Conjoncture économique
Conjoncture économique
Le Costa Rica est une petite économie ouverte. Sa dépendance à l'égard des marchés étrangers le rend vulnérable aux chocs extérieurs. La mauvaise dynamique budgétaire et l'augmentation de la dette publique représentent des risques majeurs pour l'économie.
Les priorités de la politique économique de M. Chaves sont de réduire le coût de la vie, de diminuer les coûts opérationnels pour les entreprises et de promouvoir la création d'emplois. Il est également déterminé à respecter les engagements du Costa Rica envers le FMI afin d'obtenir les devises fortes dont le pays a tant besoin.
L’EIU s’attend à un ralentissement du PIB, passant d’environ 4 % en 2024 à environ 3 % par an au cours de la période de prévision 2025-29. Le boom des exportations post-pandémique s’estompera en 2025 à mesure que l’économie mondiale deviendra plus protectionniste et que les crimes violents affaibliront la réputation du pays au cours de la seconde moitié de la période de prévision.
L'inflation élevée des prix à la consommation et la forte hausse des taux d'intérêt entraîneront une décélération de la croissance de la consommation privée. La demande extérieure s'affaiblira également, en raison des ralentissements économiques aux États-Unis et en Europe.
Après une décennie de déficits budgétaires, le Costa Rica s'efforcera de dégager des excédents primaires dans les années à venir, conformément à l'accord qu'il a conclu avec le Fonds. L’EIU s’attend à ce que le gouvernement rationalise le secteur public et élimine certaines exemptions fiscales, ce qui l'aidera à atteindre ses objectifs.
Le PIB par habitant du Costa Rica est le plus élevé d'Amérique centrale après celui du Panama. Malgré cela, l'absence de progrès dans la réduction des niveaux élevés d'inégalité des revenus et de pauvreté pourrait être une source de troubles à moyen terme.
Le Costa Rica est membre observateur de l’Organisation internationale de la Francophonie. Le Costa Rica a adhéré à l’OIF en 2014 en tant que membre observateur. Cette adhésion s’est accompagnée d’un certain nombre d’évolutions en faveur de la coopération pour le français, notamment l’entrée de l’Université nationale (UNA) à l’AUF en 2015. Le Costa Rica est le seul pays d’Amérique latine à disposer d’un enseignement du français obligatoire (au même titre que l’anglais pour les 3 premières années de l’enseignement secondaire). L’enseignement du français se fait de manière bilingue en primaire et renforcée en secondaire.
Le pays ne possède pas d’armée et a décidé d’utiliser les budgets consacrés à la défense à l’éduction nationale.
Source : Costa Rica One-click Report – Janvier 2025 – www.eiu.com
Accord UE-Amérique centrale
L'Union européenne et l'Amérique centrale - Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua et Panama - avaient conclu un accord d'association, à Tegucigalpa en 2012. L'accord constitue un cadre juridique contractuel stable et à long terme reposant sur trois piliers : le pilier du dialogue politique, le pilier de la coopération et le pilier commercial, dont l'objectif ultime est l'établissement d'une zone de libre-échange.
L'accord a été signé en juin 2012 et l'application provisoire du pilier commercial a commencé en 2013. Fort de cet accord, le commerce entre l’Union européenne et le Panama s’est nettement développé ces dernières années. Selon la législation européenne, l’accord devait encore être approuvé par l’ensemble de ses Etats-membres, ce qui est désormais chose fait avec l’accord de la Belgique le 17 janvier 2024.
Les investissements Directs Etrangers au Costa Rica
Le Costa Rica attire de plus en plus les investisseurs étrangers : nombreux avantages fiscaux, stabilité politique et économique, main d’œuvre qualifiée, les zones franches. Mais l’intervention permanente du Gouvernement dans le contrôle de certains secteurs de l’économie, notamment les services, ainsi que la bureaucratie complexe sont des inconvénients majeurs.
Le Costa Rica est, conjointement avec le Panama, le principal récepteur d’IDE dans la région centre-américaine.
Les principaux secteurs qui reçoivent des IDE : le secteur manufacturier à haute valeur ajoutée, l’électronique, le matériel médical, les infrastructures, le tourisme et l’éco-tourisme, ainsi que dans les secteurs nouvellement libéralisés tels que les télécommunications, les assurances. La génération, transmission et distribution d’électricité restent dans les mains de l’état, qui a la faculté de permettre la participation privée dans la génération sous certaines conditions.
Les principaux pays investisseurs sont les USA (la moitié), le Canada et le Mexique. Les pays de l’UE compte pour 19.6 % du stock d’IDE dont la moitié dans l’immobilier et l’autre dans les services.
Parmi les entreprises établies au Costa Rica : GSK, Bekaert, Procter & Gamble, Boston Scientific, Allergan, Hospira, Baxter Healthcare,…