Conjoncture économique

La politique économique du président Duque sera axée sur la mise en œuvre de réformes structurelles pour soutenir la reprise économique après la récession de 2020 provoquée par le coronavirus. La Colombie a jusqu'à présent officialisé l'achat de doses pour vacciner près de 40 % de la population en 2021. La vaccination devrait commencer au premier trimestre 2021. La priorité sera accordée au personnel médical de première ligne (1,2 million), aux personnes âgées (7,6 millions) et aux personnes ayant des problèmes médicaux préexistants (5,3 millions). La vaccination du reste de la population commencera au dernier trimestre 2021.

Après d'importantes mesures budgétaires anticycliques en 2020, le gouvernement réduira partiellement certaines mesures expansionnistes en 2021. Néanmoins, quelques programmes de soutien aux entreprises et aux travailleurs informels ont été prolongés dans le budget 2021. « Ingreso Solidario », un programme de transfert de fonds de 2,2 milliards de dollars US aux travailleurs informels et aux familles en dehors des initiatives sociales existantes, a été prolongé jusqu'à la mi-2021, et le « Programa de Apoyo al Empleo Formal » (PAEF), une subvention salariale qui s'élèvera à 40 % du salaire minimum par travailleur pour les entreprises qui subissent des pertes de revenus de plus de 20 %, a été reconduit au moins jusqu'en mars. En outre, les lignes de crédit étendues aux micro, petites et moyennes entreprises (MPME) devraient rester en place. Durant ces deux prochaines années, gouvernement devrait poursuive les réformes pour remettre ses comptes fiscaux sur une voie durable, notamment par une réforme fiscale visant à augmenter les recettes. En outre, le gouvernement devrait poursuivre aussi les réformes du travail, du système de retraite et des soins de santé (en cherchant principalement à réduire l'informalité du travail). Les réformes visant à accroître la flexibilité du travail devraient aller de pair avec l'universalisation du système des retraites ; étant donné la complexité politique de ces deux réformes, nous nous attendons à ce que le Congrès n'approuve que des versions édulcorées des projets de loi proposés.

À moyen terme, le gouvernement devrait poursuivre ses efforts pour améliorer le climat des affaires en rationalisant la bureaucratie et en réduisant l'informalité du travail, bien qu'avec un succès limité. Le gouvernement cherche également à améliorer l'infrastructure des transports en Colombie, avec un objectif à plus long terme de soutenir la productivité et la croissance économique. Dans les années à venir, l'administration Duque devrait donner le feu vert à un groupe de projets dans le cadre du Plan 5G, un programme de concessions pluriannuel et multimodal qui prévoit d’affecter 5,3 milliards de dollars US pour 14 projets couvrant les routes, les aéroports, les voies navigables et les chemins de fer, ce qui stimulera l'activité économique et le capital infrastructurel du pays. La procédure d'appel d'offres pour ces projets devrait commencer en 2021. En outre, l'adhésion de la Colombie à l'OCDE, qui vient d'être obtenue, favorisera la concurrence et la protection des droits de propriété intellectuelle.

Les performances économiques de la Colombie seront au même niveau que les tendances régionales en 2020-2021 ; après une profonde récession induite par les coronavirus, l'activité économique devrait se normaliser progressivement en 2021 avec le lancement des vaccins Covid-19. La croissance du PIB devrait avoisiner 4,5 % en 2021, après une contraction économique estimée à 7,7 % en 2020. Cette évolution reflétera en grande partie les effets de report positifs du début d'une reprise économique au second semestre de 2020. Comme le suggèrent les relevés mensuels de l'activité économique, la reprise progressive de l'activité devraient se poursuivre au cours des prochains trimestres, malgré des conditions difficiles.

