Conjoncture économique

 

Le Pérou possède une économie orientée vers l'exportation et est un fournisseur majeur de matières premières essentielles pour l'économie verte, comme le cuivre. Les opportunités du marché intérieur sont limitées par un taux élevé d'informalité et la faible capacité de l'État.
La président Castillo a pour volonté d’orienter le pays vers des politiques économiques plus étatiques, mais le pouvoir législatif résistera à bon nombre des réformes les plus radicales du gouvernement. Dans un premier temps, ce dernier se concentrera sur l'augmentation des dépenses publiques dans les domaines de la santé et de l'éducation, reflétant ainsi les demandes de l'opinion publique, la pandémie ayant en effet révélé l'insuffisance des services de base fournis par l'État. Le gouvernement a introduit « Yanapay Perú », un transfert social unique pour les ménages à faible revenu, afin de lutter contre la pauvreté. Le gouvernement créera un nouveau programme de transfert monétaire conditionnel pour réduire la pauvreté. Par ailleurs ; la nouvelle équipe au pouvoir augmentera les investissements publics (déjà élevés) dans les projets d'infrastructures et cherchera à accroître le soutien financier aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en accordant des prêts garantis par l’Etat, similaires à ceux accordés par le programme « Reactiva Perú » qui avait été mis en place en 2020. Celle-ci devrait également tenter de renforcer la réglementation du système financier, par exemple en élargissant le rôle de l'État dans la détermination des taux d'intérêt pour les consommateurs et les MPME. Dans cette optique, M. Castillo a annoncé qu'il chercherait à autoriser la Banco de la Nación, gérée par l'État, à concurrencer les banques du secteur privé afin de réduire les taux d'intérêt, mais cette mesure pourrait être jugée inconstitutionnelle.
Le gouvernement tentera de financer l'augmentation des dépenses fiscales, en mettant en œuvre, par exemple, des taux d'imposition et de redevance plus élevés pour les entreprises minières, en supprimant la plupart des exonérations fiscales, en renégociant les accords de stabilité fiscale, en collectant les arriérés d'impôts et en améliorant le recouvrement des impôts. M. Castillo a pour volonté d’adopter un nouveau régime de redevances pour les entreprises minières, dans lequel les taux de redevances seront liés à la hausse des prix du cuivre. Le Parlement est favorable à un nouveau régime de redevances pour les entreprises minières, mettant ainsi fin à la plupart des exonérations fiscales et en améliorant la capacité de recouvrement des impôts par l'État. Cependant, ce dernier sera moins enclin à soutenir l'augmentation des taux d'imposition des sociétés ou la réouverture unilatérale des accords de stabilité fiscale existants, ce qui serait un mauvais signal vis-à-vis des investisseurs.

Sur le plan de la croissance économique, le Pérou devrait être l'une des premières de la région à retrouver pleinement son niveau d'avant la pandémie, et ce d'ici à la fin de 2021. Après une contraction de 11 % en 2020,  l'économie pourrait renouer avec une croissance de 12,6 % en 2021. Du côté de la demande, une forte reprise de la consommation privée est prévue cette année encore, en raison d'une reprise partielle de l'emploi et d'une augmentation du revenu disponible grâce aux programmes gouvernementaux de transferts en espèces tels que Yanapay Perú.  Par ailleurs, la forte demande mondiale pour les produits de base du Pérou devrait entraîner une reprise solide des investissements et des exportations.
Du côté de l'offre, la construction, l'industrie manufacturière et l'agriculture afficheront de bons résultats : la construction sera soutenue par les investissements publics dans les infrastructures et les investissements privés dans l'immobilier. L'industrie manufacturière bénéficiera d'une augmentation de la demande intérieure et l'agriculture sera soutenue par une forte demande pour les exportations agricoles non traditionnelles du Pérou. La reprise dans le secteur des services sera inégale, les services financiers et les télécommunications enregistrant de bons résultats, tandis que les secteurs liés à la consommation, tels que l'hôtellerie et la restauration, le commerce de détail et les transports, devraient rester à la traîne.

