L'agriculture

Dans son Programme macroéconomique 2018-2019, la Banque centrale du Costa Rica (BCCR) a estimé que l'économie costaricienne, compte tenu de la croissance réelle du produit intérieur brut (PIB), a augmenté de 3,2 % en 2017, soit un chiffre inférieur de 1,0 point de pourcentage à celui présenté en 2016 (4,2%), ce ralentissement étant dû à un moindre dynamisme du secteur des services.En ce qui concerne l'activité agricole, mesurée par la valeur ajoutée agricole (VAA), en 2017, celle-ci a augmenté de 3,8 %.  La performance de la valeur ajoutée agricole (VAA) est principalement due au comportement des produits orientés vers le marché extérieur, en particulier l'ananas et la banane, surpassant les effets des catastrophes liées aux phénomènes climatiques survenus fin 2016, tels que l'incidence du phénomène El Niño et le cyclone Otto.La récolte d'ananas a connu une augmentation du rendement proche de 7.0 % en 2017, grâce à la reprise de la production et donc des exportations, après deux périodes d'affectation par les effets de conditions climatiques défavorables, principalement au second semestre 2014 et au premier semestre 2015, en particulier lors des deuxièmes récoltes.Un autre facteur qui a favorisé la reprise de l'activité « ananas » a été l'adoption par plusieurs producteurs de l'"agriculture de précision", permettant une utilisation plus efficace des ressources entre eux : sols, programmes de fertilisation, lutte contre les parasites et les mauvaises herbes, maximisation des surfaces de production et des rendements.D'autre part, la culture de la banane en 2017 a enregistré une augmentation de la productivité par hectare grâce à de meilleures conditions climatiques, associées à des programmes de renouvellement des plantations et à une attention adéquate aux exploitations qui ont conduit à la performance de cette activité agricole.Les exportations de produits agricoles ont augmenté de 4,9% par rapport à 2016, maintenant leur importance puisqu'elles représentent 58,4% des exportations totales de couverture agricole et 26,9% des exportations totales du pays. L'augmentation dans ce secteur a été tirée par la performance positive des exportations d'ananas et de bananes, qui ont enregistré des hausses de 6,8 et 4,8 %, respectivement, tandis que les placements à l'étranger de ces deux produits représentaient ensemble 40,9 % des exportations agricoles.

Pour sa part, l'industrie alimentaire a progressé de 2.9 % par rapport à 2016, contribuant à 32.4 % des ventes extérieures de produits agricoles et à 14.9 % des exportations nationales totales. Dans l'industrie alimentaire, le comportement des exportations de "sucre", "huile de palme", ainsi que de "fruits ou autres fruits et autres parties comestibles de plantes" a augmenté de 63,0%, 26,1% et 10,6% respectivement. Ensemble, ces produits ont contribué à 21,7 % des ventes de cette industrie à l'étranger.En 2017, les exportations de produits agricoles se sont orientées vers 132 marchés différents et un total de 889 produits ont été exportés.Les principaux produits agricoles exportés ont été les bananes (1 042,2 millions USD), les ananas (953,2 millions USD), le café (305,2 millions USD), les sirops et concentrés (303,7 millions USD) et le jus d'ananas tropical (156,4 millions USD), qui ont représenté ensemble 56,6% des exportations agricoles.

Les États-Unis d'Amérique restent la principale destination des exportations agricoles du Costa Rica, qui ont représenté 33,8 % des exportations agricoles, soit 1 648,8 millions USD, avec une croissance de 2,9 % par rapport à l'année 2016. Les autres marchés importants ont été en 2017 : les Pays-Bas (8,3%), la Belgique (6,5%), le Guatemala (4,9%), le Nicaragua (4,8%), le Panama (4,7%) et le Royaume-Uni (3,9%). Parmi ces marchés, la Belgique s'est distinguée comme le plus dynamique, avec une croissance de 24,0% par rapport à 2016, en raison de l'augmentation des ventes sur ce marché de la banane avec une hausse de 37,1%, de café vert 26,3% et de l'ananas 17,9%, ces produits représentant 76,0% des exportations vers le marché belge.

