Conjoncture économique

La politique du Costa Rica sera dominée par l'impact de la récession déclenchée par la pandémie, qui a aggravé les faiblesses des comptes budgétaires et a incité le gouvernement, dirigé par le président, Carlos Alvarado du Partido Acción Ciudadana (centre-gauche), à rechercher un accord avec le FMI. Les tensions sociopolitiques sont fortes, le gouvernement n’ayant pas réussi à obtenir un consensus entre les partis sur les détails politiques d'un éventuel accord avec le FMI.

Les élections de février 2022 se profilent à l'horizon. Au cours des 16 mois restants de son mandat, le gouvernement devrait s'efforcer de remédier aux profonds déséquilibres budgétaires (qui ont été exacerbés par l'effondrement des recettes fiscales provoqué par la récession induite par le coronavirus) et de stimuler l'activité économique. Le plan de réforme initial de l'administration s'appuyait fortement sur de nouvelles taxes plus élevées pour produire un ajustement fiscal et ne comprenait que de timides réformes au niveau des dépenses. Ce premier projet - aujourd'hui retiré - n'a pas permis de s'attaquer à la cause profonde de la faiblesse budgétaire structurelle du Costa Rica, à savoir un secteur public important qui a entraîné une détérioration budgétaire tout au long de la dernière décennie. Le Costa Rica devrait réussir à conclure un accord de mécanisme élargi de crédit (MEDC ) pluriannuel avec le FMI avant la mi-2021. Cet accord devrait permettre d'assainir les finances publiques. Pour le FMI, la conditionnalité portera principalement sur les réformes structurelles à mener à moyen terme dans le secteur public. Des réformes fiscales sont également susceptibles d'être introduites. Dans le cas d’un échec d’un accord avec le FMI, le gouvernement serait probablement amené à satisfaire ses besoins de financement uniquement sur les marchés intérieurs, ce qui entraînerait une pression à la hausse sur les taux d'intérêt et une plus forte dépréciation du colón.

L'économie costaricaine devrait croître de 3,4 % en 2021, ce qui ne constituerait qu'une reprise partielle après une contraction estimée à 5,3 % en 2020. Les niveaux de production ne devraient revenir aux niveaux d'avant la pandémie que dans le courant de 2022. Le PIB s'est contracté de 7 % en glissement annuel au troisième trimestre de 2020, en raison des effets des mesures de confinement sur l'activité économique. Le relâchement de ces restrictions et le lancement des vaccins contre les coronavirus devraient entraîner une reprise économique progressive au cours des prochains trimestres.

La reprise devrait être tirée par les investissements et la demande extérieure. Les inquiétudes concernant la fragilité des finances publiques du pays ont limité les investissements ces dernières années, mais l'approbation probable d'un accord avec le FMI renforcera la confiance dans la viabilité de la dette. En outre, l'économie devrait  bénéficier de la fermeté de la demande extérieure pour un certain nombre d'exportations importantes du Costa Rica, telles que les fournitures médicales et les exportations agricoles (notamment les ananas et les bananes), ainsi que de la normalisation modérée des flux touristiques. Malgré le protectionnisme dont font l'objet certains produits agricoles, la libéralisation du commerce progressera dans d'autres domaines, car le pays cherche à resserrer ses liens avec l'Asie en matière de commerce et d'investissement. Cette orientation se reflète dans les accords bilatéraux de libre-échange  que le Costa Rica a conclus avec la Chine, Singapour et la Corée du Sud. Le Costa Rica est aussi  membre de l'accord de libre-échange entre la République dominicaine et l'Amérique centrale (DRCAFTA), qui a été mis en œuvre en 2009, et a également conclu un ALE avec l'UE qui est entré en vigueur en 2013. Les relations avec les États-Unis resteront solides sous la nouvelle administration américaine de Joe Biden.

