IMPACT COVID-19

 

1. SITUATION SANITAIRE

SITE JOHNS HOPKINS

La prestigieuse Université américaine JOHNS HOPKINS, spécialisée en médecine et santé publique, met à jour quotidiennement son site Internet afin de diffuser une information précise et actualisée sur l’évolution de l’épidémie. Cette information est disponible pays par pays. Vous la trouverez ICI.

 

 

À la mi-février 2021, l’Afrique du sud comptabilisait officiellement près d’un million et demi de cas de covid-19 cumulés depuis le début de l’épidémie, soit plus de 40% du total du continent africain, et près de 50.000 décès attribués au virus, soit près de la moitié de ceux recensés sur le continent.

Après une période de relative accalmie entre la mi-août et la mi-décembre, le pays a connu une deuxième vague à l’approche des fêtes de fin d’année, aussi fulgurante qu’éphémère, puisqu’on est passé d’un pic de 19.000 nouveaux cas journaliers en moyenne durant la première semaine de janvier à moins de 2.000 cas en moyenne à la mi-février. Le nombre de nouvelles contaminations journalières a donc été divisé par dix en un mois et demi ! Une telle situation est sans doute unique au monde, et tout à fait remarquable dans un contexte de « variant sud-africain » réputé hyper-contagieux ! Ce l’est d’autant plus qu’un tel résultat a été obtenu sans re-confinement, ni limitation de bulle sociale. Les seules mesures spectaculaires ont été l’interdiction temporaire de vente et de consommation d’alcool (pour la troisième fois depuis mars), la fermeture des plages et un couvre-feu instauré à partir de 21hrs. Pour le reste, tous les commerces, restaurants et services aux personnes (coiffeurs, spas …) sont restés ouverts depuis le mois d’août, les taxis collectifs ont continué à fonctionner à pleine capacité, et la population a continué à faire preuve d’une grande indiscipline dans le respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale.

Certains suspectent donc des statistiques incorrectes ou biaisées. Pourtant, il est indéniable que les nouvelles admissions dans les hôpitaux ont chuté brusquement après avoir frôlé un moment la saturation. Quant au taux de positivité des tests, il est passé de 32% au début janvier à quelque 6,5% à la mi-février. Il y a donc bel et bien un paradoxe sud-africain, pour ne pas dire un mystère …

2. NIVEAU DE CONFINEMENT/ DECONFINEMENT

La flambée des nouveaux cas en décembre a donc poussé le gouvernement[1] à relever le niveau le confinement du niveau 1 (le plus bas) au niveau 3 sur une échelle de 5.

On parle à présent de « niveau 3 ajusté » suite aux dernières décisions annoncées le 1er février. Voici un bref résumé des principales restrictions en cours actuellement:

  • Les cérémonies religieuses sont autorisées, mais limitées à 50 personnes en intérieur et 100 personnes en extérieur et soumises à des mesures de distanciation sociale. Les mêmes règles s’appliquent aux musées, cinémas, salles de sport et casinos. Par contre, les grands événements publics telles que les foires commerciales, les congrès ou conférences ne sont toujours pas autorisés, ni la présence de public dans les stades lors d’événements sportifs;
  • Les établissements non essentiels, tels que les bars, les magasins et les restaurants, doivent fermer à 22 heures;
  • Tout établissement commercial doit déterminer le nombre maximum d'employés autorisés sur les lieux, afin de tenir compte d'une distance de 1,5 mètre entre les employés;
  • Le télétravail est encouragé;
  • Un couvre-feu est en place de 23 heures à 4 heures du matin;
  • Le port du masque en public est obligatoire.

Tous les détails supplémentaires sur le niveau de confinement actuel peuvent être consultés via ce lien: https://www.gov.za/covid-19/about/alert-level-3-during-coronavirus-covid-19-lockdown

Voyages à l’intérieur du pays

Tous les déplacements sont autorisés moyennant observation des règles de distanciation sociale, et ce par tout moyen de transport, y compris aérien.

Transport en commun pays/ ville

Pas de restrictions, mais services généralement réduits en  raison de la faible demande.

