Conjoncture économique
 

Le programme du gouvernement canadien sera dominé par la gestion des retombées économiques et budgétaires de la pandémie de coronavirus. Le gouvernement fédéral continuera à soutenir les personnes touchées par les restrictions liées à la pandémie ; l’aide au revenu pour les citoyens ayant perdu leur travail à cause du coronavirus pourra être versée jusqu’au mois de septembre 2021 et la subvention salariale en cas de pandémie, qui couvre maximum 75 % des coûts salariaux, a été prolongée jusqu’en juin.

Le programme climatique de M. Trudeau vise à remettre le Canada sur la bonne voie pour atteindre son objectif de réduction des émissions d’ici 2030 et des émissions nulles en 2050. Le 1er avril, la taxe carbone fédérale est passée à 40 dollars canadiens (32 USD) par tonne et devrait atteindre 50 dollars canadiens par tonne en 2022. Le gouvernement propose d’ailleurs, de manière audacieuse, une augmentation annuelle de cette taxe de 15 dollars canadiens par tonne à partir de 2023, jusqu’à atteindre 170 dollars canadiens par tonne en 2030. Le gouvernement devra adopter des mesures supplémentaires pour atteindre ses objectifs de réduction d’émissions. Les conservateurs se sont engagés à supprimer cette taxe carbone.

Le gouvernement a présenté le budget complet – le premier depuis mars 2019 – le 19 avril 2021. Le budget inclut des précisions sur un nouveau plan de relance économique en trois ans, qui comprendra un volet sur les infrastructures vertes. Cependant, les perspectives économiques se sont améliorées depuis l’Énoncé économique de l’automne (FES) du mois de novembre2020 et pourraient mener à une réduction des mesures de relance par rapport aux 70 à 100 milliards de dollars canadiens (entre 56 et 80 milliards USD, l’équivalent de 3 à 4 % du PIB annuel) envisagés à l’origine. Le nouveau plan budgétaire présente les grandes lignes du système national de soins aux enfants et du pharmacare, deux projets pourtant assez coûteux.

Les prévisions ne font pas état de restrictions importantes ou d’augmentations significatives des taxes pour compenser le déficit colossal, même si une augmentation probable du taux d’imposition sur les sociétés aux États-Unis réduirait la menace pesant sur la compétitivité internationale du Canada, si le gouvernement de M. Trudeau décidait de suivre cet exemple. Le gouvernement a l’intention de persévérer, unilatéralement si nécessaire, avec une proposition de taxe sur les services numériques pour les multinationales axées sur la technologie dès 2022. Il envisagera également les options visant à « taxer l’extrême inégalité des richesses ». Compte tenu des faibles taux d’intérêt et de la difficulté politique (en particulier pour une administration minoritaire) de réduire les programmes de dépense pré-coronavirus dans les prochaines années, le gouvernement s’appuiera principalement sur l’emprunt, qui augmentera d’une manière considérable.

Le secteur de l’énergie a été mis à mal par les prix bas du pétrole et le blocage de l’oléoduc Keystone constitue un autre revers pour l’industrie énergétique d’Alberta. Le gouvernement fédéral devra continuer son numéro d’équilibriste pour, d’une part, offrir son soutien au secteur des combustibles fossiles et, d’autre part, garder sa crédibilité environnementale. À cette fin, il s’est engagé à investir dans l’énergie propre les recettes de l’expansion controversée du réseau d’oléoducs Trans Mountain, qui acheminera du pétrole brut depuis Alberta jusqu’à un port de la Colombie-Britannique. Le projet de 12,6 milliards de dollars canadiens devrait être achevé d’ici fin 2022, mais pourrait être retardé en raison des nombreux arrêts de travail liés à la pandémie et d’une possible désobéissance civile.

La pandémie a engendré une contraction du PIB réel de 5,4 % en 2020 – un pourcentage beaucoup plus critique que celui enregistré lors de la crise économique mondiale de 2009 (2,9 %). Le PIB devrait augmenter de 4,8 % sur l’année. L’économie a continué à prospérer pendant le deuxième confinement (bien plus ciblé) début 2021. Toutefois, deux facteurs pèseront sur l’activité économique du premier semestre de 2021, à savoir le renforcement des restrictions liées à la Covid-19 en avril au milieu d’une troisième vague d’infections et un climat d’incertitude généré par la lenteur de la vaccination.  Les perspectives devraient s’améliorer considérablement plus tard dans l’année étant donné que davantage de personnes seront vaccinées, que les mesures sanitaires seront assouplies et que les consommateurs se sentiront plus en confiance pour dépenser. Néanmoins, au vu du calendrier de vaccination qui s’étend sur une longue période, l’activité économique ne devrait pas revenir à la normale avant 2022, conformément aux prévisions des économistes  selon lesquelles le PIB ne devrait pas recouvrer ses niveaux pré-coronavirus avant 2022.