L'Amérique du Nord est le premier partenaire commercial du Costa Rica, avec un montant de 1 784,4 millions USD en 2017, représentant 36,6% des exportations totales du Costa Rica, suivie par l'Union européenne avec une part de 30,5% et une croissance de 2,7% ; l'Amérique centrale a pris la troisième place avec une part de 15,5% et une croissance de 4,4%. D'autre part, les importations de biens d'origine ou d'utilisation agricole en 2017 ont augmenté de 4,4% pour atteindre une valeur de 2.481,2 millions de USD, soit 15,6% du total des importations du pays. L'augmentation des importations agricoles est principalement due à l'évolution des achats de "thon, listao et bonite" qui ont augmenté de 41,2%, principalement en provenance des Etats-Unis et d'El Salvador, ainsi qu'à la hausse des importations de haricots (49,2%).

En 2017, 1 245 produits ont été importés de 113 pays. La principale source d'importations de produits agricoles continue d'être les États-Unis d'Amérique, qui fournissent 36,0 %, suivis du Mexique avec 6,1 %, du Nicaragua avec 4,9 % et du Chili avec 4,3 %. Parmi ces pays, le Nicaragua a enregistré la plus forte croissance en glissement annuel, avec 7,8 %. L'Amérique du Nord a été la principale source d'importations d'origine ou d'utilisation agricole, en 2017, 1 138,0 millions USD ont été importés, ce qui représente une part de 45,9% des importations d'origine agricole avec une croissance de 2,1% sur l'année précédente.  L'Amérique centrale occupe la deuxième place en importance avec une participation de 12,1% et une croissance de 1,8%, l'Union européenne occupe la troisième place avec une participation de 9,3% et une croissance de 17,0%.

La balance commerciale agricole du Costa Rica continue d'afficher un excédent. La balance commerciale en 2017 s'élevait à 2 396,4 millions USD, avec une croissance de 4,5% et pour chaque dollar importé, deux dollars sont exportés.

Source : Secretaría Ejecutiva de Planificación Sectorial Agropecuaria, Desempeño del Sector Agropecuario en el 2017, SEPSA 2018-007, Marzo 2018 – traduction libre de l’AWEX

 

Les énergies renouvelables, des opportunités grandissantes

Si les pays d’Amérique latine et des Caraïbes souffrent de pénuries de combustibles fossiles, ils possèdent toutefois une multitude de sources d’énergies renouvelables attractives. Afin de répondre à ses besoins énergétiques, une grande partie de la région exploite déjà son impressionnante capacité en énergies hydraulique et géothermique. On remarque actuellement dans la région une envie de développer d’autres formes d’énergies renouvelables, en particulier les énergies solaire et éolienne, ainsi que la bioénergie, qui sont toujours inexploitées.

Étant donné que de nombreux pays de la région (excepté Trinité et Tobago) dépendent de l’importation de combustibles fossiles liquides pour le fonctionnement de leurs installations de production d’énergie thermique, la chute des prix des technologies renouvelables fait de ce type de projets une option concurrentielle en matière de coûts, en particulier dans les marchés qui font aujourd’hui face à des prix élevés.

Conscients de cette opportunité et des défis y afférents, de plus en plus de pays introduisent actuellement une nouvelle réglementation pour attirer des investissements étrangers.  Certains ont établi la déréglementation du marché de l’électricité pour promouvoir les investissements privés et d’autres ont adopté des mesures soutenues par le gouvernement. Cependant, au vu de l’inquiétude actuelle concernant la sécurité des ressources énergétiques, de la pression sociale et environnementale, des prix élevés de l’électricité et de l’augmentation de la demande énergétique, il est évident que les énergies renouvelables vont se retrouver au cœur des programmes politiques dans la région.

