Mines

La production de cuivre en RDC a atteint 1,4 million de tonnes en 2019, soit une croissance annuelle de 17%. Avec la production des projets Deziwa Mining et de la Compagnie Minière de Musonoi, ainsi que ceux à venir du Groupe Ivanhoe, dont Kamoa, l’avenir s’annonce positif pour la filière cuprifère.

La production de cobalt, après une année 2018 prolifique avec 109.402 tonnes, s’est repliée à 77.964 tonnes en 2019. Si à long terme le cobalt pourrait perdre en importance dans les batteries au bénéfice du lithium solide - dont la RDC est également productrice - et d’autres minerais, les perspectives restent favorables. Glencore négocie des accords d’approvisionnement de longue durée avec Tesla et Samsung. L’accord avec Samsung porterait sur 21.000 tonnes d’hydroxyde de cobalt de 2020 à 2024.

Les exportations d’or (officielles) sont passées de 31.512 Kg en 2017 à 36.190 Kg en 2018, avant de redescendre à 33.055 Kg en 2019, du fait des difficultés rencontrées par les sociétés du Groupe Banro International.

Les données de l’Agence Nationale de Promotion des Investissements indique que les principaux investissements étrangers directs entre 2003 et 2017 sont dans le secteur minier et proviennent de la Chine, de l’Inde, Belgique, Canada, France, Espagne, Grande Bretagne, Italie, Liban ou encore Emirats Arabes Unis.

La concentration de ces investissements se trouve dans les provinces de Kinshasa, Kongo-Central (ex-Bas-Congo), Katanga et les deux Kivu et cela en raison de l’existence dans ces provinces d’infrastructures routières et électriques.

Energie

Deux barrages hydro-électriques nommés Inga 1 et 2 sont situés sur le fleuve Congo dans la province du Bas-Congo, à proximité de la ville de Matadi. Le projet d’un nouveau barrage, Inga 3 est controversé (luttes écologistes, réhabilitation des premiers barrages et défection des partenaires financiers).

Le bassin du fleuve Congo de la RDC offre un potentiel énergétique exploitable de 100.000 MW, répartis sur 780 sites situés dans 145 territoires et 76.000 villages. Ce potentiel représente environ 37 % du potentiel total africain. La RDC possède en outre d’importantes potentialités en ressources énergétiques renouvelables telles que la biomasse, l’éolienne, le solaire, le biogaz et le biocarburant.

Pourtant le taux d’électrification du pays n’est que de 9,6%, avec de fortes disparités entre milieux urbains (35%) et ruraux (1%). Les provinces les mieux équipées sont celles du Bas-Congo, de Kinshasa, du Katanga et de la Province Orientale. Il n’y a pas de réseau de transmission de l’électricité à l’échelle du pays mais seulement 3 grilles régionales couvrant certaines parties du territoire.

Sur une puissance totale installée en RDC évaluée à 2.677 MW, la Société Nationale d’Electricité (SNEL) dispose d’un parc de production d’environ 2.416 MW, soit 96 % de la puissance nationale installée, constituée essentiellement de centrales hydroélectriques. Cette capacité n’a pas augmenté depuis 2008. Aujourd’hui, seuls 1.281 MW sont opérationnels. Les auto-producteurs se partagent les 100 MW restants de la puissance installée, soit 4 %.

Pour encourager les investisseurs le Gouvernement a mis en place un Code des Investisseurs en 2002, un Code d’Electricité en 2009 et une Loi qui institue la libéralisation du secteur énergétique en 2014.

Le transport

  • L’état des routes en RDC est très dégradé, quoiqu’en amélioration au cours des dernières années sur les principaux axes économiques. L’immensité du territoire et les conditions géographiques et climatiques constituent des défis considérables à relever. Kinshasa n’est pas accessible par la route depuis les autres villes principales du pays que sont Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Kisangani, Kananga et Goma. Cependant les liaisons de la capitale avec certaines provinces comme celle du Bas-Congo se sont améliorées depuis les années 2000 avec la réhabilitation de certaines infrastructures. La réhabilitation et l’asphaltage de la RN1 sous financement de l’UE, de la BAD et de la BM vers le Sud-Est du pays progressent.
  • Récemment, le Président Tshisekedi a inauguré le pont Lubuya situé à environ 58 km de la ville de Kisangani, un ouvrage rénové (érigé en 1950 mais effondré) notamment avec le financement du Fonds de Promotion de l'Industrie (FPI). Le pont permet de relier Kisangani à la ville de Bukavu, le chef-lieu de la province du Sud-Kivu , et de faciliter le trafic entre les provinces des deux Kivu, du Maniema et de la Tshopo. A partir de Kisangani, on peut aller vers la Province de l'Equateur, vers la frontière avec la République Centrafricaine.  

