Conjoncture économique

La politique du gouvernement brésilien au cours de 2020 s'est concentrée sur la limitation des retombées économiques de la pandémie, qui continue à se propager. En 2021, l'attention devrait se tourner à nouveau vers le programme de réformes structurelles du gouvernement. Dans l'ensemble, le gouvernement devrait progresser de manière fragmentaire. En effet, l'engagement du président Bolsonaro en faveur de ces réformes et de l'assainissement budgétaire s'amenuise. Celui-ci privilégie son alliance avec les partis centristes qui résistent aux réformes de marché plutôt qu’au programme de son ministre de l’Economie, Paulo Guedes.

Le gouvernement devrait se concentrer principalement sur l'adoption de réformes de simplification fiscale, afin d'unifier trois taxes à la consommation ou plus en une seule taxe sur la valeur ajoutée. Le Ministre de l’Economie a presque entièrement renoncé à ses efforts pour prélever une nouvelle taxe de 0,2 % sur les paiements numériques afin de financer une réduction des coûts salariaux, dans le contexte d’une opposition généralisée. Le gouvernement devrait progresser dans les autres réformes structurelles proposées par M. Guedes, notamment en rationalisant le secteur public, en mettant davantage d'ordre et de souplesse dans la gestion du budget et en procédant à des privatisations. Le gouvernement a présenté une version édulcorée de sa réforme administrative (qui comprend la suppression de la sécurité d’emploi pour la plupart des futurs fonctionnaires) au Congrès en septembre. L’année 2021, étant la troisième année du cycle électoral de 4 ans au Brésil ne sera pas la plus propice à des réformes ambitieuses.

Les responsables politiques ont déployé d'énormes mesures de relance budgétaire en 2020 (environ 8 % du PIB) pour tenter d’atténuer l’impact de la crise sanitaire. Ils ont mis en place des transferts mensuels en espèces de 600 Reals (115 USD) en faveur de plus de 60 millions de travailleurs informels et ce, jusqu'en septembre 2020. Ce montant a été ramené à 300 Reals pour le reste de l'année 2020. Ces transferts ayant renforcé la popularité de M. Bolsonaro auprès de la population précarisée, ce dernier a décidé de prolonger ce programme en 2021. Le risque que les règles budgétaires soient enfreintes est de plus en plus grand, ce qui suscite des inquiétudes au sujet de la viabilité de la dette, de l’ inflation et de la hausse des taux d'intérêt.

Après une contraction estimée à 4,5 % en 2020, le PIB se redressera en partie en 2021, avec une croissance de 3,7 %. Toutefois, la croissance en 2021 sera principalement due aux effets statistiques importants du rebond de 2020. La croissance séquentielle devrait être assez faible en raison du retrait de la plupart des mesures de relance budgétaire. Bien que la faiblesse des taux d'intérêt et de l'inflation soit un facteur favorable (parallèlement à la reprise de l'économie mondiale), les dommages durables causés au secteur productif et à l'emploi, ainsi qu'aux bilans des entreprises et des ménages font qu’un retour à la production aux niveaux d'avant l'apparition du coronavirus ne dervait pas avoir lieu avant 2022. Les indicateurs avancés montrent que le rebond du troisième trimestre 2020 (7,7 % en glissement trimestriel) a ralenti au quatrième trimestre (pour atteindre 2,4 % selon les estimations) en raison de la diminution des transferts de revenus.

En ce qui concerne la demande, la reprise devrait être alimentée par une augmentation des investissements (grâce à la baisse des taux d'intérêt, les privatisations et les concessions d'infrastructures) ainsi que par la consommation privée, elle-même soutenue par la baisse des taux d'intérêt et la croissance du crédit. La suppression des transferts monétaires d'urgence en 2021 devrait être dans un premier temps compensé par l'utilisation de l'épargne des ménages (qui a augmenté en 2020) jusqu'à ce que le marché de l'emploi se renforce plus tard dans l'année. Du côté de l'offre, les exportations de produits de base s'accéléreront déjà à partir de cette année, parallèlement à une reprise de la demande mondiale. L'industrie manufacturière a déjà rebondi grâce aux mesures de relance en faveur des consommateurs et à la faiblesse de la monnaie, ce qui pourrait continuer à rendre, à moyen terme, les biens plus compétitifs par rapport aux importations. Les nouvelles positives concernant les vaccins devraient renforcer la confiance des consommateurs et des entreprises, mais la reprise des secteurs des services ne devrait pas se concrétiser pleinement avant  le déploiement réussi d'un vaccin.  

 

Mise à jour du 12 janvier 2021 (ala)

Source : Country Report January 2021 - www.eiu.com - © Economist Intelligence Unit Limited 2021

Focus sur la macroéconomie (2019)

Statistiques des échanges commerciaux avec la Wallonie (2019)

1. Exportations de la Wallonie vers le Brésil

Le Brésil occupe le 17ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie. Si nous prenons en compte uniquement les clients de la Wallonie sur le continent américain, le Brésil se trouve en 3ième position derrière les Etats-Unis (1er), le Canada (2ième) et devançant la Colombie (4ième), le Mexique (5ième), l’Argentine (6ième), le Chili (7ième), le Pérou (8ième), l’Equateur (9ième) et le Panama (10ième). 
Son poids dans le total mondial des exportations wallonnes s’élève à 0,75 %.
En 2019, les exportations wallonnes vers le Brésil se sont élevées à 367,9 millions d’euros, ce qui représente une baisse de 7,18 % par rapport à 2018.

Secteurs des exportations wallonnes vers le Brésil

 

 

Variation 
2016/2015 : +12,25%
2017/2016 : +9,72%
2018/2017 : -7,02%
2019/2018 : -7,18%

 

2. Importations de la Wallonie depuis le Brésil

Le Brésil occupe le 29ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie.   Si nous prenons en compte uniquement les fournisseurs de la Wallonie sur le continent américain, le Brésil se trouve en 4ième position derrière les Etats-Unis (1er), le Mexique (2ième), le Canada (3ième) et devançant le Venezuela (5ième), le Honduras (6ième), l’Equateur (7ième), le Nicaragua (8ième), l’Argentine (9ième) et le Chili (10ième). 
Son poids dans le total mondial des importations wallonnes représente 0,20%. 
En 2019, les importations wallonnes en provenance du Brésil se sont élevées à 76,91 millions euros, ce qui représente une hausse de 13,86% par rapport à l’année 2018.

 

Secteurs des importations wallonnes depuis le Brésil :  

 

Variation
2016/2015 : +5,13%
2017/2016 : -44,82%
2018/2017 :-13,29%
2019/2018 : +13,86%

La balance commerciale s’élève à 290,96 millions euros en faveur de la Wallonie.

Le Brésil et sa sociologie

Le Brésil et sa démographie

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