Le Costa Rica est probablement le cas le plus connu et le leader du développement de l’énergie verte dans la région. Selon des données nationales, en 2016, en moyenne 95 % de l’énergie étaient issus de ressources renouvelables.

Par exemple, l’une des plus grandes entreprises de services publics du pays, la Compañía Nacional de Fuerza y Luz S.A. (CNFL) qui fournit de l’électricité à la zone métropolitaine de la capitale (San José) est devenue 100 % renouvelable en 2015. L’entreprise a installé son premier parc éolien en 2012 et elle prévoit de commencer à utiliser l’énergie solaire. On estime que le potentiel solaire total du pays est de 570 MW.

Le pays est sur la bonne voie. Selon l’Institut électrique du Costa Rica, en 2015, le pays s’est alimenté entièrement en énergies renouvelables pendant deux mois complets, exploit unique au monde.

Selon les dernières données nationales, 440 GWh d’électricité ont été produits en 2015. Même s’il est certain que le Costa Rica dispose d’abondantes sources d’énergies renouvelables, le pays n’est pas le seul en quête d’énergie verte.

Le Costa Rica, qui répond approximativement à 70 % de sa demande énergétique avec l’énergie hydraulique et à 15 %  avec la géothermie, s’est fixé l’objectif de zéro émission de CO2 pour l’année 2021.

Source : RECAM, Clean Energy Central America & Caribbean, Panama, 7-9 March 2017, « Central America and the Carribean : a growing renewables opportunity », traduction libre AWEX

 

Les infrastructures de transport

De nombreux projets sont soit à l’étude soit en cours de réalisation en vue d’améliorer le réseau routier et autoroutier du Costa Rica. Le pays dispose par ailleurs de 4 aéroports internationaux et 11 nationaux. Le Costa Rica possède plusieurs ports sur la Côte Atlantique et sur la Côte Pacifique mais doivent également être modernisé. De même que les transports publics interurbains et intra-urbains. Quant aux infrastructures ferroviaires, elles sont quasi inexistantes et uniquement destinées au transport de marchandises. Le service de transport de passagers a été stoppé en 1995.

Le secteur agroalimentaire

L’économie du Costa Rica doit aujourd’hui beaucoup à son agriculture. Les denrées les plus produites sont les bananes et les ananas (le Costa Rica en est le 3ème plus grand producteur au monde), l’huile de palme, le café, le melon, la pastèque et les produits laitiers. La production locale de cacao allant grandissant ces dernières années, de nouvelles marques nationales de chocolats sont présentes chez les plus grands distributeurs, au détriment des produits chocolatiers étrangers.            

Le Costa Rica est un pays exportateur de produits agricoles. En 2016, les exportations agricoles ont rassemblé 27% du total des ventes costariciennes, la part la plus importante en termes de secteur d´exportation. Selon PROCOMER (agence de promotion du commerce extérieur), on dénombre 631 entreprises costariciennes exportatrices dans le secteur agricole, exportant 323 types de produits vers 111 destinations. Les exportations se dirigent principalement vers l´Amérique du Nord (48%) et l´Union Européenne (43%).         
Les mêmes statistiques diffusées par PROCOMER indiquent que le premier trimestre de 2018 et sur la même période en 2019, les exportations du secteur agricole ont diminué de 107 millions $US. La baisse des exportations de produits issus de ce secteur, conjuguée à l'absence de précipitations en raison du phénomène El Niño, expliquent pourquoi l´économie du Costa Rica n'a pas connu un démarrage particulièrement favorable en 2019.  

Présence internationale et sociétés nationales actives :       

Le Costa Rica compte de nombreuses multinationales spécialisées dans le secteur agroalimentaire : Nestlé, Coca-Cola (FEMSA), Alimentos Heinz et Unilever, en sont des exemples.

