Gouvernement actuel

Les élections du 14 octobre 2019 ont vu la reconduction de la coalition sortante emmenée par le libéral Xavier Bettel et composée du Parti Démocratique (DP – centre-droit – 12 sièges) et de deux partis de centre-gauche, le LSAP (Parti Socialiste - 10) et les Verts (Déi Gréng - 9). Cette coalition ne bénéficie que d’une courte majorité d’un siège – 31 sur 60.

L’accord de coalition entre les trois partenaires a été signé le 3 décembre. La composition du gouvernement est la suivante :

Xavier Bettel (DP): Premier ministre, ministre d’État, ministre des Communications et des Médias, ministre des Cultes, Ministre de la Digitalisation, ministre de la Réforme administrative

Étienne Schneider (LSAP): Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie et de la Santé 

Felix Braz (Les Verts): Vice-Premier ministre et ministre de la Justice

Jean Asselborn (LSAP): Ministre des Affaires étrangères et européennes; ministre de l’Immigration et de l’Asile 

Romain Schneider (LSAP): Ministre de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural et ministre de la Sécurité sociale

François Bausch (Les Verts): Ministre de la Défense; ministre de la Mobilité et des Travaux publics et ministre de la Sécurité intérieure 

Pierre Gramegna (DP): Ministre des Finances 

Dan Kersch (LSAP): Ministre des Sports, ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire 

Claude Meisch (DP): Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse et ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche 

Corinne Cahen (DP): Ministre de la Famille et de l’Intégration; Ministre à la Grande Région

Carole Dieschbourg (Les Verts): Ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable 

Marc Hansen (DP): Ministre de la Fonction publique; ministre aux Relations avec le Parlement; ministre délégué à la Digitalisation; ministre délégué à la Réforme administrative

Claude Turmes (Les Verts): Ministre de l’Aménagement du territoire et ministre de l’Énergie 

Paulette Lenert (LSAP): Ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire et ministre de la Protection des consommateurs 

Sam Tanson (Les Verts): Ministre de la Culture et ministre du Logement

Taina Bofferding (LSAP): Ministre de l’Intérieur et ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes

Lex Delles (DP): Ministre des Classes moyennes et ministre du Tourisme

Situation politique générale

Lors des élections législatives d’octobre 2018, Xavier Bettel a reconduit sa majorité libéraux-socialistes-verts.

Au premier rang des priorités du nouveau gouvernement figure la mobilité, avec un plan national de mobilité couvrant la période jusque 2035, incluant des initiatives dans le sens d’une réduction du trafic et d’une plus grande efficacité (desserte des zones d’activité par les transports en commun, soutien aux entreprises qui réduiront leur empreinte énergétique, parkings Park & Ride, nouvelles lignes de trams rapides et, dès 2020, gratuité des bus, trams et trains dans tout le pays). Viennent ensuite la problématique de la pénurie et des prix élevés du  logement, avec la volonté d’agir surtout sur l’offre et d’investir massivement dans la création de logements sociaux, ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique avec un plan national en matière de politique énergétique et climatique jusque 2030 et comportant des mesures d’économies d’énergie et de transition vers les énergies renouvelables, à l’exclusion de l’énergie nucléaire.

D’autres priorités concernent le secteur agricole (20% d’agriculture biologique pour 2025) et la poursuite de la diversification de l’économie (priorité au secteur du numérique – avec la création d’un nouveau ministère de la Digitalisation –, mise en place du réseau 5G au cours de la législature, intelligence artificielle…). En matière de fiscalité, la charge fiscale générale pesant sur les entreprises sera réduite de 1% dès 2019.

Diverses autres mesures ont également été annoncées par le Premier ministre (un jour de congé légal supplémentaire – le 9 mai, fête de l’Europe –, droit à une indemnité de chômage en cas de rupture volontaire de contrat de travail, moyens supplémentaires pour la formation continue, augmentation du salaire social minimum…). L’apprentissage de la langue luxembourgeoise sera introduit de manière systématique dans les écoles internationales privées, avec la volonté de mettre davantage cette langue en valeur à côté du multilinguisme français – allemand – anglais. 

Le projet de plan budgétaire 2018-2019, publié début mars, entend maintenir la trajectoire positive des années précédentes (dépenses publiques à 43,9% du PIB en 2019 contre 43,3% en 2018, recettes publiques de 45,0% contre 45,9%, dette publique de 20,2% du PIB contre 21,4%) et continuer à respecter l’objectif de déficit structurel à moyen terme (-0,5% du PIB), avec +0,9% du PIB en 2019 (contre +2,6% en 2018). Parmi les mesures adoptées pour 247 millions EUR, le projet de budget prévoit 52 millions EUR pour certaines dépenses de fonctionnement de l’Etat (digitalisation, qualité scolaire…), 40 millions EUR d’investissements de l’Etat (radars routiers, biotechnologie…), 30 millions EUR de subventions (réorganisation du réseau de transport régional) et 11 millions pour le financement d’un certain nombre de mesures de modernisation (construction d’éoliennes, développement du réseau 5G). Dans le cadre des recommandations de l’UE au Luxembourg, le gouvernement prévoit le suivi de la réforme de l’assurance-pension de 2013, avec pour objectif d’accroître l’âge effectif de la retraite et d’adapter les pensions à la situation budgétaire du régime des pensions ainsi que la suppression des restrictions réglementaires dans le secteur des services aux entreprises.

Rôle international

Le pays est membre fondateur de l'Union européenne. Les progrès constants de celle-ci ont peu à peu vidé de son contenu l'UEBL (Union économique Belgo-luxembourgeoise) et le Benelux (Belgique-Pays-Bas-Luxembourg) dont fait toujours partie le Luxembourg.

Il est le siège de la Cour de Justice des Communautés européennes, de la Cour des comptes européennes, de la Banque Européenne d'Investissement et de plusieurs offices du Parlement européen, dont Eurostat.

Le Luxembourg est aussi le siège de la NSPA, Agence OTAN de soutien et d’acquisition.

Il héberge également le secrétariat du programme européen ESPON.

Le sommet de la Grande Région

Par ailleurs, le Luxembourg, au même titre que la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), est membre du Sommet de la Grande Région.

L’espace de coopération transfrontalière appelé « Grande Région », que l’on nommait autrefois « SaarLorLux », se base sur un traité signé le 16 octobre 1980 par les gouvernements allemand, français et luxembourgeois. Il est désormais repris sous le terme de « Sommet de la Grande Région » depuis que les partenaires wallons et rhénans-palatins ont rejoint la coopération en 2005. L’impulsion stratégique de cette coopération est donnée par le Sommet des Exécutifs régionaux, présidé à tour de rôle pour deux années par les différentes composantes territoriales.

La coopération institutionnelle Grande Région intègre les territoires de la Région Wallonne, du Land de Sarre, du Land de Rhénanie-Palatinat, du Grand-Duché de Luxembourg ainsi que celui de l’ancienne Région Lorraine (aujourd’hui intégrée dans la nouvelle Région Grand Est).

Le programme Interreg A, Grande Région

La Coopération Territoriale Européenne (CTE) est un axe important de la politique de cohésion de l’Union européenne permettant de favoriser tous les échanges transfrontaliers en Europe. La politique de cohésion couvre aujourd’hui 1/3 du budget de l’Union européenne. Depuis 1990, c’est sous le nom des divers programmes INTERREG que la CTE est plus communément connue des citoyens.

Retour en haut back to top