Conjoncture économique

 

Les perspectives économiques du Pérou devraient être mitigées en 2022. D'une part, les investissements pourraient faire l’objet d’une baisse, reflétant un niveau élevé de pessimisme des investisseurs lié aux problèmes de gouvernabilité, de l'incertitude politique, de l'agitation sociale (en particulier les manifestations contre l'exploitation minière) et des craintes croissantes concernant le ralentissement de la croissance mondiale.
D'autre part, le Pérou devrait bénéficier d'une forte demande pour ses exportations, ainsi que des retraits possibles anticipés des pensions et d'une reprise de l'emploi qui soutiendront la consommation privée.
En tenant compte de ces facteurs et d'une base de comparaison élevée, la croissance du PIB pourrait tourner autour de 2,6 % en année pleine 2022. La croissance devrait ralentir en 2023 pour atteindre 2,1 % : Les prix des matières premières devraient chuter et la demande mondiale s'affaiblir, le pessimisme des entreprises face à l'incertitude politique devrait affecter l'investissement et l'impulsion des facteurs extraordinaires soutenant la consommation privée (normalisation des activités à partir de la pandémie et retrait des pensions) devrait s'estomper. La croissance du PIB sera de 3 % en moyenne en 2024-2026, soit moins que les 3,2 % enregistrés en moyenne entre 2015 et 2019.
Du côté de la demande, la consommation privée et les exportations seront le moteur de la croissance en 2022 : la réouverture économique post-pandémie se poursuit et la demande pour les exportations traditionnelles (essentiellement des métaux de base) et non traditionnelles (principalement les produits agro-alimentaires) reste ferme. Par ailleurs, la baisse des salaires sera partiellement compensée par les transferts gouvernementaux, les mesures d'allègement fiscal et les retraits anticipés des pensions. L'investissement privé devrait aussi diminuer dans un contexte de forte incertitude politique et stratégique, d'agitation sociale dans les zones minières et de resserrement de la politique monétaire.
Du côté de l'offre, l'industrie manufacturière bénéficiera d'une augmentation de la demande intérieure. La demande d'exportations agricoles non traditionnelles restera élevée. Néanmoins, les pénuries d'engrais représentent un risque important pour le secteur agricole, car le Pérou importe la plupart de ses engrais de Russie. La forte demande extérieure, le début de la production de la mine de cuivre de Quellaveco et la montée en puissance de la mine de cuivre de Mina Justa stimuleront le secteur minier, même si les troubles sociaux sont susceptibles de limiter la croissance. Les activités de services, notamment dans les secteurs liés à la consommation, bénéficieront de l'assouplissement des restrictions de mobilité liées à la pandémie, de la reprise du tourisme à grande échelle et de l'expansion du e-commerce.

Source : Peru One-click Report September 2022 – www.eiu.com

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2021)
 

Exportations de la Wallonie vers le Pérou
Pour l’année 2021, le Pérou se positionne au 70ème rang des clients de la Wallonie. C’est notre 8ème marché pour la zone Amériques, après les USA, le Canada, le Brésil, le Mexique, l’Argentine, le Chili et la Colombie et devant l’Equateur, le Panama et la République Dominicaine.
La Wallonie a exporté vers le Pérou pour un montant de 22,48 millions € en 2021, ce qui correspond à 0,04 % du montant total des exportations wallonnes.

Evolution récente des exportations wallonnes à destination du Pérou (2018-2021).

 

2018

2019

2020

2021

Montants

(en millions €)

18,38

22,01

18,81

22,48

Variation

-27,8%

+19,7%

-14,5%

+19,5%

Au cours de cette période 2018-2021, les exportations wallonnes vers le Pérou sont assez fluctuantes : elles reculent en 2018 et 2020 et renouent avec la hausse en 2019 et 2021, Elles restent peu significatives.
La part de la Wallonie dans les exportations belges vers ce pays est de 11,26% en 2021.