Parmi les sociétés nationales très actives, il est possible de recenser Dos Pinos (produits laitiers), Sigma Alimentos et Productores Monteverde (produits fromagers et de charcuterie), Pozuelos (biscuits/snacks), Nacarina (produits de base pour la boulangerie) et Grupo Industrial Numar, entre autres.           

Distribution :

La distribution des produits alimentaires au Costa Rica est clairement dominée par cinq chaînes de supermarchés visant la classe moyenne supérieure : Walmart (Perimercados, Super Compro et Saretto), PriceSmart, AutoMercado, Mega Super et Gessa.   

La réglementation locale veut qu’une importation de produits étrangers soit réalisable uniquement en faisant appel à un importateur autorisé par la Direction Général des Douanes.    


Opportunités pour les exportateurs wallons :           

Depuis l’entrée en vigueur du volet commercial (1er octobre 2013) de l’Accord d’Association entre l’Union Européenne et les pays d’Amérique Centrale, certains produits restent encore interdits à l’importation et cela, en vue de protéger la production locale. Suite à cette accord, les barrières douanières pour les produits agroalimentaires ont cela dit nettement diminué.    
 
Le Costa Rica est le deuxième plus grand utilisateur de pesticides au monde, utilisés quotidiennement dans la production agricole. Les statistiques nationales ont démontré que seulement 1.7% des produits issus de l’agriculture costariciennes sont biologiques.
Il y a de ce fait un potentiel pour les produits biologiques wallons destinés à la grande exportation, notamment si l’on tient compte de la diminution de la production locale suite aux modifications des conditions climatiques.            

On note également une opportunité à saisir pour les produits alimentaires pour animaux, les produits de boulangerie, les alicaments, les produits sans gluten et les produits alimentaires destinés au public diabétique.
           
Foires agroalimentaires au Costa Rica :                   

-FERIA DE CHOCOLATE (29 et 30 juin 2019) :  
https://www.feriadechocolatecr.com/

-BUYERS TRADE MISSION (PROCOMER) 17, 18 et 19 septembre 2019 :       https://www.btmcr.com/

-EXPO VINO (7 et 8 septembre 2019) :
https://expovinocr.com/

-BELGIUM FEST (9 et 10 novembre 2019):
https://www.belgiumfestcr.com/       

-EXPHORE (ORECA) 16,17 et 18 juin 2020 :
https://www.exphore.com/


Liens d’intérêt

-Chambre de Commerce du Costa Rica :
http://camara-comercio.com/

-Chambre Costaricienne de l’Industrie Alimentaire :
http://www.cacia.org/

-Registre de produits alimentaires d’intérêt sanitaire :
https://www.ministeriodesalud.go.cr/index.php/registro-de-productos-de-interes-sanitario

-Service National des Douanes :
https://www.hacienda.go.cr/contenido/284-servicio-nacional-de-aduanas

-Loi du 1er Juillet 2019 relative à l’application de la TVA au Costa Rica :
https://www.hacienda.go.cr/contenido/15102-IVA

 

Le secteur de la santé

Le secteur médical est un secteur très présent et en croissance au Costa Rica. Parmi plus de 250 entreprises high-tech présentes au Costa Rica, un peu plus de 60 d’entre elles sont d’ordre médical. 
Le Costa Rica investit 71% de son PIB dans l’éducation et 10.9% dans la santé. Ce pays est un emplacement stratégique, offrant un accès préférentiel à deux tiers des marchés mondiaux à travers des traités de libre-échange (voir infra). 

L’emploi dans le secteur médical a été multplié par 13 entre 2000 et 2017. On compte également neuf fois plus d’entreprises spécialisées dans ce secteur par rapport au début des années 2000.