Ceci étant dit, la reprise ne devrait être que progressive pour deux raisons. Tout d’abord, même après la crise sanitaire, la confiance des consommateurs restera faible, en raison du taux de chômage élevé, de la faiblesse des salaires et des mesures d'assainissement budgétaire. Ensuite, bien qu’une certaine reprise des flux touristiques devrait s’opérer, le secteur devrait rester plus faible qu'avant la pandémie.

 

Mise à jour du 15 janvier 2021 (ala)

Source : Country Report January 2021 - www.eiu.com - © Economist Intelligence Unit Limited 2021

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2019)

1.      Exportations de la Wallonie à destination du Costa Rica

Le Costa Rica occupe le 97ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie.  Si nous prenons en compte uniquement les clients de la Wallonie sur le continent américain, le Costa Rica se trouve en 15ième position. Son poids dans le total mondial des exportations wallonnes s’élève à 0,01 %. 
En 2019, les exportations wallonnes à destination du Costa Rica se sont élevées à 7,04 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 21% par rapport à 2018.

Secteurs des exportations wallonnes vers le Costa Rica :

 

Variation
2016/2015 : +35,35%
2017/2016 : +2,70%
2018/2017 : -18,37%
2019/2018 : +20,96%

2.      Importations de la Wallonie en provenance du Costa Rica

Le Costa Rica se situe au 94ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie. Si nous prenons en compte uniquement les fournisseurs de la Wallonie sur le continent américain, le Costa Rica se trouve en 14ième position. 
Son poids dans le total mondial des importations wallonnes est inférieur à 0,01%.   En 2019, les importations wallonnes en provenance du Costa Rica se sont élevées à 0,30 million d’euros, ce qui représente une baisse de 71% par rapport à l’année 2018.

Secteurs des importations wallonnes depuis le Costa Rica :

 

 

Variation
2016/2015 : +67,54%
2017/2016 : -5,35%
2018/2017 : +60,98%
2019/2018 : -71,02%

La balance commerciale est favorable pour la Wallonie (+6,74 millions d’euros).

Accord UE-Amérique centrale 

L’Union européenne et  six pays membres du marché commun centraméricain SICA  (Costa Rica, El Salvador, Honduras, Nicaragua, Guatemala, Panama) ont signé en juin 2012 un Accord d’Association comportant trois piliers : le dialogue politique, la coopération et le commerce. Cet accord est en vigueur depuis octobre 2013, quoique  provisoirement dans l’attente d’une ratification définitive par l’ensemble des partenaires. Dans son volet commercial, il prévoit la suppression des droits de douanes, le démantèlement des barrières non tarifaires et des mesures facilitant le règlement des litiges. 

En savoir +

Les investissements Directs Etrangers au Costa Rica

Le Costa Rica attire de plus en plus les investisseurs étrangers : nombreux avantages fiscaux, stabilité politique et économique, main d’œuvre qualifiée, les zones franches. Mais l’intervention permanente du Gouvernement dans le contrôle de certains secteurs de l’économie, notamment les services, ainsi que la bureaucratie complexe sont des inconvénients majeurs. 

Le Costa Rica est, conjointement avec le Panama, le principal récepteur d’IDE dans la région centre-américaine. 

Les principaux secteurs qui reçoivent des IDE : le secteur manufacturier à haute valeur ajoutée, l’électronique, le matériel médical, les infrastructures, le tourisme et l’éco-tourisme, ainsi que dans les secteurs nouvellement libéralisés tels que les télécommunications, les assurances. La génération, transmission et distribution d’électricité restent dans les mains de l’état, qui a la faculté de permettre la participation privée dans la génération sous certaines conditions. 

Les principaux pays investisseurs sont les USA (la moitié), le Canada et le Mexique. Les pays de l’UE compte pour 19.6 % du stock d’IDE dont la moitié dans l’immobilier et l’autre dans les services.

Parmi les entreprises établies au Costa Rica : GSK, Bekaert, Procter & Gamble, Boston Scientific, Allergan, Hospira, Baxter Healthcare,…

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