Par ailleurs, le site Internet du Fonds Monétaire International (FMI) diffuse des informations régulièrement mises à jour sur la stratégie adoptée par chaque gouvernement pour lutter contre le COVID-19. Vous trouverez le lien ici: Policy covid-19


[1] En fait, le « National Coronavirus Command Council (NCCC) » sorte de super kern, qui dispose de pouvoirs spéciaux auto-octroyés dans le cadre du « National State of disaster », toujours en place.

 

3. NIVEAU D’OUVERTURE DU PAYS

Accès au territoire des personnes

Air

Les vols domestiques ont repris le 18 août 2020, et les premiers vols commerciaux internationaux le 1er octobre 2020. A partir du 12 novembre, ces vols ont été ouverts à tous les voyageurs sans exception, donc y compris aux touristes, à condition de présenter un résultat négatif au test COVID-19 datant de moins de 72 heures avant l'heure du départ. A défaut, le voyageur est tenu de rester en quarantaine à ses propres frais.

Le transport aérien international est toujours limité aux trois aéroports suivants:

  • O.R. Tambo International Airport (Johannesbourg);
  • Aéroport International King Shaka (Durban); et
  • Aéroport International du Cap (Cape Town).

Remarques: Depuis le début de l’année 2021, et suite à la découverte du « variant sud-africain », de nombreux gouvernements étrangers ont interdit l’accès à leur territoire aux passagers en provenance d’Afrique du Sud, ou imposé des protocoles sanitaires très stricts et variables d’un pays à l’autre pour leur entrée sur leur territoire. De ce fait, les vols internationaux au départ ou à destination de l’Afrique du Sud ont subi, et continuent de subir, de fortes perturbations, soit par l’annulation pure et simple des vols, la réduction des fréquences ou l’introduction de protocoles sanitaires spécifiques.

Frontières terrestres

Depuis le 15 février 2021, les postes frontaliers vers les pays limitrophes sont à nouveau ouverts à tous les voyageurs. Une fermeture temporaire avait été opérée par l’Afrique du sud au sortir des fêtes de fin d’année, suite à des mouvements de foule et des embouteillages monstres aux postes frontières.

Des précisions complémentaires sur l’accès au territoire des personnes et sur les règles en matière de transport public sont disponibles sur le site suivant: https://www.gov.za/Coronavirus/travel

Par ailleurs, toute information concernant les mouvements de personnes (de nationalité belge) est également disponible sur le site Internet du Service Public Fédéral Affaires étrangères.

Accès au territoire de marchandises

  • Fret aérien: Toutes les importations et exportations de marchandises sont autorisées. Il faut noter que les opérations sont légèrement retardées;
  • Fret maritime: Toutes importations et exportations de marchandises sont autorisées;
  • Fret routier/arrière-pays: Tous les mouvements de marchandises en Afrique du Sud sont autorisés;
  • Tous les mouvements de marchandises pour l'importation et l'exportation ainsi que le transport transfrontalier de toutes les marchandises sont autorisés.
  • Entrepôts: Tous les entrepôts sont opérationnels - conformément aux réglementations gouvernementales strictes.

4. DECISIONS DU GOUVERNEMENT EN TERMES D’IMPORTATIONS ET/OU D’EXPORTATIONS

Concernant l’importation de biens essentiels, le gouvernement a adopté une mesure les exonérant des droits de douane et de la TVA pour alléger les flux de trésorerie. Cette mesure concerne les importations de biens essentiels ou de matières premières pour la fabrication de biens essentiels. Afin de pouvoir en bénéficier, il faut (a) que le remboursement intégral soit accordé sous le code d'importation 412.11 et (b) faire une demande d’exonération auprès de la Commission de l'administration du commerce international de l'Afrique du Sud (ITAC).

Il faut noter que toute importation de matériels médicaux, de médicaments ou de tests de diagnostic doit être autorisée par la SAHPRA (South African Health Products Regulatory Authority) qui impose, notamment, que ce genre d’équipements soient importés par un distributeur sud-africain agréé.

Remarque à propos de la politique de vaccination

L’Afrique du sud avait reçu le 1er février, lors d’une cérémonie en grande pompe, un premier batch d’un million de doses de vaccins Astra Zeneca Oxford, en provenance d’Inde. Toutefois, les tests effectués sur place avant l’inoculation des premiers patients ont démontré que le vaccin d'Astra Zeneca ne réduisait pas significativement le risque de maladie légère à modérée causée par la variante sud-africaine du virus.