La reprise de la croissance en 2021 sera alimentée par les mesures de soutien financier octroyées par le gouvernement aux entreprises et aux ménages, les faibles taux d’intérêt, la relance de la consommation privée et de l’investissement et la reprise partielle des exportations. Cependant, la reprise sera inégale. Les secteurs du tourisme et du voyage devraient rester sous pression en raison de la faible demande pour les voyages nationaux et internationaux, et l’activité des secteurs de l’hôtellerie et du divertissement sera limitée par des restrictions d’exploitation. En outre, la dette élevée des ménages et le chômage continueront à peser sur le moral des consommateurs et la consommation privée. Le secteur du pétrole et du gaz, en difficulté, ainsi que ses exportations ont été mis à mal par les prix très bas du pétrole et la faible demande à l’échelle internationale. Malgré une forte reprise des prix du pétrole au cours des derniers mois, l’incertitude des investisseurs envers les politiques environnementales assombrira les perspectives à long terme du secteur de l’énergie.

Le PIB réel devrait augmenter de 2,7 % par an entre 2022 et 2025. Cette hausse sera soutenue par les investissements publics dans les infrastructures, la croissance des exportations influencée par la reprise de la demande aux États-Unis, de nouveaux oléoducs et gazoducs, ainsi que de meilleurs rapports commerciaux avec les membres de l’Union européenne et de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (CPTPP).

Mise à jour du 27 avril 2021 (ado – ala)

Source – Canada Country Report March 2021 www.eiu.com © Economist Intelligence Unit Limited 202

 

Bulletins conjoncturels des Caisses Desjardins

Accord UE/Canada (CETA)

CETA : avantages pour les PME wallonnes

Entrée en vigueur l’Accord de libre-échange entre l’UE et le Canada ce 21/09/2017:
Bénéfices des secteurs plus particulièrement concernés en Wallonie

 
Secteur pharmaceutique
Tarifs déjà très bas mais le secteur bénéficiera particulièrement des dispositions relatives à la propriété intellectuelle et le protocole sur la reconnaissance mutuelle des bonnes pratiques de fabrication (GMP). 

Machine et équipements
Outre les économies de droits de douane, il permettra de supprimer les coûts de double test grâce à la reconnaissance des certificats d'évaluation de conformité.   

Produit alimentaires
Les tarifs actuels peuvent atteindre 15%, rendant la compétition difficile pour nos entreprises. L’accord prévoit la suppression de la plupart des droits de douanes pour les produits agricoles et alimentaires (suppression 90,9% lignes tarifaires agricoles) et un engagement visant à éliminer rapidement les obstacles phytosanitaires.

NB :

· Pour les produits plus sensibles :

  • Quotas maintenus pour l’importation de bœuf et de porc, au-dessus desquels des tarifs élevés s'appliquent
  • Pas de réduction tarifaire pour la volaille et les œufs

· L'UE pourra toujours utiliser ses outils traditionnels pour protéger les agriculteurs, y compris le système de prix d'entrée des fruits (particulièrement important pour protéger les producteurs wallons de fruits et légumes).

· Les exportations canadiennes devront se conformer aux normes EU, y compris sa législation sur les OGM et sur l'utilisation d'hormones et d'antibiotiques dans la production alimentaire. 

Services
La moitié de la croissance économique générée par l’AECG devrait provenir des services, avec un accès au marché canadien facilité par :

· La reconnaissance mutuelle de certaines qualifications (avocats, comptables, architectes et ingénieurs) ;

· La possibilité  de travailler plus facilement de manière temporaire au Canada ;

· L’accès aux contrats publics (les offres seront centralisées sur un site internet). 

De manière générale, l’AECG devrait permettre aux PME (70% des exportateurs belges vers le Canada) d’exporter davantage et d’être plus compétitives vis-à-vis des grandes entreprises, grâce à des procédures douanières simplifiées et des exigences techniques plus compatibles. 

Les entreprises canadiennes seront également amenées à limiter leurs intrants américains et se fournir d’avantage en Europe pour répondre aux règles d’origine (déterminant la provenance d’un produit importé). 

La Commission Européenne a procédé à une analyse des secteurs plus particulièrement visés par pays. Elles peuvent être consultées à la page suivante CETA in your town

Le nouvel ALENA : USMCA

L’Accord États-Unis-Mexique-Canada » (USMCA) a été conclu dans son principe le 1er octobre 2018 pour se substituer à l’ancien Accord de libre-échange nord-américain  (ALENA) signé en 1994 qui venait à échéance. Après de longs mois de tergiversations et négociations, le Président Trump a finalement signé, le 29 janvier 2020, le nouveau traité qui le lie à ses deux voisins canadien et mexicain. Le Traité est officiellement entré en vigueur le 1er juillet 2020.

