Données économiques

Israël dispose d'une économie diversifiée et technologiquement avancée.

Le secteur agricole emploie environ 1% de la population et les principales productions du pays sont les fruits et les légumes, les céréales, le vin et l'élevage bovin. Le pays est autosuffisant au plan alimentaire, excepté pour les céréales.

Les domaines d'excellence de l'industrie israélienne sont la chimie (Israël s'est spécialisé dans les médicaments génériques), la plasturgie et les hautes technologies. Les entreprises, particulièrement dans le domaine des technologies de pointe, ont profité de la collecte de fonds en provenance de Wall Street et d'autres marchés financiers du monde. Les industries de technologie de pointe (aéronautique, électronique, télécommunications, logiciels, biotechnologies) représentent approximativement 40% du PIB. Les autres secteurs d'activité importants en Israël sont la taille de diamants, le textile et le tourisme.

Son économie est dynamique mondialisée et  fondée sur la connaissance, Israël est le plus grand centre mondial en recherche et développement (R-D) pour de nombreuses sociétés internationales. Il entretient des relations étroites et croissantes en science et technologie (S-T) avec de nombreux membres de l’OCDE, ainsi qu’avec la Chine et l’Inde.   

 

Start-Up Nation

Malgré sa petite superficie et une population de seulement 8 millions d’habitants, Israël est un des pays les plus dynamiques au niveau de la création d’entreprises. On trouve ainsi en Israël le plus grand nombre de start-ups par habitant, tandis que le nombre de brevets  déposés  par habitant est parmi les plus élevés du monde.

Recherche et Développement

Israël réinvestit chaque année 4,7% de son PIB dans la R&D (0.8% provient de l’Etat, le reste de financements privés). Israël se définit comme un pôle d’excellence technologique et le secteur des sciences de la vie constitue l’un des moteurs de sa croissance économique. Environ la moitié des brevets déposés par Israël concerne ce secteur.

La coopération étroite entre le monde universitaire et celui des affaires favorise une capacité d’innovation importante dans ce domaine. L’esprit entrepreneurial avancé, une population hautement qualifiée ainsi qu’une politique industrielle gouvernementale proactive ont favorisé l’essor des hautes technologies.

Au sein des universités israéliennes, les organisations de transfert de technologie (TTOs-16 au total) jouent un rôle d’accompagnement entre les universités, les systèmes hospitaliers, les entreprises et l’industrie de la défense. Elles facilitent le passage de la conception à la commercialisation des produits. Les TTO israéliens sont reconnus mondialement et placés en tête pour ce qui est des revenus que leurs recherches génèrent. 

Le pays compte 23 incubateurs technologiques, créés dans les années 90 dans le but de fournir des opportunités d’emplois aux nombreux scientifiques et ingénieurs ayant immigré en grande partie des pays de l’ex-Union soviétique. Près de la moitié des incubateurs technologiques israéliens se concentrent sur les sciences de la vie ou la biotechnologie. 

Israël a signé des accords bilatéraux de coopération en R&D industrielle avec de nombreux pays Européens et hors d’Europe. En outre, Israël participe aux programmes cadres européens, et sa candidature au programme européen Horizon 2020 a été acceptée. Il est membre d’Eureka, du CERN, du Programme-cadre pour la compétitivité et l'innovation (CIP), du projet Galileo.

Position du pays sur le marché mondial

En raison de la situation géopolitique au Moyen-Orient, Il existe peu d’échanges entre Israël et ses voisins, hormis la Turquie et la Jordanie. Israël a développé des partenariats très privilégiés avec les Etats-Unis, l’Europe, et plus récemment, l’Asie.

L’Etat d’Israël a rejoint les pays de l’OCDE en Juin 2010. Il est aujourd’hui totalement intégré au marché européen et américain où il occupe les premières places lorsqu’il s’agit des investissements en recherche et développement, notamment dans le domaine des sciences de la vie. Israël est un leader dans plusieurs domaines de recherches, notamment la recherche sur les cellules souches. 

Présence internationale

De nombreuses entreprises multinationales du monde entier sont présentes en Israël. Elles ont choisi pour certaines d’y installer leurs centres de R&D ou de développer avec les universités et sociétés locales des partenariats industriels.

Impact de la décision UE sur l'étiquetage des produits des colonies israéliennes dans les Territoires occupés

L’Union européenne a approuvé en novembre 2015 la mise en œuvre de l’étiquetage des produits originaires des colonies israéliennes dans les Territoires occupés

Il s’agit d’étiqueter les exportations en provenances des colonies israéliennes situées dans les Territoires occupés, c’est-à-dire les zones géographiques annexées par Israël après la guerre de 1967 : le plateau du Golan, la bande de Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est.

La mesure concerne essentiellement des produits agricoles: fruits et légumes, vin, miel, huile d’olive, œufs, dattes, vin, volaille... La grande majorité des exportations industrielles des colonies consiste en composants ou pièces détachées ensuite intégrés dans des produits finis, ce qui rend leur traçabilité difficile. Les cosmétiques de la mer Morte sont aussi visés.

Selon les indications données par la Commission, la mention du pays d’origine devra prendre en compte l’intitulé sous lequel les territoires sont le plus communément connus.

L’indication «colonie israélienne» devra être précisée, entre parenthèses par exemple.

La mention pourrait donc être formulée ainsi: «Produit de Cisjordanie (colonie israélienne)». Si le produit vient de Palestine mais pas d’une colonie, la mention pourrait être la suivante: «Produit de Cisjordanie (produit palestinien)».