En 2021, l'activité économique devrait se redresser quelque peu grâce à la reprise du commerce mondial et de la demande intérieure après la récession provoquée par le coronavirus. La confiance des consommateurs et des investisseurs restera néanmoins faible et inférieure aux niveaux de 2019, car le déploiement de Covid-19 sera lent et progressif, ce qui, avec la réimposition éventuelle de certaines mesures de confinement, maintiendra la consommation privée à un niveau modéré. Les analystes prévoient des niveaux de chômage élevés, des salaires faibles, la réduction partielle des mesures de soutien fiscal et une éventuelle réforme fiscale, bien que cela sera quelque peu contrebalancé par un marché du travail en expansion (grâce à la normalisation progressive de l'activité économique et en partie par un nouvel afflux de migrants vénézuéliens). En outre, nous prévoyons une croissance de la consommation publique en 2021, malgré le retrait partiel des mesures fiscales expansionnistes du gouvernement. La faiblesse des prix du pétrole en 2020 affectera la production nationale de brut et les investissements dans le secteur l'année prochaine. Néanmoins, les investissements fixes, notamment dans les infrastructures, s'accéléreront de 10,5 % par an en 2021. Ces prévisions comportent des risques importants en raison des niveaux élevés d'incertitude autour du Covid-19, d'une éventuelle deuxième vague de cas et d'éventuels retards de vaccination.

La Colombie ne devrait retrouver son PIB de 2019 qu'en 2022, dans un contexte de reprise progressive de la confiance des entreprises et des consommateurs. L'amélioration du climat des affaires, combinée à l'orthodoxie économique et fiscale, encouragera les investissements dans les infrastructures, l'agro-industrie et le tourisme. Les investissements dans les industries extractives commenceront à se redresser, car la hausse des prix du pétrole attire l'activité du secteur privé, mais la production restera modeste par rapport aux niveaux d'avant la pandémie et pourrait être limitée par les risques politiques liés aux élections de 2022 et les préoccupations sécuritaires, à savoir les attaques de l'ELN contre les oléoducs et la diminution des réserves de pétrole.

 

Mise à jour du 14 janvier 2021 (ala)

Source : Country Report January 2021-  www.eiu.com - © Economist Intelligence Unit Limited 2021

 

Accord de libre-échange UE – Colombie/Pérou/Equateur

En juin 2012, les relations économiques entre le Pérou et l'UE ont fait un pas de géant avec la signature d'un accord commercial ambitieux et complet, qui a ouvert leurs marchés dans une zone de libre-échange, favorisant ainsi le commerce et les investissements. L'accord, qui a également été signé avec la Colombie et, ultérieurement, avec l'Équateur, est en vigueur au Pérou depuis le 1er mars 2013. Il a donné une forte impulsion aux relations économiques entre les partenaires commerciaux, dont les principales industries exportatrices ont bénéficié de la suppression des droits de douane.

Pourquoi l'accord commercial avec la Colombie est-il important pour les entreprises européennes ?

 

Le gouvernement poursuivra probablement les privatisations partielles pour réduire le déficit budgétaire.

