Aquaculture - Pêche

La Norvège est aujourd’hui le deuxième plus gros exportateur mondial de poissons et de produits de la mer. La bourse d’Oslo est le plus important marché financier au monde pour ce secteur.

Environ 95% de la production est exportée. L’UE est le premier marché d’exportation de la Norvège et les exportations ont augmenté en raison de la baisse de la concurrence et d'une situation monétaire favorable par rapport à l'euro.

En octobre 2019, La Norvège a exporté 1,8 millions de tonnes de produits de la mer pour une valeur de 7,5 milliards d’euros. Il s’agit d’une diminution de 7% en volume, mais d’une augmentation de 8%, ou de 550 millions d’euros, de la valeur des exportations par rapport à la même période de l’année dernière.

Les revenus provenant des poissons d’élevage ont décollé et dépassent aujourd’hui largement les revenus de poissons issus de la pêche traditionnelle. L’aquaculture représente donc la majorité des exportations norvégiennes de poissons et le secteur est devenu primordial pour le commerce extérieur de la Norvège.

Le gouvernement a l’ambition d’être le leader mondial dans l’exploitation durable des ressources marines et la production des produits de la mer, c’est pourquoi la Norvège s'est reposée sur une réglementation stricte, une surveillance rapprochée et un engagement répété pour le développement dans le respect des écosystèmes environnants.

Ce secteur est désormais à la pointe de la technologie grâce aux start-ups, entreprises et chercheurs qui repoussent les frontières de la technologie et de l'innovation : robots qui ramassent les oursins sans dégâts pour les fonds marins, technologie écho pour mesurer l’heure et la quantité de nourriture des saumons d’élevage, utilisation de big data, IA pour optimiser la gestion piscicultures,….. toute une gamme de nouvelles idées et technologies sont en train de faire avancer le secteur.

Energies

Secteur off-shore: Pétrole & gaz

L’exploitation des gisements de pétrole et de gaz de la mer du Nord, de la mer de Norvège et de la mer des Barents ont fait de la Norvège l’un des principaux exportateurs mondiaux.

Presque tout le pétrole et le gaz produits sur le plateau norvégien sont exportés, et ensemble ils correspondent environ à la moitié de la valeur totale des exportations des biens norvégiens [environ 44 milliards d’euros (2018 NOK)]. 

En 2017, la Norvège a dépassé le Qatar et est devenue le deuxième exportateur de gaz naturel au monde, derrière la Russie. En 2018, la Norvège a exporté pour plus de 27 milliards d’euros, ce qui équivaut à 27% du commerce extérieur de marchandises. Elle fournit environ 25% de la demande de gaz de l'UE. Environ 95% du gaz norvégien est acheminé via un réseau de pipelines sous-marins vers d'autres pays européens, tandis qu'environ 5% est exporté sous forme de gaz naturel liquéfié (GNL). La Belgique a une relation particulière à ce sujet avec 13% des exportations norvégiennes allant au terminal de Zeebrugge.

On estime qu’un tiers seulement des ressources gazières de la Norvège ont été exploitées à ce jour. Le niveau de production devrait rester élevé au cours des 15 à 20 prochaines années.

La Norvège est classée comme 15ème producteur de pétrole en 2018 et le pétrole brut est l’un de ses principaux produits d’exportation (environ 26.5 milliards d’euros, soit 26% du commerce extérieur total de marchandises). Le 5 octobre 2019, la production du champ de pétrole Johan Sverdrup a débuté. Lorsqu’elle atteindra son apogée (environ 500 000 barils par jour), ce sera de loin le plus important gisement de pétrole en production de la mer du Nord et il devrait apporter plus de 89 milliards d’euros au Trésor norvégien.

La compagnie pétrolière Equinor (anciennement Statoil) est la plus grosse société sur le socle norvégien, et pèse pour 1/3 des investissements. L’État détient 67% de ses actions.

Les perspectives du secteur restent très bonnes ; la qualité du pétrole extrait, l’âge des puits, le coût d’extraction et les technologies dont la Norvège dispose, font que les experts sont optimistes pour la santé du secteur pour les prochains 30-40 ans. Le secteur a besoin de compétences très élevées et de matériel très avancé. La Norvège est en fait leader sur le marché des technologies sous-marines, des pipelines et des plates-formes flottantes ; technologies dont l’utilisation augmente. 