Depuis 1987, les multinationales issues du milieu médical ne cessent de s’implanter au Costa Rica. Baxter (1200 employés), Advant Medicla (ouvert en 2018), No-Varix, Okay Industries (site de 1300m2), Aspen Pharma, Astra Zeneca, Bayer, Merck, Pfizer (430 employés), Roche (220 employés et 400 nouveaux emplois prévus en 2020), Boston Scientific, Abbott Vascular,  Medtronic (nouvelle plateforme de 500 employés) font partie des principaux employeurs privés du pays dans ce secteur. 

Tourisme médical

Le Costa Rica est devenu un pays en vogue concernant le tourisme médical. Les principaux clients de ce type de tourisme sont issus des pays d’Amérique du Nord et les services principalement concernés sont la dentisterie, la correction de la vision, le bilan de santé annuel, les traitements au laser ainsi que la chirurgie esthétique.

En 2017, 55 000 traitements médicaux et dentaires ont été effectués dans le cadre de voyages de santé générant une recette de 437 millions d’USD. Le taux de croissance annuel de ces traitements est estimé à 20%. La durée moyenne du séjour d’un touriste venu pour un traitement et d’une semaine dépensant individuellement une moyenne de 7000 USD. 

Fonctionnement

-Le ministère de la santé publique (Ministerio de Salud) est responsable de la gestion de ce secteur. 

-La Caisse Costaricienne de Sécurité Sociale (CCSS) gère l’assurance maladie, l’assurance vieillesse et décès, les pensions non contributives ainsi que différents programmes de services sociaux.

-L’Institut national d’assurance est responsable de la prise en charge des pathologies liées aux risques professionnels et les accidents de la circulation.

La sécurité sociale au Costa Rica est une institution autonome créée en 1940 et est le principal responsable de la promotion des programmes de santé, la prévention des maladies et les soins des patients. Elle est basée sur un système de solidarité de la sécurité sociale dans lequel les travailleurs, les employeurs et l’État contribuent publiquement et obligatoirement au système par un impôt, de manière à assurer des soins médicaux pour toute la population. La sécurité sociale est considérée comme la pierre angulaire de la paix sociale au Costa Rica. Environ 85% de la population du pays est couverte par l’assurance sociale fournie par la “Caja” (la “Caisse” en espagnol). Sont couverts par ce système : 30 hôpitaux dont 10 hôpitaux généraux, 7 hôpitaux régionaux (un hôpital dans chaque province du pays), 13 hôpitaux de périphérie ainsi que 500 cliniques et 1000 unités de santé composées d’équipement basique (Equipos Basicos de Atención Integral) représentant une disponibilité de 5500 lits pour 4.9 millions d’habitants.                

D’après les statistiques de 2015, la CCSS achetait aproximativement 90% des équipements médicaux du pays. Ce chiffre n’est plus d’actualité aujourd’hui, la création de petits  et grands hôpitaux privés étant en plein essor en raison de la diminution de la qualité des services fournis par la CCSS. La population se plaint, entre autres, des longues listes d’attente avant d’obtenir un rendez-vous, des problèmes de gestion de dossiers éléctroniques et du manque d’employés face à la croissance rapide de la population. Un rapport de l’OCDE de 2018 annonce que 73.8% des costariciens sont contraints soit d’avoir à leur charge une plus grande partie des frais de santé, soit de souscrire à une assurance privée complémentaire.


Opportunités commerciales pour les exportateurs wallons      

Depuis l’entrée en vigueur du volet commercial (1er octobre 2013) de l’Accord d’Association entre l’Union Européenne et les pays d’Amérique Centrale, les barrières douanières des dispositifs médicaux ont été partiellement diminuées. Résultat : le Costa Rica est le second pays d’Amérique latine à exporter des dispositifs médicaux (après le Mexique). Les principaux clients sont les Etats-Unis (71%), la Belgique (9%), la France (3,6%), le Japon (3,4%) et les Pays-Bas (2,7%). Il dispense également de bonnes formations à la fabrication et à la manutention des dispositifs médicaux de classe 1 à  3 (la classe 1 étant la plus basique), permettant une plus grande sensibilisation aux produits et matériaux médicaux de haut niveau provenant de l’étranger.

