Situation économique

La victoire électorale de M. Lacalle améliore les perspectives économiques de l’Uruguay. Néanmoins, les analystes sont prudents quant à l'ampleur probable de son succès dans l'assainissement des finances publiques, ce qui renforcerait la confiance des investisseurs et aussi dans la mise en œuvre de réformes microéconomiques pour améliorer la productivité. Le PIB annuel moyen devrait augmenter de 2,2 % entre 2020 et 2024. Cela implique une reprise importante à partir de 2019 (où la croissance a été estimée à seulement 0,3 %), soutenue par la construction d'une seconde usine de pâte à papier (projet de 3 milliards USD) par UPM (société finlandaise), dont l'exploitation devrait commencer en 2021. Toutefois, la croissance du PIB devrait rester faible à court terme, en raison de la récession en Argentine, et aussi à cause des risques pesant sur la mise en œuvre du programme gouvernemental pendant la longue période de transition entre les élections de novembre 2019 et la mise en place de la nouvelle administration en mars 2020. En outre, le taux de chômage restera élevé : il s'élevait à 9,5 % en septembre 2019, contre 8,7 % en 2018.

La croissance de la consommation privée sera modeste entre 2020 et 2024, reflétant la lenteur des améliorations sur le marché du travail. Les perspectives en matière d'investissements seront soutenues par des projets d'investissement étrangers de grande envergure, ainsi que par des investissements public-privé dans les infrastructures, notamment les énergies renouvelables et la rénovation des infrastructures ferroviaires et portuaires convenues avec l'UPM (Finlande) dans le cadre de ses conditions préalables à l'investissement. Des progrès fragmentaires dans les réformes microéconomiques apporteront, de manière limitée quelques améliorations, l'assainissement budgétaire, néanmoins, agira comme un frein à la croissance économique.

Du côté de l'offre, la croissance de l'agriculture, bien que vulnérable aux intempéries, sera soutenue par la demande extérieure. L'industrie manufacturière uruguayenne souffrira jusqu'à la reprise économique en Argentine et jusqu'à ce que le Brésil se renforce à moyen terme.  Les analystes ne pensent pas que l'évolution des taux de change réels bilatéraux avec ces pays sera particulièrement bénéfique pour la compétitivité uruguayenne.

Les exportations de services (principalement le tourisme) afficheront une performance modérée au début de la période de prévision 2020-2024, jusqu'à ce que la reprise économique en Argentine se concrétise. Ces prévisions comportent des risques de baisse. Sur le plan extérieur, la principale préoccupation est la performance encore plus faible que prévu en Argentine.  De plus, le ralentissement de la croissance chinoise devrait faire baisser les prix des matières premières. Sur le plan intérieur, la principale menace qui pèse sur les perspectives est une flambée de l'inflation, qui déclencherait un resserrement de la politique monétaire. Toutefois, les économistes supposent que l'assainissement budgétaire sous le nouveau gouvernement réduira le risque inflationniste à long terme, ce qui aurait un impact négatif sur l'investissement.

Source: Country Report 4th Quarter 2019 - www.eiu.com - © Economist Intelligence Unit Limited 2019 – Editor: Robert Wood -traduction libre de l’AWEX

 

 

Exportations 2018

Les exportations 2018 uruguayennes de biens, y compris ceux provenant des zones franches, ont enregistré une légère augmentation de 0,4% en 2018 pour atteindre les 9 088 millions d´USD. La mauvaise récolte de soja due à la sécheresse est ce qui explique la stagnation des exportations en 2018. Si on exclut le soja, les exportations de biens auraient augmenté de près de 9%.   

Principaux produits exportés : 
Les exportations de pâte à papier, de bois, de bœuf, de produits laitiers et de véhicules ont été les plus importantes avec un impact positif sur la croissance en 2018, tandis que les ventes de soja et de riz ont enregistré des baisses.
- Cellulose : en 2018, pour la première fois, la cellulose s´est positionnée comme principal produit exporté du pays, surpassant la viande et le soja, avec des ventes qui ont atteint les 1 660 million de dollars US, une augmentation de 25% par rapport à 2017.
Principales destinations : l'Union Européenne avec une participation de près de 50% sur lemontant exporté, suivie par la Chine et les États-Unis avec 35% et 9% respectivement. 

-Viande bovine : les exportations de viande bovine ont atteint les 1,629 million d´USD en 2018, enregistrant une croissance de 8% par rapport à l'année précédente.
Principaux clients : la Chine est encore la destination principale de la viande (45%), suivie par l´Union Européenne (22%). 