L’exploitation des gisements a permis le développement d’une industrie connexe amont et aval très importante pour l’économie du pays et le secteur des services et des fournitures est la deuxième industrie en importance en Norvège en termes de chiffre d’affaires après la vente de pétrole et de gaz : 1100 entreprises, un chiffre d'affaires total de 34 milliards d’euros en 2017 dont 29% sur les marchés internationaux.

Secteur des énergies vertes

Les « Certificats verts » ont été instaurés en Norvège pour stimuler les investissements dans les nouvelles productions d’énergies renouvelables.

Les directives européennes sur l’énergie pour l’horizon 2020 auront pour résultat une augmentation du surplus énergétique en Norvège : en 2020, on estime que le surplus énergétique représentera 17 à 26 % de la production normale actuelle. Ce surplus pourrait s’exporter vers l’étranger.

Statkraft, entreprise publique norvégienne, est le premier producteur d’énergies renouvelables en Europe. Sa production d'électricité provient à 98 % d'énergies renouvelables.

Energie hydroélectrique :

La quasi-totalité de la production d’électricité en Norvège provient de l’énergie hydroélectrique (99,6%) et 10% de cette production est exportée. En 2018, la Norvège se classe au 6e rang des producteurs d’hydroélectricité dans le monde et au premier rang en Europe.

De nombreux investissements se font dans l’optimalisation des installations existantes et l’augmentation de leur capacité. Près de 90 % de la production hydroélectrique appartient à des entités publiques, en particulier Statkraft qui possède 36 % de la puissance installée du pays. Les  comtés et municipalités produisent 52 % de l'hydroélectricité du pays.

Energie éolienne :

L’exploitation de l’énergie éolienne représente le plus grand potentiel à court terme. Il est projeté d’étendre les parcs éoliens on-shore et offshore. Le plus grand parc éolien européen onshore est actuellement en construction dans le Trøndelag : 277 éoliennes seront installées (6 fermes éoliennes d’une capacité totale de 1 000 MW) pour un investissement d’environ 1.1 milliards d’euros.

Equinor se veut leader dans la reconversion vers les énergies renouvelables et utilise ses compétences et ressources, via les activités de sa filiale Equinor - New energy solutions. La société est notamment présente sur les parcs de Sherringham Shoal (UK), Dudgeon (UK), ARKONA (DE), Hywind Scotland Pilot Park (UK) et Dogger Bank (mer du Nord).

Energie solaire :

La Norvège est en retard par rapport à l’UE dans ce domaine mais avec de nouvelles exigences techniques de construction pour les maisons passives et l'introduction de bâtiments à énergie positive, l'énergie solaire (thermique et photovoltaïque) peut devenir un élément important pour répondre à ces normes.

Au total, à la fin de 2018, des cellules solaires ont été installées pour une puissance maximale totale d'environ 68 MW.

Un cluster énergie solaire a été créé en 2016, avec des sociétés comme REC Solar (Renewable Energy Corporation), Otovo, Norsun ou Statec Solar.

Autres :

Bioénergie : La valorisation des produits du bois en Norvège a été mise de côté pendant de nombreuses décennies, suite au succès pétrolier. Le plan stratégique du gouvernement sur la bio-économie lance nombre de projets sur les unités de productions de biogaz et biocarburant.

Hydrogène : Développement de projets liés à la production d'hydrogène à partir d'énergies renouvelables. Utilisation dans les transports et l'industrie. La Norvège veut se positionner comme leader technologique sur ce marché.

Mines - Siderurgies - Metallurgie

Les ressources géologiques sont abondantes et le pays comprend de très grands potentiels en termes de gisements de minéraux et de métaux (situés surtout dans le nord). On estime les gisements a env. 185 Mds €.

L’industrie minérale en Norvège est probablement l’industrie la plus importante pour prendre la relève après le pétrole dans les années à venir. Plusieurs entreprises sont parmi les premiers producteurs mondiaux de silicium pur (Elkem et Fesil), et de silicium destinés aux plaques de siliciums et aux panneaux solaires (REC).

