Conjoncture économique

Les prévisions d’EIU reposent actuellement sur l'hypothèse d'une approbation de la réforme des retraites et d'une simplification fiscale, ainsi que des  progrès sur d'autres points de l'agenda de réforme économique du gouvernement. Après la profonde récession de 2015-2016 et la faible reprise qui s'ensuivit en 2017-2019, nous prévoyons une croissance annuelle moyenne de 2,3 % du PIB en 2020-2023. A court terme, les investisseurs demeureront prudents jusqu'à ce que l'approbation de la réforme des pensions soit plus clarifiée. Après une contraction de 0,2% entre janvier et mars 2019, le PIB n'aurait progressé que de 0,2% en avril-juin, la croissance du PIB ne serait de seulement 0,8 % en 2019. La reprise sera tirée par une hausse des investissements et par la consommation privée, à mesure que le marché du travail s'améliorera et que le crédit augmentera. La reprise au Brésil sera plafonnée par un ralentissement de l'économie américaine en 2020, avant de reprendre la voie de la hausse par la suite.

Du côté de l'offre, le secteur des services a peu de chances de retrouver beaucoup de dynamisme en raison de sa faible productivité et des pénuries de main-d'œuvre qualifiée. Toutefois, le commerce de détail, les services financiers, les télécommunications et le commerce seront les principaux bénéficiaires de la reprise de la consommation privée. L'industrie manufacturière a davantage souffert que les services durant le période de récession brésilienne. Sa performance, en phase de reprise, sera plus faible que ne le suggère le taux de croissance moyen de 2,3 % que nous prévoyons pour 2020-2023. L'activité continuera d'être freinée par les problèmes qui minent la compétitivité et l'environnement des affaires.

L'inflation a ralenti à 3,4 % en juin 2019,  avec le fléchissement des prix des produits alimentaires et de l'essence. Un cycle de resserrement monétaire modéré à moyen terme maintiendra l'inflation près du point médian de la fourchette cible, sauf en cas de pénuries périodiques en produits alimentaires.

Une reprise de la demande intérieure (et la hausse des importations qui en résultera) réduira l'excédent commercial de 2,9 % du PIB en 2018 à 2,1 % du PIB en 2023. Le déficit des revenus primaires s'établira en moyenne à 2.1 % du PIB en 2019-2023, sous l'effet des envois de fonds et du remboursement de la dette, et celui des services à 2.1 % en moyenne. Ces tendances vont creuser le déficit des opérations courantes, qui passera de 0,8 % du PIB en 2018 à 2,6 % du PIB en 2023. L'investissement étranger direct (IED) représentera en moyenne 4,7 % du PIB en 2019-2023, compte tenu des opportunités de marché considérables.

Source : Country Report August 2019 www.eiu.com © Economist Intelligence Unit Limited 2019 – traduction libre de l’AWEX du 28 août 2019

 

Statistiques des échanges commerciaux avec la Wallonie (2018)

1. Exportations de la Wallonie vers le Brésil
Le Brésil occupe le 15ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie ; son poids dans le total des exportations wallonnes s’élevant à 0,96 %.
La part de la Wallonie dans les exportations de la Belgique vers ce pays est de 12,9%.  
Parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, le Brésil est le premier client de la Wallonie devant le Mexique (2ième), la Colombie (3ième), le Chili (4ième), l’Argentine (5ième), l’Equateur (6ième), le Pérou (7ième), Cuba (8ième), le Panama (9ième), la République Dominicaine (10ième), le Costa Rica (11ième), l’Uruguay (12ième), le Salvador (13ième) et le Guatemala (14ième), le Honduras (15ième), la Bolivie (16ième), le Guyana (17ième), Trinidad et Tobago (18ième), la Jamaïque (19ième), Haïti (20ième), le Nicaragua (21ième),le Paraguay (22ième) et le Suriname (23ième).  
En 2018, les exportations wallonnes vers le Brésil se sont élevées à 435,22 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 2,2% par rapport à 2017. 

Secteurs des exportations wallonnes vers le Brésil

 

Variation
2015/2014 : -10,7%
2016/2015 : +12,0%
2017/2016 : +9,5%
2018/2017 : +2,2%

 

2. Importations de la Wallonie depuis le Brésil
Le Brésil occupe le 31ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie ; son poids dans le total des importations wallonnes représentant 0,41%.  Parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, le Brésil est le deuxième fournisseur de la Wallonie derrière le Mexique (1er), et devançant le Venezuela (3ième), le Nicaragua (4ième), le Honduras (5ième), l’Equateur (6ième), le Chili (7ième), l’Argentine (8ième), le Pérou (9ième), le Costa Rica (10ième), El Salvador (11ième), la Colombie (12ième), le Guyana (13ième), l’Uruguay (14ième), la République dominicaine (15ième), le Suriname (16ième), le Guatemala (17ième), le Paraguay (18ième), le Panama (19ième) et Cuba (20ième). 
En 2018, les importations wallonnes en provenance du Brésil se sont élevées à 65,89 millions d’euros, ce qui représente une baisse de 15,7% par rapport à l’année 2017. 

Secteurs des importations wallonnes depuis le Brésil :  

 

 

Variation
2015/2014 : +18,6%
2016/2015 :+6,4%
2017/2016 : -45,3%
2018/2017 : -15,7% 

La balance commerciale est favorable pour la Wallonie (+369,34 millions d’euros).

 

 

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