Les autorités du pays ont alors décidé un changement radical de stratégie en tablant plutôt sur le vaccin de Johnson & Johnson dont un premier batch expérimental de 80.000 doses ont été réceptionnées à la mi-février. Ces doses ont été administrées au personnel soignant dans le cadre d'une étude menée par le Medical Research Council (MRC) afin de contourner le fait que le vaccin de Johnson & Johnson n'est encore été approuvé ni en Afrique du sud, ni ailleurs dans le monde.

Par le biais du programme COVAX[1], l’Afrique du Sud devrait recevoir par la suite 12 millions de doses provenant de sources diverses. En outre des accords directs ont été négociés avec les sociétés pharmaceutiques Johnson & Johnson et Pfizer portant respectivement sur 12 millions et 9 millions de doses supplémentaires. Au total, on estime donc que 16,75 millions de Sud-Africains adultes pourront être vaccinés en un an, via ces différents approvisionnements, ce qui sera trop peu pour obtenir une immunité collective. En effet, selon les experts, 67% de la population doit être vaccinée pour obtenir une immunité collective. Ceci n'est pas possible en Afrique du Sud, car compte tenu de l'âge moyen très jeune de la population, cela signifierait que de nombreux enfants devraient également être vaccinés. Or aucun vaccin n'est actuellement approuvé pour les enfants. C'est pourquoi l'Afrique du Sud vise 67% de la population adulte, soit 27 millions de personnes. Compte tenu des livraisons attendues en 2021, il y aura donc un gap de près de 10 millions d’adultes. L’espoir des autorités sud-africaines réside dans l’immunité naturelle qui a été ou sera acquise par une partie de la population, afin de permettre de combler ce gap.

Des informations complémentaires concernant les nouvelles mesures réglementaires consécutives à la crise sanitaire sont également disponibles ici: MacMap


[1] programme de collaboration international initié par l’OMS pour un accès mondial et équitable aux vaccins contre le virus du COVID-19.

 

5. MESURES DE SOUTIEN A L’ECONOMIE

Mesures fiscales et monétaires

Le 21 avril 2020, le président Cyril Ramaphosa avait annoncé un budget extraordinaire pour lutter contre le coronavirus de 500 milliards de rands, ce qui représente 10% du PIB du pays. Il s'agit en fait d'un programme de soutien aux prêts garantis de 200 milliards de rands qui sera déployé par les banques et de 300 milliards de rands de relance dont 130 milliards de rands proviennent de la redéfinition des priorités du budget actuel. Sur les 170 milliards de “nouvel argent”, l’Afrique du Sud compte sur l'accès à 95 milliards de rands du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la New Development Bank.

Le 27 juillet 2020, le FMI a d’ailleurs approuvé une aide d'urgence de 4,3 milliards de US dollars (soit 74,28 milliards de rands) à l'Afrique du Sud pour faire face à la pandémie de COVID-19. Ce sera la toute première fois dans son histoire que l’Afrique du Sud aura recours au FMI.

Par ailleurs, la Banque centrale sud-africaine (SARB) a réduit progressivement son taux directeur (« REPO rate »)[1], jusqu’au niveau actuel de 3,5% par an, le taux le plus bas jamais atteint depuis l'introduction du système en 1998.

Mesures pour les employeurs

Pour aider les PME, le gouvernement a mis en place une mesure facilitant la croissance des entreprises (‘Business Growth/Resilience Facility’) ainsi qu’une mesure d’allègement de la dette (‘Debt Relief Finance Scheme’).

Le gouvernement a également mis en place des mesures fiscales telles qu’une subvention fiscale destinée aux employeurs pour soutenir leurs employés ayant un salaire faible, l’accélération du versement des remboursements des incitations fiscales à l'emploi ainsi que le report de paiement de certaines taxes (l’impôt sur le revenu et l’impôt provisoire sur les sociétés) pour les entreprises dont le chiffre d'affaires est inférieur ou égal à 50 millions de rand.