Le secteur métallurgique compte d’importantes sociétés actives e.a. dans la production d’aluminium, magnésium et ferro silicium. La Norvège est le quatrième exportateur d’aluminium dans le monde (Norsk Hydro, Alcoa et Alcan) et la plus grande unité de production au monde de MgO a aussi été récemment ouverte.

L’industrie lourde norvégienne investit dans les technologies contribuant à la réduction de l’impact environnemental et la durabilité.  

La plus grande quantité de métaux semi-finis est exportée, mais le pays dispose aussi d’une industrie propre de transformation de métaux, où les fonderies produisent différents composants et produits finis destinés à divers secteurs du génie mécanique tels que des pièces automobiles, composants pour la construction navale, etc.

En février 2019, le gouvernement norvégien a officiellement donné son feu vert pour la construction d’une mine de cuivre dans l’Arctique. Une fois achevée, cette mine appartenant à la société norvégienne Nussir ASA deviendra la plus grande mine de cuivre du pays, avec des réserves estimées à 72 millions de tonnes de minerai.

Biotechnologies

Les biotechnologies font parties intégrantes de la reconversion industrielle « post-pétrolière » de la Norvège.  A travers le programme stratégique BIOTEK2021 (« la biotechnologie pour créer de la valeur ») lancé en 2012, la Norvège veut s’élever parmi les meilleures nations biotech.

En 2018, 26 millions d’euros ont été attribués à différents projets regroupés en 4 secteurs positionnés à un niveau de compétence international :

- Biotek-agriculture : élevage, bio-banques et semences / plantes et interaction avec le climat

- Biotek-santé : principalement le domaine oncologique

- Biotek-marin : utilisation des ressources marines

- Biotek-industriel : utilisation de ressources telles que la biomasse et déchets

Secteurs publics

Les plans d’investissements publics (état et communes) sont très élevés pour les années à venir.  Ceci à la fois pour éviter un renforcement des effets que la chute du prix du pétrole a sur l’économie norvégienne, pour créer des projets porteurs et économiquement rentables à long terme, et pour aussi répondre à la forte croissance démographique sur les grandes villes.

Le gouvernement désire maintenir un niveau élevé d’investissements spécialement dans la phase que traverse la Norvège pour l’instant.

Infrastructures – Transport

Le plan national de transport 2018-2029 suit le plan précédent de 2014-2023 et confirme la volonté du gouvernement d’avoir un haut degré de mobilité et des transports efficaces à basses émissions dans le pays pour assurer une croissance durable.

Ce plan ambitieux de 100 Mds € (augmentation de 80% par rapport au budget de 2013) concerne tous les secteurs d’infrastructures de communication : rail, maritime, aérien et routier (ponts, tunnels et routes).

Ces plans de développements seront particulièrement axés sur les modes de transports à zéro/basses émissions, les carburants alternatifs, la sécurité et l’utilisation intensive du numérique.

Bâtiments

De nombreux projets sont en cours de planification et/ou en cours de réalisation, la plupart dans le cadre du programme « FutureBuilt » (projets bâtiments durable et basse énergie).

Bâtiments d’intérêt public

Construction de nouveaux bâtiments comme la bibliothèque Deichman à Oslo et la bibliothèque nationale (dépôt) à Mo i Rana, les musées national et Viking à Oslo, le musée archéologique à Stavanger, etc.

Administration

Dépôt central des archives et archives santé a Tynset, centre de la protection civile à Oslo, nouveau centre d’intervention d’urgence pour la police à Oslo (2019), quartier du gouvernement à Oslo, etc. Restauration de différentes prisons à travers le pays (Oslo et Agder).

Education

Vu la croissance démographique un besoin très important d’établissements scolaires est nécessaire pour les 20 années à venir. Nombreux projets de construction de nouveaux bâtiments ou restaurations sur les campus universitaires de Ås, Berge, Oslo, Stavanger, Tromsø et construction d’écoles secondaires.

Santé

Pour faire face à la forte augmentation de la tranche de la population âgée de 80 ans à partir des années 2020, les autorités norvégiennes doivent lourdement investir dans les centres de soins/hôpitaux. Plus de 60.000 nouvelles places dans des centres de soins sont nécessaires d’ici 2030 (soit 3000 places par an pendant 20 ans).