Ventilation des exportations wallonnes à destination du Pérou en 2021

Section

Part

Variation

Chimie & pharmacie

43,0%

-9,9%

Machines et équipements

17,8%

+8,1%

Produits alimentaires

11,5%

+130,0%

Armes et munitions

9,4%

+2.654,7

Ouvrages en pierres, plâtre et ciment, céramiques

7,6%

+30,5%

Ces 5 secteurs contribuent à hauteur de 89,3% des exportations wallonnes vers le Pérou. Tous ces postes sont en progression par rapport à l’année 2020, à l’exception du poste des produits chimiques et pharmaceutiques, qui recule de 9,9%.

Importations de la Wallonie depuis le Pérou
En 2021, le Pérou se positionne au 76ème rang des pays fournisseurs de la Wallonie. C’est notre 8ème fournisseur pour la zone Amériques, après les USA, le Canada, le Mexique, le Brésil, le Chili, l’Argentine et Equateur, et devant le Costa Rica et la Colombie.
Le montant des importations wallonnes originaires du Pérou ont atteint, en 2021, la modeste somme de 1,39 million €. La part de ce pays dans le total des importations wallonnes est insignifiante (> à 0,0%).

Evolution récente des importations wallonnes originaires du Pérou (2018-2021)

 

2018

2019

2020

2021

Montants

(en millions €)

1,14

0,97

0,66

1,39

Variation

-17,2%

-14,9%

-31,8%

+109,3%

Au cours de cette période 2018-2021, les importations wallonnes de produits provenant du Pérou ont reculé systématiquement, d’année en année, sauf en 2021, où elles affichent une hausse conséquente de plus de 109%.

 

Section

Part

Variation

Produits chimiques et pharmaceutiques

42,9%

+24,0%

Produits alimentaires

36,6%

+515,2%

Métaux communs

5,5%

/

Armes et munitions

4,4%

/

Ouvrages en pierres, céramiques

3,7%

/

Les postes des produits chimiques et des produits alimentaires restent les plus importants (79,5%).

 

Accord de libre-échange UE – Colombie/Pérou/Equateur

En juin 2012, les relations économiques entre le Pérou et l'UE ont fait un pas de géant avec la signature d'un accord commercial ambitieux et complet, qui a ouvert leurs marchés dans une zone de libre-échange, favorisant ainsi le commerce et les investissements. L'accord, qui a également été signé avec la Colombie et, ultérieurement, avec l'Équateur, est en vigueur au Pérou depuis le 1er mars 2013. Il a donné une forte impulsion aux relations économiques entre les partenaires commerciaux, dont les principales industries exportatrices ont bénéficié de la suppression des droits de douane

Pourquoi l'accord commercial avec le Pérou est-il important pour les entreprises européennes ?

Accords de libre-échange et traités internationaux

Le Pérou est membre de nombreuses organisations internationales. Il est membre de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), une organisation intergouvernementale qui a pour but de consolider la croissance et la prospérité des pays du Pacifique. Il fait partie de la CAN (Comunidad Andina de Naciones) qui est composée également de la Bolivie, de la Colombie et de l’Équateur.

Il est également membre de l’ALADI (Asociación Latinoamericana de Integración), une association qui projette de mettre en place un marché commun comparable à l’Union européenne. Il est aussi associé au MERCOSUR (Mercado Común del Sur) depuis 2003.

Le Pérou a passé beaucoup d’accords commerciaux avec des nations étrangères. Ainsi, des traités de libre-échange ont été conclus avec les États-Unis, le Canada et la Chine.

Un traité de libre-échange prévu avec le Japon devrait entrer rapidement en vigueur. D’autre part, les négociations avec le Mexique sont sur le point de se finaliser et les pourparlers avec la Corée du Sud sont également en cours.

Les investisseurs étrangers sont protégés par rapport à l’expropriation, la violence politique et d’autres risques non commerciaux grâces à certaines conventions multilatérales. 

De plus, le Pérou a adhéré à la CIADI (Convención Internacional de Arreglo de Controversias Internacionales) afin de résoudre les litiges qui pourraient survenir entre les investisseurs étrangers et le Gouvernement. Au total, le Pérou a conclu 33 accords internationaux relatifs aux investissements dont un avec la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg.

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