La formulation est laissée à l’appréciation des Etats membres, qui sont chargés d’appliquer et de faire respecter la législation européenne sur la protection des consommateurs.

Selon l’Union européenne, cette adoption n’est pas une nouvelle réglementation. Elle vient préciser la règle existante en matière de protection des consommateurs et d’obligations de la mention du pays d’origine sur un produit, souligne l’exécutif européen. Or l’Union européenne suit le droit international et reconnaît les frontières d’Israël telles qu’elles étaient établies avant la guerre de juin 1967.

Les produits concernés représentent «moins de 1%» du total des échanges commerciaux entre l’Europe et Israël, soit 154 millions d’euros en 2014, selon des chiffres de la Commission.

Pour les Palestiniens, en revanche, l’impact économique de cette mesure n’est pas encore connu. Le New York Times rappelle que 25 000 Palestiniens travaillent légalement pour des entreprises israéliennes implantées dans les Territoires occupés, et sont payés 3 à 4 fois plus que les salaires pratiqués dans des entreprises palestiniennes.

La Belgique a publié des lignes directrices sur l’étiquetage d’origine pour les produits des colonies avant même que la notice de la Commission européenne ne soit publiée, en juillet 2014. Cela fait donc 5 ans qu’un étiquetage spécifique pour ces produits devrait être appliqué.  Les douanes israéliennes sont responsables du contrôle d’origine du produit. Or les douanes israélienne refuse de déclarer les territoires situés en Territoires Palestiniens comme colonies.

Commerce extérieur

 

L’Union Européenne est le premier partenaire commercial d’Israël. L’UE se place ainsi loin devant les Etats-Unis avec une part de marché de l’ordre de 32%.

On constate, toutefois dès 2018, une augmentation des exportations de biens vers l’Asie et l’Amérique Latine et une légère diminution de celles vers l’Union européenne et des Etats-Unis.

Les principaux produits exportés en 2018  par Israël sont des produits pharmaceutiques, des composantes électroniques, des produits chimiques et des aéronefs.

L’Union Européenne est également le premier client d’Israël, les importations de biens en provenance de l’UE s’élevant en 2018 à 22 Mds$ soit 1/3 des importations du pays.

Les principaux biens importés par l'État israélien sont les matières premières et les produits semi-finis, les hydrocarbures, les biens de consommation (produits alimentaires et boissons, équipements électriques, équipements de transport...) et les biens d'investissements.

Les importations en provenance de l’UE se composent pour 29% de machine et équipement électriques, pour 15% de véhicules et aéronefs et 13% de produits pharmaceutiques.

Echanges avec la Belgique

Exportations belges vers Israël

25ème marché de la Belgique

Chiffres et tendances : Les exportations belges vers Israël s’élèvent à 1 786,67 millions d’€ (2018). Le marché israélien représente 0,62% du total des exportations belges en 2018. Celles-ci ont connu une diminution de -5,1% par rapport à 2017.

Principaux secteurs concernés:

  • Pierres et métaux précieux: 34,01% (-29,58% par rapport à 2017)
  • Produits de l’industrie chimique: 17,43% (+8,33% par rapport à 2017)
  • Matériel de transport: 12,86% (+13,60% par rapport à 2017)
  • Matières plastiques et caoutchouc: 6,29%(+8,47% par rapport à 2017)
  • Instruments d'optique: 5,64%(+18,53% par rapport à 2017)
  • Produits alimentaires, boissons et tabacs: 4,74% (+87,04% par rapport à 2017)

 

Importations

41ème fournisseur de la Belgique

Chiffres et tendances : Les importations belges en provenance d’Israël s’élèvent à 725,88 millions d’€ en 2018. Elles s’élevaient à 1 055,78 millions d’€ en 2017, soit une diminution de 32,21%. Elles représentaient en 2018 0,25% des importations belges totales.

Principaux secteurs d’importation:

  • Pierres et métaux précieux: 58,46% (-41,66% par rapport à 2018)
  • Matières plastiques et caoutchouc: 8,33% (-0,36% par rapport à 2018)
  • Machine et équipement mécaniques: 8,81% (-14,57% par rapport à 2018)
  • Instruments d’optique: 8,16% (-19,46% par rapport à 2018)

Echanges avec la Wallonie

Exportations wallonnes vers Israël

Israël était notre 35ème client en 2018, avec des exportations de l’ordre de 130,6 Millions d’€. C’était notre 2ème plus gros marché dans les PMO pour la Wallonie et Israel comptait pour 0,29% des exportations Wallonnes.

Chiffres et tendances: Les exportations wallonnes vers Israël s’élèvent à 130,6 millions d’€ en 2018. Ces exportations représentent 0,29 % des exportations wallonnes totales pour 2018. Elles ont connu une augmentation de 94,9% entre 2017 et 2018.

Poids de la Wallonie dans le total belge: 7,31%

Principaux secteurs d’exportations wallons:

  • Produits chimique et pharmaceutique: 39,65%, +72,35% par rapport à 2017
  • Machines et équipements: 24,77%, +380,95 par rapport à 2017 
  • Ouvrages en pierres: 5,50%, -18,55% par rapport à 2017
  • Instruments d’optique: 6,33%, +103,40% par rapport à 2017

Importations

En ce qui concerne les importations, Israel était notre 27ème fournisseur en 2018 pour un total de 86,1Millions d’€ soit 0,25% de nos importations. Nous importons surtout des Instruments d’optique et horlogerie (42%), des équipements mécaniques (41,8%).

 

 

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