Le gouvernement mise beaucoup sur l’intégration des technologies numériques dans le secteur de la santé et prévoit pour cette raison un plan d’action pour la période 2017-2022, mis à jour en 2019. Six points clefs sont mis en avant :

-      intégrer les technologies numériques dans les méthodes de travail ;

-      améliorer la coordination dans la prise en charge des patients ;

-      exploiter les données liées au secteur de la santé ;

-      mettre en place des moyens permettant une meilleure prévention et un meilleur suivi du patient (dossiers médicaux, assistance à distance,…) ;

-      définir des normes pour que les systèmes puissent être utilisés de tous ;

-      renforcer le rôle fédérateur de l’État pour que tout le monde travaille dans la même direction.

Plusieurs clusters se sont développés dans le milieu de la santé. Certains sont soutenus par les programmes nationaux NCE et Arena : le Norway Health Tech et le Norwegian Smart Care Cluster. Dans les autres, on retrouve, par exemple, le Oslo Cancer Cluster, le Nansen Neuroscience Network ou encore Alrek helseklynge (de l’université de Bergen).

Plusieurs nouveaux hôpitaux sont prévus (p. ex. à Kristiansand, à Drammen, hôpital universitaire de Stavanger,…) et d’autres vont être agrandis (p. ex. hôpital universitaire d’Oslo,…). Tous ceux‑ci sont des exemples de projets régionaux. Au niveau national, il y a un projet d’adaptation de tous les héliports au nouveau modèle AgustaWestland AW101.

Construction

Le secteur de la construction est le plus gros employeur sur la partie continentale. Il représente plus de 250 000 employés qui travaillent dans environ 58 000 entreprises différentes, pour un chiffre d’affaire de plus de 60 milliards d’euros.

La population norvégienne ayant passé le cap des 5 millions d’habitants en 2012, les besoins de construire de nouveaux logements sont toujours importants. Ces besoins sont concentrés sur les grandes villes comme Oslo où 200.000 nouveaux habitants sont attendus d’ici 2035 pour atteindre 850.000 habitants, représentant un besoin de 100.000 nouveaux foyers/logements. La région d’Oslo-Akershus est la région en plus forte croissance au niveau européen.

Les facteurs comme de très bas taux d’intérêt, hausse des salaires et haute conjoncture, combinés avec un manque de construction par rapport à la croissance démographique (10 % en 10 ans) ont entrainé une surchauffe des prix. Le prix au m² a eu une croissance constante depuis 15 ans et a presque doublé ces 10 dernières années, passant de 2300 euros en janvier 2009 à 4200 euros en janvier 2019. De nouvelles mesures prises en 2017 pour limiter l’attribution d’emprunts portent leurs fruits, avec une stabilisation du marché. En effet, le prix du m² neuf avait une croissance d’environ 6 % chaque année depuis 2008 et le chiffre n’était que de 2,5 % entre 2017 et 2018. De même, le m² du bâti croissait en moyenne de 4 % chaque année depuis 2008 et il n’a crû que de 1,5 % entre 2017 et 2018.

 

TIC

En 2017, la branche des TIC représentait environ 95 000 emplois et réalisait un chiffre d’affaire de près de 24 milliards d’euros. Ces chiffres croissent d’année en année et témoignent donc d’un secteur en constante expansion. La Norvège est un pays à la pointe en matière de numérisation : elle figure, avec ses voisins nordiques, dans les toutes premières places (1er en 2017) des pays les plus en avance dans la numérisation (Étude institut ETLA).

Ces dernières années, l’État a montré un intérêt grandissant pour les nouvelles technologies et n’a arrêté d’offrir des financements à des projets prometteurs. Il souhaite intégrer le plus rapidement possible les TIC dans le quotidien des Norvégiens afin de simplifier les tâches administratives, de réaliser des économies d’énergie, d’améliorer la mobilité etc. Le concept de Smart Cities est présent partout et fait l’objet de nombreux projets de recherche. D’ailleurs plusieurs projets financés par l’Union européenne sont pilotés depuis la Norvège, que ce soit par les universités comme la NTNU ou par des instituts indépendants comme SINTEF.