Cet accord de libre-échange élargira la portée de l'ALENA. Une grande partie du nouvel accord est axée sur l'approfondissement de l'intégration fondée sur des règles et la modernisation sur le modèle du Partenariat Transpacifique et d'autres accords commerciaux conclus par les États-Unis. Plutôt que d'étendre l'accès au marché pour le commerce des marchandises - l'Amérique du Nord étant déjà presque entièrement exempte de droits de douane - l'accord met  l'accent sur l'accès réglementaire aux marchés, l'environnement, la propriété intellectuelle, les marchés publics, le règlement des différends, le commerce des services et d'autres domaines qui n'étaient pas inclus dans l'accord de 1994, comme par exemple le commerce électronique. Les dispositions relatives à la main-d'œuvre seront révisées, le Mexique acceptant d'adopter des lois visant à élargir la représentation syndicale et d'étendre la protection des femmes et des travailleurs migrants. Les réglementations  environnementales seront également harmonisées, avec des exigences plus strictes. en particulier au Mexique. Par exemple, l'accord contient des dispositions interdisant d'encourager l'investissement ou le commerce en affaiblissant la protection de l'environnement. Dans l'ensemble, l'amélioration de la cohésion réglementaire profitera probablement aux flux commerciaux au cours des prochaines années 

Le secteur automobile
Dans l'immédiat, le nouvel accord de l'USMCA n'apporte que peu de changements, car les constructeurs automobiles conserveront leur accès au marché nord-américain. De plus, l'accord contient une clause exemptant les entreprises mexicaines et canadiennes des droits de douane (de défense nationale) proposés sur toutes les importations d'automobiles américaines, si elles sont mises en œuvre par les États-Unis.

Des défis plus importants sont encore à venir avec l'introduction progressive des nouvelles règles d'origine, le contenu nord-américain requis d'un véhicule passant de 62,5 % à 75,0 %.De plus, 40,0% des véhicules vendus dans la région doivent provenir d'un marché dont les salaires sont de 16 USD/heure ou plus. Il s'agit d'un effort direct de la part des négociateurs américains pour encourager le mouvement de la production vers les États-Unis ou le Canada à partir du Mexique où les salaires sont plus bas. Ces deux aspects des nouvelles règles entraîneront une augmentation des coûts globaux pour les constructeurs automobiles du bloc commercial, car ils seront contraints d'utiliser des composants d'origine régionale plutôt que des intrants plus compétitifs en provenance d'Asie. Ceux qui ont des activités de production au Mexique devront également augmenter considérablement leur masse salariale pour maintenir un accès en franchise de droits au marché américain. 
Les nouvelles règles d'origine pourraient accélérer l'adoption de l'automatisation dans les usines de production mexicaines plutôt que de créer de nouveaux emplois. C'est déjà l'un des moteurs de la réduction du nombre d'emplois dans le secteur manufacturier aux États-Unis et nous pourrions voir le Mexique commencer à suivre la même tendance en raison de son développement en tant que base industrielle majeure. 

L’agro-industrie
La structure actuelle des échanges agricoles restera en grande partie intacte, étant donné le caractère relativement mineur des changements inclus dans l'accord. La signature de cet accord éliminera en grande partie des risques à la baisse pour la production agricole à long terme de la région, qui est fortement dépendante des flux commerciaux transfrontaliers. Le Canada et le Mexique sont les premier et troisième marchés en importance pour les exportations agro-industrielles américaines et les deux pays représentent ensemble 26,4 % (32,0 milliards USD) du total des exportations des États-Unis en 2017. Le nouveau pacte maintiendra les droits de douane nuls de l'ALENA sur tous les produits alimentaires et agricoles. Cela éliminera le risque d'inflation des prix des denrées alimentaires au Mexique, premier importateur de céréales et de produits laitiers des États-Unis et acheteur important de coton et de viande des États-Unis.
L'USMCA n'apporte aucune solution aux droits de douane récemment imposés, qui posent des risques continus à la baisse pour la production agricole américaine. En attendant la suppression des droits de douane américains sur les importations d'aluminium et d'acier imposés en juin 2018, le Canada maintient les droits de douane sur les produits de bœuf préparés des États-Unis (la viande représente 13,6 % des exportations agricoles des Etats-Unis contre 3,7 % pour les produits laitiers) et le Mexique maintient les droits sur le fromage et le porc américains. Le Mexique est le deuxième importateur de viande de porc américaine, avec 1,2 milliard USD d'exportations américaines en 2017, et le premier importateur de fromage américain, qui représente 391 millions USD d'exportations américaines. 