La télécommunication

  • La téléphonie cellulaire a généré un chiffre d’affaires de 337 millions USD au 3ème trimestre 2018;
  • Le secteur des télécommunications réalise les assignations annuelles en moins de deux mois;
  • La loi sur les télécommunications rend le marché congolais plus attractif.

Le tourisme

Le parc national des Virunga est à nouveau ouvert aux touristes. La population des gorilles y est en croissance et il y a l’interdiction d’exploitation pétrolière dans ce parc.

Les revenus de l’Etat générés par le secteur touristique ont augmenté de 350% entre 2017 et 2018 grâce à la numérisation des procédures de collectes des redevances perçues sur les billets d’avion du réseau international au profit du Fonds de Promotion du Tourisme(FPT).

A la numérisation des billets d’avion sur les vols internationaux, le cap est mis sur matérialisation de la numérisation des hôtels, restaurants et cafés (HORECA).

 

Les Assurances

Le 28 mars 2019, l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA) a acté la libéralisation du secteur des assurances en mettant ainsi fin au monopole d’Etat. Quatre compagnies d’assurances et deux compagnies de courtage du secteur privé ont reçu un agrément.  

 

Source : BELTRADE N°47 ♦ janvier - février - mars - avril 2019

 

APRES LE COVID-19, LES SECTEURS SUIVANTS RESTENT INTERESSANTS:

Agriculture, Agroalimentaire

Face à la crise économique due à la pandémie de coronavirus, le Gouvernement juge opportun de se tourner vers l'agriculture, l'élevage, la pêche et le développement rural plutôt que de dépendre d’importations de pays lointains.

Le conseil de ministres a validé le 19 juin 2020, le Plan national de relance agricole (PNRA), chiffré à 4,4 milliards de dollars américains pour une durée de trois ans.

Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) accordera un prêt de 26,6 millions $ et un don de 9,8 millions $ en faveur du Programme d’appui au développement rural inclusif et résilient (PADRIR).

Santé

  • Financement des projets PERSE et PDSS entre le ministre des Finances et la Banque mondiale : 1 milliard USD;
  • L'ONU compte appuyer le gouvernement avec 407,7 millions USD pour atténuer les effets socio-économiques de covid-19;
  • 4,5 millions d'euros de l'UE et UNICEF en appui au Plan national de développement sanitaire;
  • 1,8 million USD alloués à trois hôpitaux publics, ex-Mama Yemo, Cliniques Universitaires et Ngaliema.

Industrie et transformation locale

Numérique

En marge du forum e-RDC 2020 de février, le ministre des communications et nouvelles technologies et le directeur-général pour la RDC de Huawei ont signé un protocole d’accord portant sur le déploiement des infrastructures digitales dans le pays. Huawei Technologies-RDC veut participer a l’élaboration du plan du numérique national, à la couverture du réseau dans les zones rurales et à la formation des jeunes. En 2006 déjà, Huawei a investi dans son siège et un centre de formation en RDC.

Pour sa part, Konnect Africa, filiale d’Eutelsat Communications, Schoolap et Flash Services, annoncent la signature d’un protocole d’accord visant à connecter à internet plusieurs milliers d’écoles en RDC. Pres de 3.600 écoles bénéficieront d’une connexion internet haut débit permettant l’accès à une plateforme de numérisation de tout le contenu scolaire officiel et à un contenu pédagogique de qualité. Une seconde phase pourrait s’étendre à plusieurs dizaines de milliers d’écoles.

Infrastructures

La Table Ronde pour la levée de fonds pour le Programme des Investissements pour le Développement des infrastructures en Afrique a été reportée pour cause de pandémie. En ce qui concerne la RDC, 4 projets sont sur la table, à savoir:

  • Le Pont-Route-Rail (PRR) entre Brazzaville et Kinshasa (avec prolongement du rail jusqu’à Ilebo pour compléter une dorsale ferroviaire Pointe-Noire - Kinshasa - Lubumbashi - Afrique australe;
  • La navigation sur le fleuve Congo et ses affluents Oubangui et Sangha;
  • La construction d’un pont sur la rivière Oubangui qui établit l’axe routier Bangui -Kisangani - Kampala et Kisangani – Bujumbura;
  • Le Port en eaux profondes de Banana.

Source: AWEX/WBI

Un dossier sur les ports de la RDC a été publié dans la revue trimestrielles Perspective, des mois avril, mai, juin 2020 de la CBL-ACP. L’auteur, M. Justin Kamwanya Kamemuna Lem’s fait un état des lieux des ports de:

  • Matadi
  • Matadi Gateway Terminal « MGT »
  • Boma
  • Kalundu
  • Kalemi
  • D’autres ports intérieurs

En résumé, la quasi-totalité des ports, construits à l’époque coloniale, fonctionnent à faible rendement ou ne sont plus fonctionnels; il y a un besoin de dragage, de balisage, de formation de personnel, de lieux de stockage, de grues, etc.

Retour en haut back to top