Le gouvernement a d’ailleurs mis en place en 2016 une politique nationale en matière de TIC centrée sur cinq priorités :

-      mettre le citoyen au centre du procès. Les citoyens ont droit à des services cohérents. Les services publics doivent réutiliser les données de sorte que l’on ne demande pas plusieurs fois la même chose aux citoyens ;

-      les TIC sont essentielles pour l’innovation et la productivité ;

-      renforcer les compétences de chacun dans le domaine des TIC. Tout le monde doit pouvoir utiliser les services numériques ;

-      numériser efficacement le secteur public. Tout doit être planifié et coordonné. Il faut pouvoir tirer profit de ces technologies. Les acteurs publics doivent faire face ensemble aux problèmes qui se présentent ;

-      protéger la vie privée et les données personnelles des utilisateurs.

Pour la première fois, le gouvernement et les communes se sont mis d’accord sur l’établissement d’un programme commun pour la période 2019-2025 visant à numériser le secteur public. Même si ce plan ne traite pas directement des Smart Cities, il y est étroitement lié.

Le plan fixe ainsi six objectifs principaux :

•        le secteur public fera sa transition numérique d’une manière ouverte, inclusive et qui inspire la confiance ;

•        plusieurs formalités administratives seront accomplies électroniquement tout en restant des services cohérents ;

•        tous les citoyens, entreprises ou associations qui en ont les moyens pourront communiquer avec le secteur public de manière électronique ;

•        le secteur public exploitera tout le potentiel de l’utilisation et du partage de données pour pouvoir proposer des services accessibles à tous et pour contribuer à créer de la richesse ;

•        les services publics de l’État et des communes s’inscriront dans un écosystème numérique commun afin de faciliter l’interaction entre tous les acteurs ;

•        les services publics de l’État et des communes tireront systématiquement profit de la numérisation.

Enfin, de nombreux clusters se forment autour des nouvelles technologies et entendent devenir des acteurs importants sur la scène internationale. Ces clusters font pour la plupart partie des programmes Arena et NCE soutenus par l’État. Nordic Edge est certainement le cluster le plus important du domaine puisqu’il s’agit du cluster Smart Cities. Il existe également un réseau de Smart Cities nordiques : Nordic Smart City Network.

Construction navale et shipping

La Norvège possède une des plus grandes flottes marchandes au monde. Selon IHS, le pays aurait la huitième plus grande flotte en « jauge brute » (gross tonnage, GT) du monde. Cependant, selon Rederiforbundet (l’association des armateurs norvégiens), la flotte serait la cinquième mondiale en termes de valeur. Au 1er janvier 2019, elle comptait un peu moins de 1 800 navires. En outre, elle va continuer de se développer puisque 70 navires ont été commandés (correspondant à environ 6 500 000 tpl/dwt).

Le groupe de consultance Menon traite largement de la Norvège (plus précisément d’Oslo) dans son rapport The Leading Maritime Capitals of The World 2019. Ce rapport compare différentes villes portuaires selon plusieurs critères objectifs et subjectifs. Le résultat est assez intéressant car Oslo se classe 2ème sur la base des critères subjectifs mais seulement 10ème sur la base des critères objectifs. Si Oslo est effectivement perçue par ses pairs comme une ville à la pointe de la technologie dans le domaine maritime, elle ne peut dans les faits rivaliser avec d’autres villes portuaires car son port est trop peu développé. Ainsi, la ville propose d’excellents services financiers, est à la pointe du progrès (1ère dans le critère sur les nouvelles technologies, 2ème pour la numérisation),… Pour ces raisons, Oslo apparaît comme le futur leader de l’industrie maritime, non pour la logistique, mais bien pour la technologie.

En ce qui concerne la production de navires et de plateformes pétrolières/gazières, il y a eu ces dernières années un retour de la croissance après les baisses observées en 2015, 2016 et 2017 en raison de la mauvaise. En effet, une progression de 16,2 % a pu être enregistrée entre 2017 et 2018.