Fin graduelle des mesures de soutien pour les employés

Le fonds temporaire d’aide aux employés (TERS Fund - Temporary Employee/Employer Relief Scheme’) a pris fin le 15 novembre 2020. Il visait à aider les employés lorsque les employeurs ne sont pas en mesure de les payer pendant la période de confinement. Lors d’une déclaration publique,  le président Cyril Ramaphosa a concédé que le gouvernement n’était plus en mesure de continuer ce programme au-delà de cette date et que la stratégie allait désormais  se concentrer sur la mise en œuvre d'un plan de relance, plutôt que sur des mesures d'aide temporaire.

Remarque sur le « Plan de relance de l’économie » (Economic recovery plan)

Le "plan de relance de l’économie " a été annoncé par M. Ramaphosa le 15 octobre 2020. Ce plan définit quatre grandes interventions politiques : le déploiement massif d'infrastructures, l'expansion rapide de la production d'énergie, une stimulation de l'emploi pour créer des emplois temporaires dans le secteur public et une impulsion à la croissance industrielle liée au renforcement de sa politique de localisation. Le président s'est engagé à poursuivre la lutte contre la corruption. Il a également promis de s'en tenir à une politique macroéconomique et budgétaire prudente.

AUTRES INFORMATIONS PERTINENTES SUR L'ECONOMIE

Le secteur du tourisme et des MICE, qui représente 2,8% du PIB en Afrique du Sud (et indirectement jusqu'à 9%), sera sans doute le dernier à sortir de l'impasse. Le programme initial de soutien au tourisme (de 200 millions de Rands) est plafonné à 50 000 Rands par entité. Il s’est avéré totalement inadapté compte tenu de la taille de l'industrie (145 milliards de Rands). L’ouverture des frontières aux voyageurs de tous les pays, le 11 novembre 2020, avait suscité l’espoir d’une reprise partielle du secteur à l’occasion des grandes vacances d’été (décembre et janvier.) Mais la deuxième vague de contamination a plombé ces espoirs. L’industrie du tourisme a subi un nouveau revers avec l’interdiction de la vente d’alcool et le couvre-feu très strict (à partir de 21hrs) lors de la période des fêtes, la fermeture de toutes les plages et sites tels que « le Garden Route » dans les provinces du Cap oriental et occidental. Quant aux touristes étrangers, la plupart ont annulé leurs vacances de Noël en Afrique du Sud, découragés par les rumeurs alarmistes au sujet du « variant sud-africain » ou suite, tout simplement, à la suppression de leurs vols.

Quant au secteur du tourisme  d’affaire et de l’événementiel (MICE - Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), il est littéralement à genoux. Aucun événement d’importance n’a eu lieu en présentiel depuis mars 2020 et le bout du tunnel n’est pas encore en vue malheureusement. 

L’automobile, le plus important secteur manufacturier du pays, a lui aussi été durement impacté : sur les 120 000 personnes qu’il emploie, jusqu'à 20% pourraient être licenciées et 30% des PME du secteur pourraient fermer. De plus, d'autres industries dépendent de l'industrie automobile : industrie du tapis, du cuir, du caoutchouc, du fer et de l'acier. L'emploi dans tous ces secteurs risque d’être affecté par les problèmes de l'industrie automobile. L’année 2020 s’est donc terminée sur de bien sombres perspectives. Mais, depuis lors, deux très bonnes nouvelles sont venues apporter un peu de baume au cœur à cette industrie. Le 28 janvier 2021, Toyota South Africa a annoncé un investissement de l’ordre de 3 milliards de rands (170 millions d’euros) pour l’assemblage de son nouveau modèle SUV, le « Corolla  Cross », dans son usine de Durban. Une semaine plus tard, c’était au tour de Ford Motors d’annoncer un méga-projet d’investissement pour un montant de 16 milliards de rands (près d’un milliard d’euros), dont la plus grosse partie sera consacrée à la préparation de l'usine d'assemblage du nouveau modèle de son pick-up truck géant, le Ranger, à Silverton (dans la banlieue de Pretoria).  Ce seul projet pourrait créer à lui seul 11.000 nouveau jobs.

Le secteur des boissons alcoolisées: Depuis le début du confinement, une des stratégies du gouvernement de Cyril Ramaphosa pour lutter contre la propagation du virus et ne pas submerger le système de soins de santé a été d’imposer des restrictions sur la vente d’alcool. Ces restrictions ont comporté des périodes d’interdiction totale de la vente et de la distribution d’alcool. En 2020, ces périodes d’interdiction se sont étendues sur plus de 100 jours.

