 990 USD par an, est le plus faible de l’ASEAN, soit 3 fois plus faible que celui des Indiens et presque 6 fois inférieur à celui de leurs voisins thaïlandais.

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politique fiscale et économique du pays

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Le succès de la libéralisation en avril 2012 du taux de change de la monnaie nationale, le kyat, constitue une première étape d’un long processus de réformes et d’ouvertures économiques.

 

En effet, les quelques mesures d’ouverture (loi sur les zones économiques spéciales précitée pour les investisseurs étrangers, loi sur les investissements étrangers de novembre 2012, libéralisation du secteur financier) et la privatisation de l’économie amorcée début 2010 ne réduisent que partiellement la complexité et l’imprévisibilité de l’évolution de l’environnement des affaires et des transactions internationales. Le déficit budgétaire reste élevé (entre 4 % et 5 % du PIB) alors que les recettes fiscales (6 % du PIB) comptent parmi les plus faibles d’Asie.

 

La principale attente concerne la mise en oeuvre de politiques économiques redistributives bénéficiant directement aux populations. À ce stade, force est de constater que les secteurs sociaux (santé et éducation notamment) captent une part en croissance mais encore insuffisante du budget de l’État dont une fraction importante est encore consacrée à l’armée et que la Birmanie figure parmi les pays enregistrant des performances décevantes en matière de lutte contre la corruption, malgré de réels efforts.

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Accords politiques, juridiques et multilatéraux

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Suite au coup d’État de 1988, les puissances occidentales (États-Unis, Union européenne, Australie, etc.) avaient mis en place de nombreuses sanctions contre la junte militaire birmane. Les sanctions européennes ont été totalement éliminées (sauf les armes) tandis que les Américains conservent encore des restrictions, notamment pour les investissements.

 

Les interventions (y compris techniques) des institutions financières internationales, également gelées depuis 1988, ont repris. Après le règlement de la question des arriérés de la dette Birmanie, la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement ont repris le chemin de la Birmanie : toutes deux y ont ouvert un bureau en 2012, de même que l’Union européenne qui a rétabli le Système des Préférences Généralisées en juillet 2013. Le FMI a conclu un programme de référence pour 2013 et poursuit un important programme. Les créanciers du Club de Paris ont annulé une partie de la dette et rééchelonné le reste. Le Japon poursuit, par le biais de la JICA, l’octroi de dons (200 M USD par an) et de prêts (550 M USD en 2013). Par ailleurs, la Coface est de nouveau ouverte, sous conditions.

 

Enfin, plusieurs agences des Nations unies (OMS, PNUD, UNICEF) et ONG y ont maintenu une présence au travers de programmes humanitaires ou sociaux, toutefois insuffisants pour faire face aux besoins.

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Des liens étroits avec ses voisins asiatiques

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Malgré son isolement vis-à-vis des grandes économies occidentales, cela n’a pas empêché la Birmanie de s’engager dans le commerce international et l’intégration régionale. Elle est membre de l’OMC depuis 1995 et a rejoint l’ASEAN en 1997. Grâce à ses voisins, le commerce extérieur birman a donc poursuivi une croissance plus élevée que le volume global des échanges internationaux. Ce phénomène devrait d’ailleurs s’accélérer avec la libéralisation des échanges dans le cadre de l’ASEAN Economic Community (AEC) à l’horizon 2015. Entre temps, Nay Pyi Taw assume aujourd’hui la présidence tournante de l’Association en 2014.

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Levée des sanctions imposées par l'Union européenne

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Compte tenu des récentes évolutions du climat politique sur place, les 27 membres de l’UE ont décidé le 22 avril 2013 de la levée définitive des sanctions contre la Birmanie (hors embargo sur les armes- EBA, Everything But Arms).

 

Cette décision apparaît comme un tournant dans les relations diplomatiques qui fait suite à 24 ans de rupture. L’interdiction d’importer ou d’exporter certains produits a donc été levée et se limite désormais aux équipements militaires. Toutefois, les États-Unis ont maintenu leur liste noire, « Specially Designated Nationals », émanant du Trésor américain et qui sanctionne toute personne ou toute entité figurant sur cette liste.