En août 2019, le Ministère de la Santé du Costa Rica a mis en place un forum de discussion avec des professionnels du secteur concernant les moyens de faciliter l’accès aux médicaments biologiques, biotechnologiques et biosimilaires dans le but de répondre à l’un des projets phare du gouvernement 2018-2022 : celui de trouver des actions durables et accessibles répondant à la demande du pays.

 

Foires médicales au Costa Rica :

EXPOMED 2019
https://promedcostarica.eventbank.com/org/promedcostarica/

Liens d’intérêt 

-Ministerio de Salud
https://www.ministeriodesalud.go.cr/

-Chambre Costaricienne de la Santé (PROMED)
https://www.promedcostarica.org/

-Medical Tourism Association
https://www.medicaltourismcostarica.com/

-Système Registrelo (enregistrement de médicaments). https://registrelo.go.cr/cfmx/plantillas/ms/index.cfm?uri=/cfmx/home/index.cfm&errorm sg  

-Manuel d’utilisateur du système Registrelo dans le cas de médicaments. https://registrelo.go.cr/cfmx/ms/documentos/Manual%20usuario%20de%20medicament os.pdf  

 -Manuel d’utilisateur du système Registrelo dans le cas de médicaments ou d’équipements biologiques. https://registrelo.go.cr/cfmx/ms/documentos/Manual%20de%20usuario%20de%20EMB.pdf  

 -Manuel d’utilisateur dans le cadre de médicaments biologiques. https://registrelo.go.cr/cfmx/ms/documentos/Manual%20de%20Usuario%20de%20Medic amentos%20Biologicos.pdf  

 -Système de normes techniques pour l’étiquetage. http://www.reglatec.go.cr/reglatec/principal.jsp?refrescar=true  

 -Signature électronique. 
http://www.bccr.fi.cr/firma_digital/firma_digital.html  

Septembre 2019 - AWEX Panama

Le secteur minier

Le sous-sol du Costa Rica ne comporte pas beaucoup de ressources minières et cette activité est pratiquement à l’arrêt.

Des traces d’hydrocarbures auraient été identifiées le long de la côte Atlantique, du côté de Limon, mais le gouvernement costaricien a préféré ne pas l’exploiter préférant plutôt se concentrer sur la préservation de l’environnement et le développement du tourisme.

Le secteur du tourisme

Le tourisme représente 6,3% du PIB du Costa Rica.  

La Banque centrale du Costa Rica (BCCR) et l'Institut costaricien du tourisme (ICT) viennent de présenter les résultats du secteur touristique dont la contribution au produit intérieur brut (PIB) du pays est passée de 4,4% en 2012 à 6,3% en 2016.  La taille de l'industrie touristique peut être comparée à celle d'autres activités économiques. Ainsi, par exemple, la contribution des services informatiques au PIB du Costa Rica en 2016 était de 2,2 % ; la production d'électricité de 2,1 % ; la fabrication d'instruments et de fournitures médicales de 1,8 %, et une activité traditionnelle comme la culture de la banane représente 1,1 % du PIB. Ces statistiques permettent également une comparaison internationale. Alors qu'au Costa Rica, la contribution du secteur du tourisme au PIB était de 6,3 %, elle était de 8,7 % au Mexique, de 1,9 % au Canada et de 1,8 % en Colombie. Parmi les secteurs qui ont participé aux activités économiques du secteur touristique en 2016, on relève parmi les services les plus importants, ceux de l’hébergement (20.9 %), de la restauration (20.9 %), du transport routier (12 %) et des services médicaux (10.4 %). En termes d'emploi, ce secteur emploie environ 211.000 travailleurs, soit 8,8% de l'emploi total d'ici 2016.  Enfin, si on considère la consommation touristique totale, c’est-à-dire les dépenses des vacanciers, on note que 59% correspondent au tourisme entrant (touristes d'autres pays qui visitent le Costa Rica), 17% au tourisme sortant (ressortissants costariciens qui visitent d'autres pays) et 24% sont des ressortissants costariciens qui voyagent dans leur propre pays. 

