Conjoncture économique

 

Quelques données économiques :

  1. Déficit public 2020 : 4% du PIB (Banque moniale )
  2. PIB par habitant 2019 : 11 487 $ (source Banque mondiale)
  3. Croissance en 2021 : 2.9% (forecast Banque Mondiale)
  4. Inflation fév.2021 : 5.7% (source Banque Mondiale)
  5. Taux de chômage fév.2021 5.7% (source Banque Mondiale)
  6. Part du secteur primaire, secondaire et tertiaire dans l’économie russe en 2018 : Secteur primaire 3%, Secteur secondaire 32%, Secteur Tertiaire 65%. (Source Banque Mondiale)

 

 

La Russie a connu durant le début de l’année 2019 une baisse de sa croissance économique qui peut s’expliquer par une baisse de sa production industrielle et la diminution globale des échanges commerciaux dans le monde, causée par les tensions économiques et commerciales entre  Chinois et Américains. Par contre, la fin de l’année 2019 est marquée par une reprise de la production industrielle, une politique monétaire plus souple de la part de la Banque centrale russe et une augmentation des dépenses publiques dans les grands projets nationaux. Cette dynamique positive devrait permettre à la Russie, selon les estimations de la Banque Mondiale, d’avoir un taux de croissance de 1.6% en 2020 et de 1.8% en 2021 (Russian Economic Report, décembre 2019, Banque Mondiale, https://www.worldbank.org/en/country/russia/publication/rer ). La Russie doit sa croissance en partie à l’augmentation des prix des hydrocarbures, bien que le premier facteur de croissance soit la consommation des ménages (50% du PIB) (Coface, https://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Russie). 

La Banque Nationale russe a atteint son objectif de maintenir l’inflation sous la barre des 4% à 3,8% et le chômage a atteint un seuil historique à 4,4%. Par contre, le chômage bas n’empêche pas un taux de pauvreté important avec 13,5% de la population vivant sous les seuils de pauvreté nationaux soit environ 20 millions de personnes. (Source : Banque Mondiale)

Cette croissance est timide et reste vulnérable à différents facteurs qui peuvent la faire chuter :

  1. Une plus faible économie et croissance mondiale
  2. Des chocs externes
  3. De nouvelles sanctions économiques
  4. Des tensions domestiques
  5. Des tensions commerciales avec ses partenaires

 

Afin de diminuer sa dépendance aux exportations d’hydrocarbures, le gouvernement tente de diversifier l’économie dans des secteurs porteurs tels que les hautes technologies et la production agro-alimentaire

 

Pays d’exportation 2019

  1. Chine (14.3%)
  2. Pays-Bas (10.3%)
  3. Belarus (5.05%)
  4. Allemagne (4.65%)

Pays d’importation 2019

  1. Chine (19.8%)
  2. Allemagne (12.6%)
  3. Belarus (5,6%)

Secteurs d’exportation 2019

  1. Produits minéraux (59.1%)
  2. Métaux (13%)
  3. Produits Chimiques (5,4%)

Secteurs d’importation 2019

  1. Machines (30%)
  2. Transport (14%)
  3. Produits chimiques (12%)

Source : OEC, https://oec.world/en/

 

 

 

Classement « doing business » de la Banque Mondiale 2020 :

Ce classement reconnu de l’institution internationale combine différents indicateurs afin de juger la facilité à faire des affaires dans le pays. La Russie occupe la 28ème place mondiale (Belgique 46ème). La Russie se démarque dans les indicateurs relatifs à l’électricité, le transfert de propriété et l’exécution des contrats, par contre, elle obtient de moins bons résultats dans le commerce transfrontalier, la protection des investisseurs minoritaires et les règlements de l’insolvabilité. (Source Banque Mondiale https://francais.doingbusiness.org/fr/rankings)

 

Évaluation des risques par pays du Coface :

Le Coface donne la note de « C » pour les risques en Russie et la note de « B » pour l’environnement des affaires (Belgique obtient la note de A3 et A1). L’échelle de classement se fait sur 8 niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D, E. La Russie se classe donc au sein du 6ème niveau du classement et cela peut s’expliquer par les différents points forts et points faibles de la Russie.

Points forts :

  • Des ressources naturelles abondantes (pétrole, gaz et métaux)
  • Efforts de diversification
  • Flottement du rouble depuis novembre 2014
  • Taille du marché et main-d'œuvre qualifiée
  • Stabilité macroéconomique : des comptes publics et extérieurs solides qui garantissent la résistance aux risques extérieurs
  • Numérisation et capacité d'innovation

Points faibles :

  • Dépendance à l'égard des prix des hydrocarbures
  • Une démographie en déclin
  • Pas d'accords commerciaux au-delà du voisinage
  • Dépendance à l'égard des technologies étrangères
  • La faiblesse des infrastructures est aggravée par le manque d'investissements
  • Lourdes charges sociales (30% des salaires) favorisant l'informalité
  •  Les sanctions américaines et européennes entravent le développement des champs offshore et l'innovation
  • Faiblesses institutionnelles et de gouvernance (traitement de l'insolvabilité, droits de propriété, corruption)

(Source Coface https://www.coface.be/fr/Etudes-economiques/Russie)

 

Indicateurs de Credendo à l’exportation en Russie :

Les indicateurs de Credendo à l’exportation se composent d’une évaluation des risques politiques et ceux qui leurs sont assimilés (sur une échelle de 1 à 7 avec 7 comme valeur la plus faible) et l’évaluation des risques commerciaux (sur une échelle de A à C avec comme valeur la plus faible).

  1. Risques politiques :
    1. À court terme : 3/7 ;
    2. À moyen et long terme : 4/7 ;
    3. Les transactions spéciales 3/7 (à comprendre ici, des transactions/exportations spéciales qui nécessiteraient une prime supplémentaire) ;
    4. La classification premium de l’OCDE 4/7 ;
    5. Risques commerciaux : C/F (ici à comprendre volatilité des cours de change, inflation, payements, corruption dans le pays).

(Source: Credendo, https://www.credendo.com/country-risk/russia)

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