Une croissance plus robuste du PIB réel et la hausse des prix mondiaux de l'énergie stimuleront les recettes du gouvernement colombien. FitchSolutions prévoit une accélération de l'activité économique en 2019 et 2020, au fur et à mesure que la consommation privée et l'investissement se redresseront. L'adoption, en décembre 2018, d'un train de réformes budgétaires modérées favorisera également la croissance des recettes, compte tenu de l'importance accrue qu'elle accorde au recouvrement de l'impôt, à la répression de l'évasion fiscale et une augmentation de l'impôt sur le revenu et de celui sur la fortune des Colombiens à revenu élevé. 
De plus, on s’attend à ce que les prix mondiaux de l'énergie renversent leur tendance à la baisse et entament une courbe à la hausse en 2020 et 2021, faisant augmenter les redevances et les revenus du secteur pétrolier et gazier.
La croissance des dépenses s'accélérera compte tenu de la mise en place des services sociaux pour l’accueil des migrants. L'augmentation des investissements dans les infrastructures accroitront les dépenses. La Colombie a élargi les objectifs de déficit budgétaire pour 2019 et 2020, afin de tenir compte de l'augmentation des dépenses nécessaires pour fournir des soins de santé et une éducation aux immigrants vénézuéliens. Des sources locales estiment que plus de 1,2 million de Vénézuéliens vivent en Colombie, et l'ONU prévoit qu'il pourrait y en avoir jusqu'à 2 millions d'ici la fin de 2019. 
De plus, les analystes prévoient que le gouvernement colombien augmentera les investissements publics au cours des prochains trimestres, pour compenser la baisse récente des dépenses en infrastructures et les retards pris dans les projets de travaux publics. FitchSolutions prévoit une accélération de la croissance des dépenses à 6,5 % en glissement annuel en 2019 et à 7,6 % en 2020, contre + 1,1 % en 2018. 
Le gouvernement Duque cherche à privatiser partiellement plusieurs entreprises publiques, ce qui offre un potentiel de croissance de revenus à long terme. FitchSolutions s’attend à ce que le gouvernement colombien décide de vendre des participations dans des sociétés d'État, dans le but de lever jusqu'à 3 milliards USD. Les médias locaux suggèrent que le gouvernement est en pourparlers pour vendre sa participation de 51% dans la société d'électricité Interconexión Eléctrica (ISA) et vendre également aux enchères une partie de la compagnie énergétique nationale Ecopetrol, bien que la loi colombienne exige que le gouvernement contrôle au moins 80% de l'entreprise. 
Cependant, toute tentative de vendre des biens publics colombiens devrait se heurter à l'opposition et nécessiterait une approbation législative et judiciaire. Le Président Duque verra probablement le centre-gauche et les partis de gauche s’opposer à ces privatisations. Au cours du 4ième trimestre 2018, le président Duque s'est heurté à une opposition importante lorsque sa première proposition de réforme fiscale a été bloquée au Congrès, même par son propre parti qui s'opposait à cette réforme. Sous la présidence de Juan Manuel Santos, son prédécesseur, il a fallu deux ans et demi pour finaliser la privatisation d’Isagen, une société d'électricité. Si le gouvernement Duque n'est pas en mesure de réaliser des ventes partielles d'entreprises d'État, il est probable qu'il réduira les dépenses publiques d'infrastructures pour atteindre les objectifs de réduction du déficit budgétaire. 
L'endettement de la Colombie augmentera au cours des prochains trimestres avant de se stabiliser à long terme. Le gouvernement se tournera vers les marchés de capitaux domestique et internationaux pour combler son déficit budgétaire. A plus long terme, les analystes prévoient que la charge de la dette de la Colombie se stabilisera et commencera à diminuer, grâce à la croissance plus élevée du PIB réel et à l'assainissement budgétaire pluriannuel.

 

Source : © 2019 Fitch Solutions Group Limited - August 2019 - Vol 36 Issue 8. -  traduction libre de l’AWEX

La Colombie devient pays membre de l’OCDE

Le Président Colombien Ivan Duque a signé le 15 janvier 2019  la loi ratifiant l’adhésion de la Colombie à l´OCDE. La Colombie devient ainsi officiellement le 37ème pays à rejoindre cette organisation et le troisième pays latino-américain après le Mexique en 1994 et le Chili en 2010. Cette adhésion au club des pays les plus industrialisés  sera tout bénéfice pour la Colombie en termes de crédibilité et de visibilité sur la scène internationale. En tant que pays membre, la gestion publique de la Colombie sera évaluée sur plus de 200 critères. Cette adhésion devrait contribuer à renforcer la confiance des investisseurs étrangers dans le pays. La Colombie avait déjà anticipé son adhésion en décrétant une cinquantaine de mesures visant à améliorer la gouvernance du pays, parmi lesquelles figurent les lois anti-corruption et contre le blanchiment d’argent, le système d’échange d’informations financières avec plus de 90 pays ou encore la nouvelle loi sur les droits d’auteur. En matière environnementale, la Colombie a instauré une taxe carbone et une réglementation restreignant l’usage des sacs plastiques.

Echanges commerciaux avec la Wallonie (2019)

1.      Exportations de la Wallonie à destination de la Colombie

La Colombie occupe le 40ième rang dans le classement mondial des clients de la Wallonie.   Si nous prenons en compte uniquement les clients de la Wallonie sur le continent américain, la Colombie se trouve en 4ième position derrière les Etats-Unis (1er), le Canada (2ième), le Brésil (3ième), et devançant le Mexique (5ième), l’Argentine (6ième), le Chili (7ième), le Pérou (8ième), l’Equateur (9ième) et le Panama (10ième).   Son poids dans le total des exportations wallonnes s’élevant à 0,19 %.  En 2019, les exportations wallonnes vers la Colombie se sont élevées à 94,56 millions d’euros, ce qui représente une hausse de 21,0% par rapport à 2018.