Le secteur des boissons alcoolisées est l'un des plus gros employeurs de l'Afrique du Sud, avec plus d'un million d'emplois directs et indirects. Selon les professionnels du secteur, les restrictions en place jusqu’à présent ont déjà entraîné une perte d’emploi pour 165.000 personnes dans le secteur, le glissement dans la pauvreté de 100.000 personnes, la faillite de centaines de petites entreprises, ainsi que la perte de 55 milliards de rands de PIB (1,2%) et de 4,5 milliards de rands en impôts. Ils citent comme autres conséquences le développement et l’enracinement du commerce illicite d’alcool et le pillage de magasins.

L'agriculture a été peu impactée par le confinement car considérée comme un secteur essentiel, elle a pu continuer à fonctionner presque normalement. Ceci dit, au-delà des mesures initiales de confinement, les demandes d'exportations agricoles pourraient subir une plus grande pression en raison de la faible demande extérieure.

D'importantes contractions de la production minière se sont produites, car le secteur a dû faire face à des fermetures imposées de certaines mines, ainsi qu'à une baisse temporaire de la demande mondiale. La production d'or et de charbon, jugée essentielle, a été autorisée à poursuivre ses activités, bien qu'à une échelle réduite. L’incertitude mondiale a boosté le prix de l’or, ce qui a largement bénéficié à la balance commerciale sud-africaine.

Les banques sud-africaines ont dans l’ensemble bien résisté au choc et le système financier en Afrique du Sud est particulièrement bien capitalisé.

Les ventes du commerce de détail ont été très fortement impactées durant les premiers mois de lock down (mars, avril), avant de bénéficier d’une bonne reprise en mai. Même si le commerce de détail  n’a plus connu de fermeture depuis lors, les ventes au détail n’ont jamais pu atteindre un niveau équivalent à celui de l’année précédente. Ainsi les ventes au détail cumulées sur les 11 premiers mois de l’année étaient en baisse de 7,6% par rapport à la même période de l’année 2019. Les chiffres du mois de décembre, le plus important de l’année pour beaucoup de détaillants, ne sont pas encore connus,  mais la faible fréquentation des centres commerciaux, à la suite de deuxième vague de l’épidémie, ne présage rien de bon. Une analyse par secteur montre que les ventes de produits alimentaires et de produits de première nécessité, en particulier par la grande distribution, ont été stables. Les secteurs de la construction et de la décoration ont quant à eux enregistré un boom.


[1] Le taux directeur détermine le taux d'intérêt auquel la banque centrale prête de l'argent aux banques commerciales. Plus le taux est bas, plus les intérêts que les gens paient à leurs banques sur les prêts sont bas. 

 

6. SECTEURS ECONOMIQUES QUI POURRAIENT EMERGER APRES LA CRISE (SECTEURS PORTEURS)

Secteur digital: Pendant le confinement internet est devenu un moyen essentiel pour apprendre, se divertir, faire du sport et consommer. La population est devenue familière voire dépendante des cours en lignes, des jeux en ligne, des applications pour faire du sport et du e-commerce qui font partie des rares secteurs où il existe une importante demande.            

Secteur de la santé: La crise sanitaire liée au COVID-19 a révélé notamment le besoin de fournitures médicales et d’équipements de protection personnel ainsi que de kit de tests pour détecter le virus. L’exportation de matériel médical en Afrique du Sud fait toutefois l’objet d’une règlementation stricte et doit être autorisée par la SAHPRA (South African Health Products Regulatory Authorty).

7. PERSPECTIVES ECONOMIQUES

L’Afrique du sud traverse sans aucun doute la pire crise de son histoire post-apartheid. Avec 1,5 millions de cas de Covid-19 et 50.000 décès (officiels) à la mi-février 2021, la crise est bien entendu sanitaire mais elle aussi sociale, les pertes d'emplois (y compris dans le secteur informel) résultant du Covid sont estimées entre 3 et 7 millions, et la fracture entre les riches et les pauvres s’est encore agrandie.

La crise est aussi politique, avec un parti au pouvoir, l’ANC, plus divisé que jamais, littéralement au bord de l’implosion. Le gouvernement ne tient qu’à un fil, celui sur lequel marche le président funambule Cyril Ramaphosa.

