1. Régime politique

 
La République portugaise est un Etat de droit démocratique, basé sur le respect et la garantie des droits et des libertés fondamentales et sur la séparation et l’interdépendance des pouvoirs.
 
Selon la Constitution, les organes de souveraineté sont le Président de la République, l’Assemblée de la République, le Gouvernement et les Tribunaux.
 
Le Président de la République est le Chef de l’Etat élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois.
 

 

2. Les institutions

 
 
Le pouvoir législatif appartient à l’Assemblée de la République, composée de 230 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de quatre ans.
 
Le système judiciaire portugais est constitué de diverses catégories ou ordres de tribunaux, indépendants entre eux, avec des structures et régimes qui leurs sont propres.
 
Deux de ces catégories comprennent seulement un Tribunal (le Tribunal Constitutionnel et le Tribunal de Comptes).
 
Les Tribunaux Judiciaires et Administratifs et Fiscaux englobent une pluralité de tribunaux, structurés hiérarchiquement, avec un tribunal supérieur au sommet de la hiérarchie.
 
Il existe également des tribunaux maritimes, tribunaux arbitraires et juges de paix.
 

3. Principaux partis politique

Gouvernement Costa

 

Les élections législatives du 4 octobre 2015 ont vu le maintien en 1ère place de la coalition sortante PSD/CDS-PP (107 sièges -25, 38,56% des voix), mais sans majorité absolue, suivie par le PS (86, +12, 32,32%). Le Bloc de Gauche (BE, 19, +11, 10,2%) a pour la première fois devancé la Coalition démocratique unitaire (CDU), alliance du Parti communiste (PCP), du Parti écologiste Les Verts (PEV) et d’Intervention démocratique (ID) (17, +1, 8,3%). Les formations de la gauche radicale ont réalisé un résultat nettement plus élevé que celui prévu par les enquêtes préélectorales. La participation a été inférieure de 2,80 points à celle enregistrée lors des précédentes élections législatives de juin 2011 : 55,23%.

 

A la suite de l’échec de Pedro Passos Coelho, Premier ministre sortant, en vue de former un gouvernement stable en trouvant un accord avec le PS, António Costa, dirigeant du PS, a formé un gouvernement minoritaire le 24 novembre, après avoir conclu un accord sans précédent l’assurant de l’appui parlementaire du Bloc de Gauche et du PCP-PEV. Sa priorité était de dynamiser la demande intérieure en soutenant les bas et moyens revenus, les salaires des fonctionnaires et les retraites (fin du gel de retraites dès 2016, suppression des coupes dans les salaires des fonctionnaires et retour aux 35h, relèvement du salaire minimal de 505 à 600 EUR d’ici à 2019…), de revenir sur la privatisation de la TAP et d’arrêter celle des transports publics de Lisbonne ainsi que de ralentir le rythme de réduction du déficit public, tout en respectant les 3%, avec un objectif de -2,6% du PIB pour 2016.

 

Les élections présidentielles se sont déroulées le 24 janvier 2016. Marcelo Rebello de Sousa, ancien dirigeant du PSD, professeur de droit et journaliste, s’est rapidement détaché dans les enquêtes d’opinion parmi les dix candidats en lice. Le PS a annoncé qu’il ne soutiendrait aucun candidat avant le second tour, étant divisé sur les candidatures de Maria de Belém, indépendante et ancienne dirigeante du PS, et António Sampaio da Nóvoa, indépendant et ancien recteur de l’université de Lisbonne soutenu par de petits partis de gauche radicale. M. Rebello de Sousa, soutenu par le PSD et le CDS-PP, a remporté l’élection dès le 1er tour, avec 52% des voix, suivi par António Sampaio da Nóvoa (22,9%), Marisa Matias (Bloc de Gauche – BE) (10,1%) et M. de Belem (4,2%). Il a mené une campagne consensuelle et s’est montré conciliant à l’égard du nouveau Premier ministre, jugeant important de maintenir l’unité nationale, alors que le pays sortait à peine d’une crise économique et sociale profonde.

4. Le Gouvernement

Fin mars 2017, l’annonce du déficit public de -2,1% du PIB en 2016 par l’Institut national de statistique a amené le gouvernement à demander la clôture de la procédure pour déficit excessif ; d’autres indicateurs économiques ont aussi montré une évolution favorable (croissance du PIB, emploi, exportations). En avril, Eurostat a confirmé un déficit de -2,0% du PIB. Le gouvernement a également appelé les agences de notation à revoir la note du pays, mais celles-ci n’ont pas revu leur appréciation vu le haut niveau de la dette publique et la fragilité du secteur bancaire.