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Etat des lieux du commerce extérieur

En raison des sanctions imposées par les économies occidentales, les exportations de la Birmanie se sont largement reportées sur ses voisins asiatiques (Chine et Thaïlande notamment) : ils représentent 90 % de ses exportations (95 % en incluant le Japon) contre 2,2 % pour l’UE en 2013 (+ 0,5 % par rapport à 2012). Néanmoins, avec la réinstauration du Système des Préférences Généralisées (SPG) en juillet 2013, les exportations des produits birmans vers l’UE devraient croître de manière significative notamment pour les produits textiles et les produits de la mer. 

 

Le gaz et les pierres précieuses et semi-précieuses constituent respectivement 40 % et 20 % des exportations de la Birmanie. Ces secteurs lui permettent ainsi de contribuer au quasi-équilibre du solde commercial.

 

Il convient par ailleurs de noter l’existence de flux de marchandises illégales probablement très importants vers les pays limitrophes. Le bois de teck (dont l’exportation est aujourd’hui interdite) et les pierres précieuses font notamment l’objet d’un commerce intensif dans les zones peu contrôlées du nord du pays. Peu de statistiques fiables existent sur le sujet, mais il semble possible d’affirmer que le montant des échanges est sensiblement sous-évalué.

Exportations

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En raison des sanctions imposées par les économies occidentales, les exportations de la Birmanie se sont largement reportées sur ses voisins asiatiques (Chine et Thaïlande notamment) : ils représentent 90 % de ses exportations (95 % en incluant le Japon) contre 2,2 % pour l’UE en 2013 (+ 0,5 % par rapport à 2012). Néanmoins, avec la réinstauration du Système des Préférences Généralisées (SPG) en juillet 2013, les exportations des produits birmans vers l’UE devraient croître de manière significative notamment pour les produits textiles et les produits de la mer.

Il convient par ailleurs de noter l’existence de flux de marchandises illégales probablement très importants vers les pays limitrophes. Le bois de teck (dont l’exportation est aujourd’hui interdite) et les pierres précieuses font notamment l’objet d’un commerce intensif dans les zones peu contrôlées du nord du pays. Peu de statistiques fiables existent sur le sujet, mais il semble possible d’affirmer que le montant des échanges est sensiblement sous-évalué.  

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Indicateurs du commerce extérieur

2009

2010

2011

2012

2013

Exportations de biens (millions USD)

6.710

8.661

9.238

8.900

10.300

Exportations de services (millions USD)

-

331

580

-

-

 

Principaux pays partenaires

Principaux clients
(% des exportations)

2010

Thaïlande

41,7%

Hong Kong

21,1%

Inde

12,6%

Chine

6,2%

Singapour

3,6%

Autres

14,8%

 

Source : OMC - Organisation Mondiale du Commerce ; Banque Mondiale - dernières données disponibles

 

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Importations

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Les principaux partenaires commerciaux du pays sont les pays membres de l'ANASE (Association des Nations d'Asie du Sud-Est), la Chine et l'Inde. Le pays importe du tissu, des produits pétroliers, des engrais, du plastique, des machines, des équipements de transport, du ciment, des matériaux de construction, du pétrole brut, des produits alimentaires en provenance de la Chine, de la Thaïlande, de Singapour, de la Corée du Sud, de la Malaisie et de l'Indonésie. Les principaux produits exportés sont le gaz naturel, le bois, les légumes, les poissons, le riz, les vêtements, les pierres précieuses (jade) à destination de la Thaïlande, de l'Inde, de la Chine et du Japon. 

 

Indicateurs du commerce extérieur

2009

2010

2011

2012

2013

Importations de biens (millions USD)

4.316

4.760

9.019

9.181

11.600

Importations de services (millions USD)

-

754

1.067

-

-

Source : OMC - Organisation Mondiale du Commerce ; Banque Mondiale - dernières données disponibles.

Principaux fournisseurs 2010
(% des importations)

 

Chine 27,1%

Singapour

27,0%

Thaïlande

11,4%

Corée du sud

6,1%

Japon

5,3%

Autres

23,3%

 

Source : Comtrade, dernières données disponibles

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