Plusieurs clusters sont actifs dans le domaine. Les principaux clusters qui ont une importance au niveau mondial et bénéficient de subventions de l’État norvégien sont le GCE Blue Maritime (navires), le GCE Ocean Technology (installations sous-marines) et le GCE Node (plateformes gazières/pétrolières). Le cluster NCE Martime CleanTech se concentre lui sur les technologies vertes appliquées au transport maritime.

Commerce de détail

Indice des prix à la consommation

La croissance des prix entre septembre 2018 septembre 2019 était de 1,5 %. Ce sont notamment l’augmentation des prix des soins de santé (+ 3,8 %), de l’éducation (+ 3,5 %) et des transports (+ 3,3 %) qui en sont responsables.

E-commerce

Les achats sur Internet ont encore connu une forte croissance entre 2018 et 2019 : + 13 % pour atteindre une valeur totale de 16 milliards d’euros environ. Lorsque l’on fait le compte, on s’aperçoit que les voyages représentent 51 % du montant, les services 33 % et les biens 29 %.

En ce qui concerne les biens, les Norvégiens répartissent leurs achats comme suit :

-      vêtements et accessoires de mode, 940 millions d’euros

-      appareils électroniques 860 millions d’euros

-      nourriture et produits quotidiens, 780 millions d’euros

-      décoration d’intérieur et meubles, 400 millions d’euros

-      équipements de sports ou produits liés aux loisirs, 360 millions d’euros

Il est intéressant de constater que les Norvégiens achètent de plus en plus de produits alimentaires sur Internet. Ils sont en effet maintenant 24 % à le faire. Toutefois, les acheteurs de vêtements sont toujours plus nombreux, 57 % de la population.

!ATTENTION! La limite de 350 couronnes pour le commerce en ligne n’existera plus dès le 1 janvier 2020. (limite qui concernait l’importation de produit sans payer de TVA ou de droits de douane).

Secteur de d’alimentation

Si les ventes de produits alimentaires ont augmenté sur Internet en 2019, elles ne représentent toujours que 2 % des ventes totales du secteur. En 2018, selon SpareBank, la nourriture et les boissons représentaient, en valeur, 19 000 euros (45 % des ventes dans le commerce au détail), soit une hausse de 3 % par rapport à 2017.

Droits d’importation : pratiquement tous les produits alimentaires d’importation sont sujet à des taxes d’importation.  Ces taxes varient en fonction des groupes de produits, mais aussi au cours de l’année pour les produits frais tels que fruits et légumes.

Tendances :

-Les consommateurs norvégiens sont de plus en plus ouverts aux produits alimentaires étrangers (particulièrement produits haut de gamme). Cependant, les enquêtes montrent que la Norvège a un pauvre assortiment (en nombre de produits) dans les rayons ; la moitié environ par rapport à la Suède.

-Le consommateur moyen est très traditionnel et fidèle à ses marques

-Intérêt grandissant pour les produits en marque de distributeurs

-Les bières spéciales sont toujours très tendance, mais les importations se voient concurrencées par nombre de microbrasseries locales et par le brassage sous recette étrangère.

Défense

La Norvège compte investir dans son matériel militaire et a pour cela établi un programme pour la période 2019-2026. Le pays investi beaucoup plus que la Belgique dans son armée : 0,9 % du PIB en Belgique contre 1,6 en Norvège en 2018 (SIPRI). L’État a en 2019 rehaussé son budget (6 milliards d’euros) pour se rapprocher de la la barre des 2 % demandée par l’OTAN, dont la Norvège est un acteur très important. D’ailleurs, le secrétaire général de l’OTAN est Jens Stoltentberg, ancien Premier Ministre norvégien.

La plus grosse partie du budget 2019-2026 ira dans l’achat et l’entretien d’avions F-35 (27 %). Le reste du budget sera investi au ministère de la Défense (6 %) et dans du matériel dans les différents secteurs : mer (26 %), air (autre que les f-35, 17 %), terre (16 %) et infrastructures d’information/communication (8 %).

Il est intéressant de voir l’attention qui est accordée aux TIC et aux autres technologies numériques. Deux programmes sont notamment en cours afin de moderniser la gestion de l’armée : le programme Mime et le programme MAST. Dans son plan 2018-2025, le ministère de la Défense a prévu 1 milliards d’euros rien que pour les TIC.

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