Conjoncture économique

La croissance annuelle du PIB rebondira à 2,8 % en 2020, grâce à la reprise de la demande intérieure privée, après que la faiblesse de la consommation intérieure et l'augmentation des pressions extérieures aient freiné la croissance en 2019. Les chiffres trimestriels du Costa Rica indiquent que la confiance reste faible. Les entreprises reportent leurs investissements, et les consommateurs retardent certains achats. Après un taux de croissance modeste de 1 % au deuxième trimestre 2019, la croissance du PIB s'est toutefois accélérée au troisième trimestre 2019, en hausse de 2,1 % en glissement annuel en termes corrigés des variations saisonnières.  Au cours des trimestres suivants, nous prévoyons que la croissance s'accélérera progressivement, grâce à une normalisation de la demande privée.

La consommation privée se redressera en 2020, en grande partie grâce au rétablissement de la confiance des consommateurs (après que les effets de la réforme fiscale se soient dissipés) et grâce aussi à une accélération progressive de la croissance du crédit. Toutefois, la faible dynamique du travail persistera. Les dépenses publiques se normaliseront en 2020 après un rebond en 2019, même si des épisodes de troubles pourraient freiner la croissance. Le ralentissement du commerce mondial, la récession économique au Nicaragua voisin et la faiblesse des prix des bananes, des ananas et du café (importantes exportations costariciennes) constitueront des contraintes pour la croissance des exportations.

Bien que la croissance du PIB s'accélérera en 2020, elle restera inférieure au potentiel, en grande partie à cause du ralentissement de l’économie américaine. Toutefois, en supposant que la croissance de cette dernière reprenne, les analystes prévoient que la croissance au Costa Rica reprendra des couleurs plus tard dans la période de prévision pour atteindre une moyenne de 3,4 % en 2021-2024. L'activité économique augmentera de 4,5 % en moyenne par an entre 2021 et 2024, en raison du climat favorable aux entreprises, des facteurs positifs à moyen terme qui soutiennent l'investissement (tels que l'adhésion à l'OCDE) ainsi que la forte expansion dans des secteurs clés tels que le tourisme et la construction.

Source: Country Report January 2020 - www.eiu.com  -© Economist Intelligence Unit Limited 2020 – traduction libre de l’AWEX

 

 

Les réformes économiques du Président Alvarado

Le président du Costa Rica, Carlos Alvarado, du parti de centre-gauche Partido Acción Ciudadana est en train d’obtenir un consensus politique autour de réformes économiques visant à réduire le déficit budgétaire du pays. Alors qu'Alvarado faisait campagne pour réduire le déficit budgétaire substantiel du pays à l'élection présidentielle de 2018, une fois au pouvoir, il s'est heurté à une importante opposition législative à l'assainissement budgétaire. Le débat sur la réforme fiscale a débordé au second semestre 2018 lorsque des milliers d'employés du secteur public ont déclenché une grève de plusieurs mois, sapant l'activité économique du pays. 
Cependant, depuis l'adoption de la réforme fiscale en décembre 2018, Alvarado a construit un consensus politique en faveur de politiques plus favorables aux investisseurs malgré le fait que son parti, le Partido Acción Ciudadana (PAC), ne détienne que 10 des 57 sièges à l'Assemblée législative. Deux partis, le Partido Liberación Nacional (PLN) de centre-gauche et le Partido Unidad Social Cristiana (PUSC) de centre-droit, ont massivement soutenu la réforme fiscale après avoir sapé une législation similaire durant les années précédentes.
Alvarado fait aussi pression en faveur de politiques énergétiques et sociales plus progressistes au cours des prochains trimestres. Alvarado s'est révélé être l'un des plus importants chefs d'État qui s'expriment haut et fort pour plaider en faveur de l'adoption des énergies renouvelables et de la limitation de l'empreinte carbone de son pays. Il a demandé des crédits d'impôt pour l'achat de véhicules électriques, il a augmenté le nombre d'autobus alimentés à l'hydrogène et l’émission d’obligations vertes pour appuyer le développement des énergies renouvelables. 
Il a maintenu son engagement en faveur de réformes progressives, en s'engageant à étendre la protection des personnes handicapées du Costa Rica et à étendre les soins de santé et l'éducation aux groupes pauvres, aux Afro-Costariciens et aux autochtones. Le gouvernement d’Alvarado s'est engagé à mieux protéger des terres des autochtones et à consacrer des fonds publics pour accroître les services publics dans les régions les plus pauvres et les quartiers urbains les plus négligés.
Toutefois, les taux de chômage élevés et le faible taux de popularité et d’approbation du Président limiteront probablement les réformes. Au cours des dernières années, le chômage a eu tendance à augmenter, s'établissant à 11,3 % au premier trimestre 2019, en hausse par rapport à 9,1 % au premier trimestre 2017. 
Au cours des prochaines années, FitchSolutions s’attend à ce que le marché du travail demeure faible, du fait que ces réformes fiscales limitent l'embauche dans le secteur public et la demande intérieure. Enfin, le système législatif du Costa Rica empêche également l'adoption rapide des projets de loi, car un seul et unique député a la capacité de bloquer un vote pendant des mois.