Secteurs des exportations wallonnes vers la Colombie :



Variation
2015/2014 :  -24,8%
2016/2015 :  +19,0%
2017/2016 :  +34,6%
2018/2017 :   -0,4%
2019/2018 : +21,0%

2.      Importations de la Wallonie depuis la Colombie

La Colombie occupe le 82ième rang dans le classement mondial des fournisseurs de la Wallonie.   Si nous prenons en compte uniquement les fournisseurs de la Wallonie sur le continent américain, la Colombie se trouve en 11ième position derrière les Etats-Unis (1er), le Mexique (2ième), le Canada (3ième), le Brésil (4ième), le Venezuela (5ième), le Honduras (6ième), l’Equateur (7ième), le Nicaragua (8ième), l’Argentine (9ième) et le Chili (10ième).   Son poids dans le total des importations wallonnes représente moins de 0,01%.   En 2019, les importations wallonnes en provenance de la Colombie se sont élevées à 0,97 million d’euros, ce qui représente une hausse de 88,8% par rapport à l’année 2018.

Secteurs des importations wallonnes depuis la Colombie :

 

Variation
2015/2014 : -6,1%
2016/2015 : -68,9%
2017/2016 : -57,1%
2018/2017 : -21,9 %
2019/2018 : +88,8%

La balance commerciale s’élève à 93,58 millions euros en faveur de la Wallonie.

Les accords commerciaux de Colombie

Au cours de la dernière décennie, le gouvernement colombien a redoublé d’efforts afin d’ouvrir l’économie nationale au monde entier. Selon le Ministère du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, le nombre d’accords de libre-échange en vigueur s’est multiplié par deux entre 2010 et 2018, en passant de 8 à 16 accords.

Aujourd’hui, la Colombie est le 3e pays de la région le mieux positionné dans le classement des économies Doing Business, et occupe la première position régionale en ce qui concerne la protection des investisseurs minoritaires

En mai 2018, la Colombie a rejoint l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et est ainsi devenue le 37-ème pays adhérant à cette organisation qui a pour but de relever les défis économiques et sociaux de la globalisation. L’adhésion de la Colombie s’est concrétisée par la Loi 1950 du 8 janvier 2019.

En ce qui concerne l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la Colombie défend une politique de libéralisation des échanges et d'insertion dans le commerce mondial. Dans le cadre de cette politique, les principes de non-discrimination et de réciprocité prévalent, garantissant de plus grands bénéfices économiques dérivés des accords commerciaux existants.

De la même manière, dans le secteur public colombien, les accords commerciaux sont les traités internationaux en vigueur conclus par l’État qui contiennent les droits et devoirs relatifs aux marchés publics. Par rapport à ceux-ci, l’état est obligé de traiter les soumissionnaires, les biens et les services étrangers comme des nationaux. Les entités étatiques doivent respecter les engagements de l’État inclus dans les accords commerciaux. Enfin, les soumissionnaires nationaux et étrangers ont le droit d’exiger l’application correcte des accords commerciaux quand ceux-ci sont applicables aux marchés publics.

L’Europe

La Colombie est liée au continent grâce à :

-  Un Accord commercial avec l’Union européenne (en vigueur depuis aout 2013)

-  Un accord de libre-échange avec l’AELE, l’Association européenne de libre-échange dont les membres sont la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein (en vigueur depuis 2011 avec la Suisse et le Liechtenstein et depuis 2014 avec la Norvège et l’Islande.

- Des accords de protection réciproque des investissements (APRI) en vigueur avec l’Espagne, la Suisse et le Royaume-Uni. L’APRI avec la France a été approuvé par la Cour constitutionnelle, mais n’est pas encore entré en vigueur.

L’Accord commercial avec l’Union européenne

Grâce à cet accord, « le commerce de tous les produits industriels, de la pêche et d’une grande majorité de produits agricoles s’est libéralisé. Par ailleurs, les conditions d’accès aux marchés pour les exportateurs colombiens et européens se sont améliorées. L’accord couvre les thèmes suivants : la libéralisation progressive et réciproque du commerce des biens et des services, la libéralisation des investissements et des paiements liés, l’ouverture aux marchés publics des deux parties, la protection des droits de propriété intellectuelle, la coopération dans le domaine de la compétence et la mise en place de mécanismes pour résoudre les litiges. » Cet accord a été régi par la loi 1669 de 2013, « par laquelle est adopté l'accord commercial entre la Colombie, le Pérou et l’Equateur d'une part, et l'Union européenne et ses États membres, d'autre part, signé à Bruxelles, en Belgique, le 26 juin 2012 ».