- Produits laitiers : les ventes de produits laitiers ont atteint 682 millions d´USD en 2018, une croissance de 16% par rapport à 2017. Le lait en poudre est le produit le plus exporté avec un total de 68% sur les ventes totales du secteur.  L’Algérie a enregistré une augmentation significative avec une augmentation de 79% par rapport à 2017, se plaçant comme principale destination (31%) suivie du Brésil avec 20%. 
-Soja : les exportations de soja ont totalisé 526 millions d´USD, affichant une baisse de 56% par rapport à 2017. C´est le résultant de l´une des pires sécheresses et mauvaises récoltes de l´histoire du pays. 
-Riz : avec des montants de 398 millions d´USD, les exportations de riz ont baissé de 11% par rapport à 2017. 
Principales destinations :
La Chine a été le principal partenaire commercial en 2018, représentant 26% des exportations avec des montants exportés de 2 328 millions d´USD.  Viennent ensuite l’Union européenne avec une participation de 18% et 1 676 millions d´USD exportés en 2018 (avec une croissance de 16% par rapport à 2017), suivent le Brésil (12%), les États-Unis (7%), l´Argentine (5%) et le Mexique (4%). 
Cette augmentation des ventes vers l´UE s'explique principalement par la croissance des exportations de cellulose (49%) et l´augmentation des ventes de bois et de laine. Au niveau des principales destinations en UE se trouvent les Pays-Bas, l’Italie et l’Allemagne. Il convient souligner que les Pays-Bas fonctionnent comme un point d´entrée pour une grande partie des exportations Uruguayennes qui sont ensuite redistribuées au sein du marché européen.
Selon les projections officielles, les exportations uruguayennes de biens augmenteront à des niveaux proches de 4% en 2019. Cette croissance sera soutenue par la reprise des exportations agro-industrielles, en particulier ceux des produits agricoles qui ont le plus chuté en 2018.

Importations 2018

Les importations de biens - sans compter le pétrole et les dérivés - ont atteint 7 635 millions de d´USD, ce qui présente une augmentation de 3% par rapport à  2017. Les principaux produits importés étaient les véhicules, vêtements, plastiques, téléphones et substances chimiques. 

Principaux produits importés : 

- Véhicules : ont été la principale importation du pays, atteignant un montant de 571 millions d´USD, ce qui implique une diminution de 19% par rapport à 2017. 62% du montant importé correspond à des voitures, 30% à des véhicules pour le transport de marchandises et 8% aux tracteurs. 
-Vêtements et de chaussures : sont restés stables et classés deuxièmes avec un montant de 463 millions d´USD. Les principaux fournisseurs ont été la Chine avec 56% des montants importés, suivis du Brésil avec 12%.
-Plastique : ce secteur a dépassé les 388 millions en 2018, connaissant une augmentation de 3% par rapport à 2017. Ces achats ont une forte origine régionale, atteignant un 49% des achats en partance du Brésil, l'Argentine et le Chili. 
-Téléphones cellulaires : quatrième produit importés en 2018 pour un montant de 305 millions de d´USD avec la Chine et les États-Unis comme principaux fournisseurs.
- Produits chimiques et produits pharmaceutiques : cinquième et sixième place dans les importations 2018 avec des quantités de 279 millions d´USD et 271 millions USD respectivement.
-Pièces automobiles : ont atteint des montants de 241 millions d´USD, enregistrant une augmentation de 15% par rapport à 2017. Cette augmentation est liée à l´incorporation de nouvelles lignes de production d´assemblage de voitures par des entreprises du secteur automobile dont les principales destinations d´exportation sont le Brésil et l’Argentine. 

Origine des importations 2018 : 

La Chine a été le premier fournisseur de l´Uruguay avec une participation de 22% du total. Le Brésil suit de près avec une participation de 21%. Les achats de véhicules sont ceux qui ont montré le plus grand impact positif avec des montants atteignant 292 millions d´USD. 
L'Argentine s'est classée troisième avec une participation de 14%. Les achats du pays voisin ont connu une augmentation de 4%. Pendant ce temps, les États-Unis occupaient la quatrième place avec une part de 7%. L’Allemagne est la cinquième origine des importations uruguayennes dépassant le Mexique, l'Inde, Espagne et Italie. 
Les importations provenant de l’Inde ont augmenté de 25% en raison d’incidence des intrants pour la construction de la ligne à haute tension entre Melo et Tacuarembó. La quantité importée d'Italie a également connu une augmentation (13%). En revanche, celles de l'Espagne ont diminué de 16%. La France est à la dixième place du top 10 avec une augmentation de 43% du montant importé de ce pays. C'est dû à la grande augmentation des importations de pièces et accessoires de véhicules automobiles qui ont triplé.

01/2019

 

Statistiques des échanges commerciaux avec la Wallonie

1. Exportations de la Wallonie à destination de l’Uruguay (2018)
L’Uruguay occupe le 106ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie ; son poids dans le total des exportations wallonnes s’élevant à 0,01 %. La part de la Wallonie dans les exportations de la Belgique vers ce pays est de 10,4%. Parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, l’Uruguay est le 12ième client de la Wallonie derrière le Brésil (1er), le Mexique (2ième), la Colombie (3ième), le Chili (4ième), l’Argentine (5ième), l’Equateur (6ième), le Pérou (7ième), Cuba (8ième) et le Panama (10ième) et le Costa Rica (11ième). 

En 2018, les exportations wallonnes vers l’Uruguay se sont élevées à 4,98 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 16,8% par rapport à 2017.

 

Variation
2015/2014 : -33,8%
2016/2015 : +14,9%
2017/2016 : -15,6%
2018/2017 : +16,8%

 

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