Source : https://www.estrategiaynegocios.net/ – traduction libre de l’AWEX du 19 novembre 2018

Les télécommunications

Le climat des télécommunications au Costa Rica est encourageant, avec des preuves de consolidation des marchés, des améliorations de la perception de la qualité des services par les utilisateurs, ainsi qu'un nombre important de populations vulnérables qui ont été couvertes et des changements technologiques dans la fourniture des services. Le rapport annuel 2018 de SUTEL (Superintendencia de Telecomunicaciones) en donne un portrait très complet.

Au Costa Rica, la loi générale sur les télécommunications n° 8642 impose à SUTEL de promouvoir la diversité des services de télécommunications accessibles au public et, en retour, de promouvoir l'introduction de nouvelles technologies de déploiement de réseaux. Il s'agit de s'assurer que les Costaricains disposent des meilleurs outils numériques disponibles pour bénéficier d'une société connectée qui prospère grâce aux bienfaits apportés par une utilisation adéquate de l'information et de la communication

Le dernier rapport 2018 de SUTEL fournit des informations  sur les résultats 2018 des politiques publiques de développement du secteur des télécommunications. Certains des points forts de cette publication sont résumés ci-dessous :

ÉVOLUTION GÉNÉRALE DU SECTEUR : Au total, 1,27 milliard EUR ont été générés en recettes pour le secteur en 2018 et, pour la première fois, la majeure partie provient de la consommation d'Internet, un fait qui reflète un changement dans la façon dont les utilisateurs utilisent les services de télécommunications.

TÉLÉPHONIE FIXE : Le nombre d'utilisateurs de la VoIP continue d'augmenter et le trafic reporté sur les services VoIP a eu tendance à se stabiliser en 2018 après une croissance continue.

TÉLÉPHONIE MOBILE : en 2018, les abonnements prépayés ont diminué de 7,5 % par rapport à 2017 et, au contraire, les abonnements postpayés ont augmenté de 8,1 %.

TRANSFERT DE DONNÉES : dans le domaine de l'Internet mobile postpayé, les revenus augmentent de 27,7 % par rapport à 2017. On observe également que 23,6 % des abonnements à l'Internet fixe correspondent à des vitesses supérieures à 10 Mbps.

TÉLÉVISION PAR ABONNEMENT : Les opérateurs de réseau par câble coaxial couvrent 67 % des abonnements en 2018. Comme on peut le constater, les abonnements à l'IPTV augmentent de 50 %.

OFFRES ET PRIX COMMERCIAUX : Les fournisseurs et les offres commerciales sont plus nombreuses, ce qui influe sur la baisse du prix des services d'Internet fixe et de télécommunications mobiles.

QUALITÉ ET PERFORMANCE DES RÉSEAUX : Entre 2017 et 2018, on constate une augmentation de 4,6 % du nombre de districts couverts par les réseaux 4G.

ACCÈS ET SERVICE UNIVERSEL - FONATEL : 913 915 personnes (population totale : 4,9 millions en 2017) avec une disponibilité de service dans les zones desservies par FONATEL. 84.268 ménages économiquement vulnérables disposent désormais d'Internet et d'ordinateurs, grâce à l'application d'une subvention et à la livraison d'équipements facturés à leurs programmes.

INTERNATIONAL : le Costa Rica reste l'un des pays où le taux de pénétration est le plus élevé. De plus, en Amérique latine, le Costa Rica se classe au quatrième rang de l'indice de compétitivité mondiale, le pilier de l'adoption des TIC, dépassé seulement par le Chili, le Mexique et l'Uruguay.

Janvier 2020

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