Les États membres de l'Union européenne concernés par l'accord sont : l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, le Danemark, l’Allemagne, la Slovaquie, la Slovénie, l’Espagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, le Royaume-Uni, la République tchèque, la Roumanie et la Suède.

Pour plus d’informations, consultez la Fiche sur l’Accord commercial entre l’UE, la Colombie, le Pérou et l’Equateur.

Amérique du Nord (États-Unis et Canada)

La Colombie a conclu un traité de libre-échange avec le Canada en vigueur depuis 2011 et avec les États-Unis en vigueur depuis 2012 qui lui ont permis d’accéder à un marché de 350 millions de consommateurs. L’accord avec les États-Unis est régi par la Loi 1143 de 2007 « Par laquelle est adopté ‘l’Accord de promotion commerciale entre la République de Colombie et les États-Unis d’Amérique, ses ‘annexes’ et ses ‘protocoles’, signés à Washington le 22 novembre 2006 ».

L’accord commercial avec le Canada est régi par la Loi du 9 décembre 2009, « Par laquelle est adopté l’Accord de libre-échange entre le Canada et la République de Colombie », signé à Lima, au Pérou, le 21 novembre 2008, et « l'Échange de lettres entre le Canada et la République de Colombie » du 20 février 2009, qui corrige les erreurs techniques et matérielles de l'accord de libre-échange Canada-Colombie.

Amérique latine et les Caraïbes

Jusqu’à présent, le pays est lié à la région par les accords commerciaux suivants :

- L’accord commercial avec le Mexique depuis 1995 (des ajustements ont été apportés au Traite de libre commerce : ils ont été ajoutés dans un protocole d'amendement et sont entrés en vigueur le 02 aout 2011).

- L'accord de Libre-commerce avec les Républiques du Salvador, du Guatemala et du Honduras depuis 2010.

- L’accord avec la Communauté andine dont les membres autres que la Colombie sont : la Bolivie, le Pérou et l’Équateur (depuis 1969).

- L’accord sur le commerce et la coopération économique et technique avec la Communauté caribéenne – CARICOM (depuis 1995)

- L’accord de partenariat économique N 59 (ACE 59) CAN – Mercosur (depuis 2006).

- L’accord entre la Colombie et le Chili (depuis 1994) (le traité de libre commerce est plus récent et remplace l’accord partiel).

- L’accord de partenariat économique numéro 49 signe avec Cuba (depuis 2001)

- L’accord partiel avec le Nicaragua (depuis 1980)

- L’accord partiel avec le Venezuela après que ce dernier se soit retiré de l’accord de Carthagène en 2006 (depuis 2012)

- L’accord commercial avec le Panama (pas encore en vigueur)

- L’accord commercial avec le Costa Rica (pas encore en vigueur)

Alliance du Pacifique 

Il s’agit d’une communauté économique regroupant la Colombie, le Chili, le Mexique et le Pérou dont l’objectif principal est de créer un marché commun incluant la libre circulation des services, des capitaux, des biens et des personnes et qui vise clairement la région Asie-Pacifique. L’Alliance représente un marché de 214 millions de personnes et un PIB moyen par habitant de 16 500 dollars (en termes de parité de pouvoir d’achat), ce qui fait d’elle la huitième puissance économique mondiale. En Amérique latine et aux Caraïbes, elle représente 50% du commerce total de la région et 45% des investissements directs étrangers. L’Accord-cadre de l’Alliance du Pacifique est entre en vigueur en Colombie en juillet 2015, après avoir suivi les procédures internes prévues par la Constitution politique. Cet accord est régi par la Loi 1745 de 2014, « par laquelle est adopté le ‘Protocole additionnel à l’Accord-cadre de l’Alliance du Pacifique’, signé à Carthagène des Indes, en République de Colombie, le 10 février 2014.