Enfin, last but no least, la crise est économique. La contraction du PIB estimée pour 2020 se situe aux alentours des 8%. Selon les propres prévisions du Ministre des finances, Tito Mboweni (généralement trop optimistes), les perspectives pour 2021 sont incertaines: l'économie sud-africaine devrait croître de 3,3% en 2021, de 1,7% en 2022 et de 1,5% en 2023. Et selon le ministre, il faudra cinq ans pour retrouver le niveau du PIB par habitant de 2019!

Sur les 11 premiers mois de l’année 2020, les statistiques du commerce extérieur sud-africaines montrent une diminution des importations de 23,6% par rapport à la même période de 2019. Les trois principaux postes d‘importations sont en chute:

  • Moins 21% pour les machines et appareils;
  • Moins 35% pour les produits minéraux;
  • Moins 7% pour les produits chimiques et pharmaceutiques.

En ce qui concerne les exportations, la baisse sur les onze premiers mois est limitée à 6,5% en raison du fait que les exportations d’or et de métaux précieux ont bondi de 33% en un an. Par contre, les exportations de produits minéraux ont chuté de 13%, le matériel de transport de 30%, les produits métalliques de 24% et les machines et appareils de 13%.

8. LIENS UTILES

INFORMATIONS SUR LE PAYS

http://www.awex-export.be/fr/marches-et-secteurs/

AIDES AUX ENTREPRISES

https://www.awex-export.be/fr/les-entreprises-wallonnes-et-le-covid19/liste-des-aides-accessibles

VOYAGES PROFESSIONNELS HORS UNION EUROPEENNE, ESPACE SCHENGEN ET ROYAUME-UNI

https://www.info-coronavirus.be/fr/faq/

Ce site mentionne que sont autorisés «Les déplacements à l’étranger dans le cadre d’activités professionnelles, y compris les déplacements domicile/ lieu de travail».

C’est la police des frontières qui interprète les instructions et qui prend la décision. Pour plus d’information contactez:

DGA.LPA.BruNat.GC.Immigratie@police.belgium.eu ou BRUNAT.IMMI@police.belgium.eu

  • Call center Ministère fédéral de la Santé: 0800 14 689
  • Guichet entreprises: 1890 du lundi au vendredi de 12h à 17h

COVID-19 TEMPORY MEASURES

https://www.macmap.org/covid19

FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL (FMI)

POLICY RESPONSES

9. CONTACTS UTILES

Nos équipes restent bien entendu à votre disposition pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à les contacter. Elles se feront un plaisir de répondre à vos demandes.

Conseiller économique et commercial

Jean-Pierre MULLER

c/o Embassy of Belgium

Fairway Office Park

Sable House

52 Grosvenor Road

Bryanston 2021 (Johannesburg)

Republic of South Africa

T: +27 (0) 11 463 0378 –

F: +27 (0) 11 463 7272

johannesburg@awex-wallonia.com   

www.wallonia.org.za

Ambassade de Belgique à Pretoria

Ambassadeur Didier VANDERHASSELT

Leyds Street 625 - Muckleneuk
0002 Prétoria
Afrique du Sud

29 Bishoff Avenue, Newlands, 7700 Cape Town

T: +27 12 440 32 01

F: +27 12 440 32 16

Pretoria@diplobel.fed.be

http://southafrica.diplomatie.belgium.be

Credimundi

Vous souhaitez connaître les risques liés à ce marché tant au niveau économique que politique.

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Chiffres clés

  • 1.219.090 Superficie en km2
  • 40 Rang d'exportation pour la Belgique 2019
  • 60.04 Population (en millions) 2021
  • 19.67 Taux de change (monnaie locale pour 1€)
  • 12470 PIB par habitant (en 2021)
  • 40 Rang d'exportation en Wallonie 2019

Taux de croissance du PIB (à prix constants)

2014

1,85 %

2015

1,19 %

2016

0,40 %

2017

1,41 %

2018

0,79 %

2019

0,15 %

2020

-8,00 %

2021

1,48 %

Taux de croissance des importations (à prix constants)

2014

-0,56 %

2015

5,44 %

2016

-3,86 %

2017

0,97 %

2018

3,30 %

2019

-0,49 %

2020

-3,47 %

2021

6,06 %

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