Indicateur politique

Le Kenya, indépendant depuis 1963, fait figure d’exemple en matière de stabilité politique et de transition démocratique en Afrique. En 2007, le Kenya connait cependant une grave crise politique. Les résultats de l’élection présidentielle est contesté par l’opposition et des violences éclatent dans l’ensemble du pays faisant plus de 1300 morts et 600 000 déplacés.

L’adoption par référendum d’une nouvelle constitution en août 2010 constitue une avancée majeure pour le pays. Des réformes sont lancées pour œuvrer à la réconciliation nationale et garantir la transparence des élections générales de mars 2013:

  • réforme institutionnelle pour rééquilibrer les pouvoirs:création d’un Sénat ; processus de décentralisation avec la création de 47 comtés (« counties ») dotés d’un gouverneur et d’une assemblée; suppression du poste de Premier ministre; meilleure prise en compte des droits politiques et sociaux;
  • réforme électorale pour garantir un processus électoral transparent et prévenir tout risque d’instabilité à l’approche des élections: création d’une Commission électorale indépendante (Independent Electoral and Boundaries Commission); loi sur les partis; loi sur les sondages

Ces élections générales de mars 2013 se sont déroulées sans heurt majeur. Uhuru Kenyatta, leader de la coalition « Jubilee » et fils du père de l’indépendance, Jomo Kenyatta, a été élu président de la République dès le premier tour avec 50,07 % des voix.

L’élection présidentielle du 8 août 2017, largement remportée par Uhuru Kenyatta (54 % des suffrages exprimés contre 44 % à son rival Raila Odinga) a été annulée par la Cour suprême le 1er septembre, ce qui constitue le premier cas de figure sur le continent africain.

Le nouveau scrutin présidentiel du 26 octobre 2017, boycotté par Raila Odinga, a été remporté par Uhuru Kenyatta avec plus de 98 % des voix, mais avec une faible participation au niveau national (38,8 % contre 79,1 % pour le scrutin du 8 août). Le 20 novembre, la Cour suprême a confirmé la réélection d’Uhuru Kenyatta. L’opposition n’a pas reconnu sa victoire et a adopté une posture d’obstruction au gouvernement.

Lors de la cérémonie d’investiture du 28 novembre 2017, U. Kenyatta s’est donné comme priorités la mise en place d’une couverture médicale universelle, la facilitation de l’accès au logement et notamment à la propriété, la création d’emplois et d’opportunités pour les jeunes et l’amplification des relations commerciales du Kenya avec ses partenaires extérieurs.

Le 11 mars 2018, Uhuru Kenyatta et Raila Odinga ont scellé leur réconciliation par une poignée de main et se sont accordés sur la nécessité d’engager des réformes dans 9 domaines (Building Bridge Initiative). Par la suite, le 20 octobre 2018, Raila Odinga a été nommé haut-représentant de l’Union africaine pour le développement des infrastructures.

Le rapprochement Kenyatta/Odinga, réalisé sans l’aval des autres leaders de la coalition de l’opposition (NASA), pourrait redessiner les alliances politico-ethniques en vue des élections de 2022, pour lesquelles William Ruto, le vice-président (Kalenjin), apparait déjà en campagne.

Composition du gouvernement de la République du Kenya

Président de la République : M. Uhuru KENYATTA
Président-adjoint : M. William RUTO

Ministre des Finances et de la Planification: M. Henry K. ROTICH
Ministre des Affaires étrangères et du commerce international: Mme Monica JUMA
Ministre de la Communauté de l’Afrique de l’Est et du Développement du corridor nord: M. Adan MOHAMMED
Ministre de l’Industrie et du Développement de l’entreprise: M. Peter MUNYA
Ministre de l’Information, de la Communication et de la Technologie: M. Joe MUCHERU
Ministre de l’Agriculture et de l’Irrigation et du Plan: Mwangi KIUNJURI
Ministre de l’Énergie: M. Charles KETER
Ministre de la Défense: Mme Raychelle Awour OMAMO
Ministre de l’Éducation: Prof. George A.O MAHOGA
Ministre des Transports et des Infrastructures: M. James MACHARIA
Ministre du Travail et de la protection sociale: H. Ukur YATTANI
Ministre de la Santé: Mme Cecily KARIUKI
Ministre de l’Intérieur et de la coordination gouvernementale: M. Fred MATIANG’I
Ministre de l’Environnement et de la Foresterie: M. Keriako TOBIKO
Ministre de la Dévolution et des zones semi-arides: M. Eugene WAMALWA
Ministre de l’Eau et de l’assainissement: Simon CHELUGUI
Ministre des Sports, des Arts et de la Culture: Mme. Amina MOHAMMED
Ministre du Tourisme et de la faune: M. Najib BALALA
Ministre des Terres: Mme Farida KARONA
Ministre de la Fonction publique, de la Jeunesse et du Genre: Mme Margaret KOBIA
Ministre du Pétrole et des Mines: M. John MUNYES
Ministre sans portefeuille: M. Raphael TUJU

Mise à jour : 03.06.19

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/kenya/presentation-du-kenya/

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/kenya/presentation-du-kenya/article/composition-du-gouvernement

 

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