Protocole sur le commerce avec le Mercosur

Le 23 juillet 2018, la Colombie a signé un protocole sur le commerce pour pouvoir commercer des services avec les pays du Mercosur (le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay). Le protocole sert à « approfondir l’accès aux marches et bénéficier du traitement national pour les services et leurs prestataires dans les cinq pays ». Ce protocole représente un pas de plus vers le rapprochement entre le Mercosur et les pays membres de l’Alliance du Pacifique et pour les entreprises de services . En outre, il permet d’établir des conditions claires d’accès aux marchés.

Il faut souligner que l’actualisation de l’accord avec le Mercosur est entrée en vigueur en décembre 2017 et qu’il concerne plus de 900 produits industriels qui ne bénéficiaient pas d’un tarif préférentiel complet sur ce marché.

Asie-Pacifique et Moyen-Orient

La Colombie est très intéressée par l'établissement de liens avec la région Asie-Pacifique. Le gouvernement a conclu un accord de libre-échange avec la Corée du Sud, régi par la Loi 1747 du 26 décembre 2014, « par laquelle est adopté l'accord de libre-échange entre la République de Colombie et la République de Corée » et par le Décret 1078 du 30 juin 2016, « Qui contient les engagements tarifaires obtenus par la Colombie dans le cadre de l'accord de libre-échange entre la République de Colombie et la République de Corée ».

De plus, des négociations pour un accord commercial avec le Japon, débutées en décembre 2012, sont en cours.

Quant au Moyen-Orient, la Colombie a commencé des négociations avec Israël en mars 2012 pour conclure un accord commercial qui augmenterait les échanges commerciaux et les investissements. L’accord a été signé par les parties, mais n’a pas encore été approuvé par le Parlement colombien. Il est important de souligner qu’il s’agit du premier accord signé avec un pays du Moyen-Orient.

En 2011, la Colombie a commencé des négociations pour conclure un accord commercial avec la Turquie, mais les négociations sont actuellement gelées. La Colombie voudrait particulièrement renforcer ses relations avec les pays émergents connus sous le nom de CIVETS, dont elle fait partie (les autres pays sont : l’Indonésie, le Vietnam, l’Égypte, la Turquie et l’Afrique du Sud).  

Liste des accords commerciaux

En vigueur :

- Texte de l’Accord commercial entre l’Union européenne et la Colombie le Pérou et l’Equateur :

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=LEGISSUM%3A07_2

- Accord de libre-échange avec les états de l’AELC:

http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=16144

- Accord de promotion commerciale entre la République de Colombie et le Canada : http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=16157

- Accord de promotion commerciale entre la République de Colombie et les États-Unis d’Amérique : http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=14853

- Accord partiel de type commercial AAP.C numéro 28 entre la République de Colombie et la République bolivarienne du Venezuela :

http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=2573

- Traité de libre-échange entre la République de Colombie et les Républiques du Salvador, du Guatemala et du Honduras :

- http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=14515

- Communauté andine : http://www.tlc.gov.co/publicaciones.php?id=14850

- Accord principal sur le commerce et la coopération technique et économique entre la République de Colombie et la Communauté caribéenne (CARICOM) :

http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=11951

- Accord de libre-échange entre la République de Colombie et la République du Chili : http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=11952

- Accord de partenariat économique numéro 49 signé par République de Colombie et la République de Cuba : http://www.mincit.gov.co/publicaciones.php?id=1888

- Accord partiel entre République de Colombie et la République du Nicaragua : http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=6867

- Alliance du Pacifique : http://www.mincit.gov.co/publicaciones.php?id=34234

- Accord de partenariat économique numéro 59 (ACE 59) CAN – Mercosur : http://www.tlc.gov.co/publicaciones.php?id=13228

Devant entrer en vigueur

- Accord de libre-échange entre la République de Colombie et la République de Corée : http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=733

- Accord commercial entre la Colombie et le Costa-Rica :

http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=3432

- Accord commercial entre la Colombie et Israël :

http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=2007

- Accord commercial entre la Colombie et le Panama :

http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=1252

En négociation :

- Accord commercial entre la Colombie et la Turquie :

http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=685

Accord d’association économique entre la Colombie et le Japon : http://www.mincit.gov.co/tlc/publicaciones.php?id=3965

 

(source ELANbiz, actualisé le 12 juillet 2019)

Retour en haut back to top