Source : © 2019 Fitch Solutions Group Limited - August 2019 - Vol 36 Issue 8 - traduction libre de l’AWEX

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2018)

1.      Exportations de la Wallonie à destination du Costa Rica
Le Costa Rica occupe le 100ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie ; son poids dans le total des exportations wallonnes ne s’élevant qu’à 0,01 %. 
La part de la Wallonie dans les exportations belges vers ce pays est de 17,42%. 
Parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, le Costa Rica est le 11ième client de la Wallonie derrière le Brésil (1er), le Mexique (2ième), la Colombie (3ième), le Chili (4ième), l’Argentine (5ième), l’Equateur (6ième), le Pérou (7ième), Cuba (8ième), le Panama (9ième) et la République Dominicaine (10ième).  

En 2018, les exportations wallonnes vers ce pays se sont élevées à 5,84 millions d’euros, ce qui représente une baisse de 18,3% par rapport à 2017. 

Secteurs des exportations wallonnes vers le Costa Rica :

 

Variation

2015/2014 :+46,5%
2016/2015 : +35,3%
2017/2016 :+2,8%
2018/2017 :-18,3% 

2.      Importations de la Wallonie en provenance du Costa Rica
Le Costa Rica occupe le 83ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie ; son poids dans le total des importations wallonnes ne représentant que 0,003%.  
Parmi les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, le Costa Rica est le 10ième fournisseur de la Wallonie derrière le Mexique (1er), le Brésil (2ième), le Venezuela (3ième), le Nicaragua (4ième), le Honduras (5ième), l’Equateur (6ième), le Chili (7ième), l’Argentine (8ième) et le Pérou (9ième).  
En 2018, les importations wallonnes en provenance du Costa Rica se sont élevées à 1,05 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 61% par rapport à l’année 2017.  

Secteurs des importations wallonnes depuis le Costa Rica :

Variation

2015/2014 : -59,1%
2016/2015 : +67,5%
2017/2016 : -65,4%
2018/2017 : +61,0%

Accord UE-Amérique centrale 

L’Union européenne et  six pays membres du marché commun centraméricain SICA  (Costa Rica, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Guatemala, Panama) ont signé en juin 2012 un Accord d’Association comportant trois piliers : le dialogue politique, la coopération et le commerce. Cet accord est en vigueur depuis octobre 2013, quoique  provisoirement dans l’attente d’une ratification définitive par l’ensemble des partenaires. Dans son volet commercial, il prévoit la suppression des droits de douanes, le démantèlement des barrières non tarifaires et des mesures facilitant le règlement des litiges. 

En savoir +

Les investissements Directs Etrangers au Costa Rica

Le Costa Rica attire de plus en plus les investisseurs étrangers : nombreux avantages fiscaux, stabilité politique et économique, main d’œuvre qualifiée, les zones franches. Mais l’intervention permanente du Gouvernement dans le contrôle de certains secteurs de l’économie, notamment les services, ainsi que la bureaucratie complexe sont des inconvénients majeurs. 

Le Costa Rica est, conjointement avec le Panama, le principal récepteur d’IDE dans la région centre-américaine. 

Les principaux secteurs qui reçoivent des IDE : le secteur manufacturier à haute valeur ajoutée, l’électronique, le matériel médical, les infrastructures, le tourisme et l’éco-tourisme, ainsi que dans les secteurs nouvellement libéralisés tels que les télécommunications, les assurances. La génération, transmission et distribution d’électricité restent dans les mains de l’état, qui a la faculté de permettre la participation privée dans la génération sous certaines conditions. 

Les principaux pays investisseurs sont les USA (la moitié), le Canada et le Mexique. Les pays de l’UE compte pour 19.6 % du stock d’IDE dont la moitié dans l’immobilier et l’autre dans les services.

Parmi les entreprises établies au Costa Rica : GSK, Bekaert, Procter & Gamble, Boston Scientific, Allergan, Hospira, Baxter Healthcare,…

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