Source:  Peru Country Report September 2021 www.eiu.com © Economist Intelligence Unit Limited 2021 (ala)

 

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2020)
 

Exportations de la Wallonie vers le Pérou
Le Pérou occupe le 71ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie.  Parmi les pays des Amériques, le Pérou est le 8ièmeclient de notre région derrière les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, le Mexique, le Chili, la Colombie et l’Argentine.  En 2020, nos exportations se sont élevées à 18,77 millions EUR, soit 0,04% du total wallon exporté.

Secteurs des exportations

 

Variations de l’export depuis 2017 (%)

 

Wallonie

Belgique

2017/2016 

+17,8

+15,6

2018/2017 

-27,8

-1,0

2019/2018 

+19,5

+18,7

2020/2019

-14,5

-15,8

La part de la Wallonie dans les exportations belges vers le Pérou est de 12,6%.

Importations de la Wallonie depuis le Pérou
Le Pérou se situe au 84ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie. Parmi les pays des Amériques, le Pérou est le 11ième fournisseur de notre région derrière les Etats-Unis, le Mexique, le Canada, le Brésil, le Honduras, le Chili, le Venezuela, le Nicaragua, l’Equateur et l’Argentine. 
En 2020, nos importations se sont élevées à 0,66 million EUR, soit 0,002% du total wallon importé.

Secteurs des importations

Variations de l’import depuis 2017 (%)

 

Wallonie

Belgique

2017/2016 

-23,8

-22,9

2018/2017 

-17,2

+2,0

2019/2018 

-14,8

-0,8

2020/2019

-31,7

+5,3

La balance commerciale est favorable pour la Wallonie (+18,11 millions EUR).

 

Accord de libre-échange UE – Colombie/Pérou/Equateur

En juin 2012, les relations économiques entre le Pérou et l'UE ont fait un pas de géant avec la signature d'un accord commercial ambitieux et complet, qui a ouvert leurs marchés dans une zone de libre-échange, favorisant ainsi le commerce et les investissements. L'accord, qui a également été signé avec la Colombie et, ultérieurement, avec l'Équateur, est en vigueur au Pérou depuis le 1er mars 2013. Il a donné une forte impulsion aux relations économiques entre les partenaires commerciaux, dont les principales industries exportatrices ont bénéficié de la suppression des droits de douane

Pourquoi l'accord commercial avec le Pérou est-il important pour les entreprises européennes ?

Accords de libre-échange et traités internationaux

Le Pérou est membre de nombreuses organisations internationales. Il est membre de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), une organisation intergouvernementale qui a pour but de consolider la croissance et la prospérité des pays du Pacifique. Il fait partie de la CAN (Comunidad Andina de Naciones) qui est composée également de la Bolivie, de la Colombie et de l’Équateur.

Il est également membre de l’ALADI (Asociación Latinoamericana de Integración), une association qui projette de mettre en place un marché commun comparable à l’Union européenne. Il est aussi associé au MERCOSUR (Mercado Común del Sur) depuis 2003.

Le Pérou a passé beaucoup d’accords commerciaux avec des nations étrangères. Ainsi, des traités de libre-échange ont été conclus avec les États-Unis, le Canada et la Chine.

Un traité de libre-échange prévu avec le Japon devrait entrer rapidement en vigueur. D’autre part, les négociations avec le Mexique sont sur le point de se finaliser et les pourparlers avec la Corée du Sud sont également en cours.

Les investisseurs étrangers sont protégés par rapport à l’expropriation, la violence politique et d’autres risques non commerciaux grâces à certaines conventions multilatérales. 

De plus, le Pérou a adhéré à la CIADI (Convención Internacional de Arreglo de Controversias Internacionales) afin de résoudre les litiges qui pourraient survenir entre les investisseurs étrangers et le Gouvernement. Au total, le Pérou a conclu 33 accords internationaux relatifs aux investissements dont un avec la Belgique et le Grand-Duché de Luxembourg.

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