Fin mai, la Commission a recommandé de clôturer la procédure pour déficit excessif. Sur la base des programmes de stabilité et de réformes présentés fin avril par le Portugal, elle a invité le gouvernement à poursuivre un effort budgétaire considérable en 2018, à promouvoir l’embauche sous contrat à durée indéterminée, à redoubler d’efforts pour assainir les bilans des établissements de crédit et à mettre en œuvre une feuille de route pour réduire la charge administrative et les obstacles réglementaires qui pèsent sur les secteurs de la construction et des services aux entreprises. Le 16 juin, le Conseil de l’UE a ensuite clôturé la procédure concernant le déficit excessif du Portugal. Par la suite, plusieurs agences de notation ont relevé la note du Portugal à positive et, mi-septembre, S&P a été la première des grandes agences à sortir la dette portugaise de la catégorie des investissements à risque dans laquelle elle se trouvait depuis la crise de la dette en janvier 2012.

En juillet 2018, le gouvernement a ensuite approuvé un paquet de mesures sur la décentralisation qui prévoit le transfert de compétences aux collectivités locales et aux organismes intercommunaux, mais étalé de manière progressive jusqu’en 2021 (routes situées dans les périmètres urbains, biens immobiliers publics, une partie du patrimoine culturel et l’action sociale au niveau de la planification stratégique, des programmes de développement social et du logement ainsi que des services d’assistance sociale).

Les élections locales du 1er octobre 2017 ont confirmé la position de force du PS (37 ,8% des voix et 159 municipalités), tandis que le PSD n’a obtenu que 16,1% des voix – entraînant la démission de P. Passos Coelho – et le BE et le PCP-PEV ont également reculé. C’est également la 1ère fois en 32 ans qu’un parti au pouvoir a remporté les élections locales. En janvier 2018, le PSD a ensuite élu à sa tête Rui Rio, ancien maire de Porto ; celui-ci a critiqué le glissement à droite sous le gouvernement de P. Passos Coelho et est partisan d’une réorientation du parti au centre.

Le budget 2018 a été présenté par le gouvernement en octobre, puis voté en novembre, avec un objectif de de déficit de 1,1% (après 2% en 2016) et des mesures supplémentaires pour 230 millions EUR dans le cadre de la prévention des incendies (ces dépenses supplémentaires pour 0,07% du PIB pouvant être considérées comme des circonstances inhabituelles sans compromettre la viabilité de l’objectif budgétaire à moyen terme). La crédibilité budgétaire du gouvernement a par ailleurs été renforcée par l’élection du ministre des Finances, Mário Centeno, à la tête de l’Eurogroupe, le 4 décembre, tout comme l’amélioration de sa notation par Fitch en décembre.

En mars 2018, le PS, le PSD et le CDS-PP ont voté contre des changements au code du travail proposés par le PCP et le BE (retrait de certaines mesures introduites pendant la période du programme d’assistance financière), et le gouvernement a estimé que les changements à la législation du travail devaient être préalablement négociés entre partenaire sociaux.

En avril, le programme de stabilité du gouvernement pour 2018-2022 a suscité des tensions avec ses soutiens parlementaires du BE et du PCP-PEV. L’objectif de déficit public, prévu initialement à -1,1% du PIB en 2018, a été revu à -0,7%, puis à -0,2% en 2019, puis une amélioration supplémentaire jusqu’à un excédent de 1,4% du PIB en 2021. L’objectif budgétaire à moyen terme – un excédent structurel de 0,25% du PIB – devrait être atteint en 2020. Les partis de gauche radicale y ont vu une trop large importance accordée aux performances budgétaires et un manque d’investissements publics, en particulier en soins de santé. 

6. Les élections européennes de 2014

Les trois partis en tête aux élections du parlement européens étaient les suivants : 

·         le Parti socialiste (PS) pour la formation S&D avec 31,47 %, donc 8      
          sièges ;
·         l’Alliance pour le Portugal pour le PPE avec 27,71 %et 7 sièges ;
·         la Coalition Parti communiste-Verts (CDU) pour le GUE/NGL avec
          12,67 %, 4 sièges.

Vingt-deux députés représentent le Portugal au Parlement européen.

Retour en haut back to top