Pouvoir exécutif

Le président est à la fois le chef de l’état et le chef du gouvernement. Il est élu par le parlement, appelé chambre inférieure, et est en général le leader du parti ayant remporté le plus de voix lors des élections.
Son mandat dure 5 ans. Le Président est également le commandant en chef des forces armées

Pouvoir législatif

L’Afrique du sud a une structure bicamérale. Les membres du parlement (chambre inférieure) sont élus au suffrage universel selon un système de représentation proportionnelle. Ils sont élus pour un mandat de 5 ans.

D’autre part, un Conseil national des provinces, appelé chambre supérieure, est constitué pour une durée de 5 ans. Ce Conseil compte 90 sièges et représente les 9 provinces du pays, à concurrence de 10 sièges par province. 

La branche exécutive du gouvernement est dépendante du soutien du parlement dans la mesure où sa formation est généralement concrétisée par un vote de confiance du parlement.

 A contrario, le président a le pouvoir de dissoudre le parlement si une majorité des membres du parlement souhaite sa dissolution et si au moins trois années se sont écoulées depuis la dernière élection.

Les principaux partis politiques

Depuis la mise en place d’un système démocratique (en 1994), l’Afrique du Sud est dominée par un seul et même parti ; l’ANC (Congrès national africain). Au départ formé par Nelson Mandela pour lutter contre l’apartheid, l’ANC tient les rênes du pays depuis plus de 20 ans. 

Les autres partis politiques importants sont : 

ACDP (Parti chrétien démocrate africain) qui affirme représenter les «chrétiens qui croient dans la bible» ;
IFP (Parti de la liberté Inkatha) qui préconise la justice pour tous ;
DA (Alliance démocratique), parti libéral officiellement opposé à la politique de l’ANC ;
SACP (Parti communiste sud-africain), d’idéologie communiste ;
UDM (Mouvement démocratique unifié) qui préconise le développement individuel et autocentré, la liberté et la diversité. 

Président : Jacob ZUMA (depuis mai 2009, réélu en mai 2014) – ANC
Prochaines élections présidentielles : 2019
Assemblée nationale : 2019
Conseil national des provinces : 2014

Evolution récente

Le mercredi 3 août 2016, des élections municipales se sont déroulées en Afrique du Sud. À cette occasion, 26.3 millions de Sud-Africains étaient attendus aux urnes, pour renouveler les mandats des maires et conseils municipaux des 278 villes du pays.

Les résultats montrent que l’Alliance démocratique (DA) a pris d’assaut de grandes villes d’Afrique du Sud, couronnée par l’élection, finalement, d’un maire DA à la tête de Johannesburg, la capitale économique du pays. Une première depuis que l’Afrique du Sud est « nouvelle », depuis qu’on y vote librement, depuis 1994. Le scrutin s’est soldé par une perte de majorité inédite de l’ANC dans 96 municipalités. Parmi celles-ci, les plus importantes, en taille, en budget et en poids symbolique, de tout le pays dont Tshwane (Prétoria) et Johannesburg.

Certes, le Congrès national africain (ANC), au niveau national, demeure le premier parti et conserve sa majorité : 56 % au niveau national, c’est-à-dire au même niveau que lors des élections nationales de 2014. L’ANC n’a pas perdu les élections. L’ANC a perdu des villes clés et donc, d’un certain point de vue, l’ANC a perdu la face. Comme si quelque chose s’était fendu dans la confiance qu’a le parti de Nelson Mandela de pouvoir compter éternellement sur « sa » majorité d’électeurs.

A travers les élections municipales du 3 août et fidèle à sa réputation d’Etat le plus démocratique du continent africain, l’Afrique du Sud vient d’administrer une nouvelle leçon d’espoir démocratique.

Si l’on est d’accord que la vivacité d’une démocratie ne se résume pas à la longueur des files de votants ni à la taille des promesses ou des peurs agitées par ses dirigeants mais qu’elle tient plutôt au débat national, vif, argumenté. A cet égard, l’Afrique du Sud a donné un excellent exemple de cette vivacité, de l’attente des électeurs de projets pour demain.

En effet, lors de ce scrutin municipal il a surtout été question de savoir comment gérer une ville, un pays ? Quelles sont les politiques à mettre en œuvre pour faire redémarrer une économie ? Plutôt que des étrangers ou de la sécurité. D’une manière plus générale, l’enjeu des débats portait sur la gestion publique. Pourtant en contexte de crise, le populisme xénophobe n’a pas fait recette. C’est l’autre effet de la leçon sud-africaine avec celui d’un scrutin ouvert et propice à l’alternance.

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