Le secteur de l’énergie
Les clauses de règlement des différends favorisent le commerce et l'investissement dans le secteur de l'énergie. Bien que le commerce des biens énergétiques ne soit pas explicitement inclus dans l'USMCA, le soutien à l'arbitrage entre Investisseur et État dans le secteur soutiendra dans le futur les flux d'investissements étrangers. En effet, les dispositions du chapitre 11 de l'ALÉNA relatives au règlement des différends entre investisseurs et États (ISDS) demeureront en grande partie inchangées pour les projets pétroliers, gaziers et de production d'électricité, ainsi que pour les investissements dans les transports et les télécommunications. Ces industries seront exemptées d'un certain nombre de nouvelles restrictions applicables à la protection des investissements entre les États-Unis et le Mexique en vertu de l’USMCA. Cela comprend une exigence plus stricte en matière de recours internes, en vertu de laquelle les requérants doivent d'abord s'adresser aux tribunaux nationaux du défendeur et attendre un jugement définitif avant de déclencher une procédure ISDS. 
Cela élimine un risque important pour les investissements énergétiques entre les États-Unis et le Mexique. Bien que le processus de libéralisation soit bien engagé, les investisseurs américains ont fait valoir que les longs délais d'exécution des projets nécessitent des protections qui offrent une sécurité dans les périodes de transition politique.

Août 2020.

Statistiques des échanges commerciaux avec la Wallonie (2019/6 mois 2020)

Exportations de la Wallonie à destination du Canada

En 2019, le Canada occupait le 10ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie derrière la France (1), l’Allemagne (2), les Etats-Unis (3), les Pays-Bas (4), le Royaume Uni (5), l’Italie (6), l’Espagne (7), le Luxembourg () et la Pologne (9).

La balance commerciale est positive pour la Wallonie (834,9 millions euros en 2019 et 642,1 millions euros pour les 6 premiers mois 2020).

 

Exportations wallonnes vers le Canada (2019) : 945,3 millions euros

Matériel de transport :  75,9%
Produits des industries chimiques et pharmaceutiques : 16,4%
Machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques : 2,3%
Produits alimentaires, boissons et tabacs : 1,7%
Métaux communs et ouvrages en ces métaux : 1,1%

Exportations wallonnes vers le Canada (6 mois 2020) : 711,0 millions euros

Matériel de transport : 89,4%
Produits des industries chimiques et pharmaceutiques : 8,2%
Produits alimentaires, boissons et tabacs :0,6%
Métaux communs et ouvrages en ces métaux  : 0,5%
Matières plastiques et caoutchouc, ouvrages en ces matières  : 0,3%

Variation

2014/2013 : -52,7%
2015/2014 : -19,4%
2016/2015 : +44,4%
2017/2016 : +117,5%
2018/2017 : +50,1%
2019/2018 : +57,6%
2020 (6mois)/2019 (6 mois) :  +88,9%

Part du Canada dans les exportations wallonnes totales (%)

2017 : 1,0%
2018 : 1,4%
2019 : 1,9%
2020 (6 mois) : 3,0%

Part de la Wallonie dans les exportations belges vers le Canada (%)

2017 : 21,1%
2018 : 24,6%
2019 : 32,1%
2020 (6 mois) :  42,6%

Importations de la Wallonie en provenance du Canada

Le Canada occupe le 24ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie. Si nous prenons en compte nos fournisseurs sur le continent américain, le Canada se trouve en 3ième position derrière les Etats-Unis, le Mexique et devant le Brésil.

La balance commerciale est positive pour la Wallonie (834,9 millions euros en 2019 et 642,1 millions euros pour les 6 premiers mois 2020).

Importations wallonnes depuis le Canada (2019) : 110,4 millions euros

Produits des industries chimiques et pharmaceutiques  : 81,3%
Machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques  : 9,8%
Bois et liège, ouvrages en ces matières : 2,3%
Animaux vivants et produits du règne animal : 1,7%
Matières plastiques et caoutchouc, ouvrages en ces matières   : 1,3%

 

Importations wallonnes depuis le Canada (6 mois 2020) : 68,9 millions euros

Produits des industries chimiques et pharmaceutiques  :  86,2%
Machines et équipements mécaniques, électriques et électroniques : 6,9%
Matériel de transport   : 1,1%
Instruments d'optique, de précision, d'horlogerie  :  1,1%
Armes et munitions   :   1,0%

Variation

2014/2013 : +14,1%
2015/2014 : -3,1/%
2016/2015 :  +30,7/%
2017/2016 : -10,8%
2018/2017 :  +15,2%
2019/2018 :  +170,5%
2020 (6 mois) / 2019 (6 mois) :   +44,0%

 

Part du Canada dans les importations wallonnes totales (%)

2017 :  0,1%
2018 :  0,1%
2019 :  0,3%
2020 (6 mois) :  0,4%

 

 

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