Société

Israël est un pays jeune et dynamique ayant atteint, en une soixantaine d’années, un niveau de développement similaire à celui des pays de l’OCDE. Pays d’immigration ouvert à tous les Juifs du monde par la « Loi du retour », Israël est également un pays multiculturel et multilingue.

La société israélienne est loin d’être uniforme. Certains clivages occasionnent parfois des tensions internes:

  • Clivage religieux: entre les Juifs laïques partisans d'une plus nette séparation entre religion et Etat et les Juifs ultra-religieux;
  • Clivage gauche/droite: entre les partisans d’un retrait des Territoires palestiniens et le maintien de l’occupation de ces territoires;
  • Clivage ethnique: entre les Ashkenazes, Juifs originaires d’Allemagne et d’Europe de l’Est et les Shéparades, provenant des pays musulmans tels que Maroc, Turquie, Irak, Iran... 

L’armée (Tsahal) joue un rôle important dans la société, en raison de la situation politique instable, mais également en tant que facteur d’intégration des nouveaux immigrants. Le service militaire obligatoire (3 ans pour les hommes – 2 ans pour les femmes) crée souvent de fortes solidarités entre conscrits qui se prolongent dans la vie active. Il est également une source de connaissance technique et technologique que les conscrits reconvertiront dans le civil. 

La Shoah est un élément clef de la psyché israélienne. Elle fait partie intégrante de l’enseignement. 

L’exiguïté du territoire et l’absence de pays limitrophes amis comme destination touristique font que les Israéliens éprouvent un pressant besoin à beaucoup voyager hors du pays, les destinations privilégiées étant les USA et l’Europe, mais également l'Asie et l'Amérique Latine chez les jeunes. Cette ouverture sur le monde a également modifié les habitudes de consommation comme en témoignent les nombreuses et nouvelles marques et produits étrangers sur le marché.

Système politique

Démocratie parlementaire fondée sur le principe de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Le pouvoir législatif est détenu par les 120 membres de la Knesset (Parlement) élus au suffrage universel.

Le président de l'Etat: Reuven Rivlin (Likoud) est entré en fonction le 14 mai 2015.

Gouvernement: Le gouvernement issu des élections législatives du 17 mars le Likoud de droite a remporté 32 députés à la Knesset, le Parlement israélien, et le parti «Bleu blanc» du centriste Benny Gantz récolte 33 sièges. Avec 13 députés, la «Liste unie» qui regroupe les partis arabes et communiste devient la troisième force politique du pays. Mais avec le jeu des alliances, ni Benyamin Netanyahou, qui réunit 55 soutiens, ou Benny Gantz, qui a rassemblé 54 députés, n'est en mesure de former un gouvernement, la majorité absolue étant fixée à 61 sièges.

Le rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Benny Gantz, a annoncé mercredi 20 novembre 2019, au président israélien, être dans l'incapacité de former un gouvernement d'union, rapprochant ainsi Israël de nouvelles élections.

Politique extérieure

L’axe central de la diplomatie israélienne est et reste sa relation avec les Etats-Unis, considérés comme le principal allié stratégique.

La relation avec l’Union européenne est également essentielle, ne serait-ce qu’en raison de l’ampleur des échanges commerciaux: l’UE est, devant les Etats-Unis, le premier partenaire commercial d’Israël, avec une part de marché de 30 %. Elle est régie par un accord d’association signé en 1995 et entré en vigueur en 2000, dont la mise en œuvre donne lieu à l’élaboration de plans d’action communs (dont le dernier a été adopté en avril 2005). Le processus de rehaussement est suspendu depuis l’opération militaire israélienne à Gaza dite « Plomb durci » de janvier 2009. Sa reprise est liée notamment à l’avancée du processus de paix.

Au sein du monde arabe, deux pays ont des relations particulières avec Israël:

  • La Jordanie, qui est à ce jour le seul Etat arabe avec lequel Israël entretient, depuis l’accord de paix conclu en 1994, des relations dépassant le stade de la « paix froide »;
  • L’Egypte constitue aussi un cas à part, compte tenu de l’accord de paix la liant à Israël (1979), de son statut de partenaire obligé dans la gestion de certains aspects du processus de paix (notamment ce qui concerne la bande de Gaza) et de l’insécurité dans la région du Sinaï.

Concernant la Syrie, les autorités israéliennes ont appelé au départ de Bachar al-Assad dès juillet 2011 et ont ouvertement pris position en faveur d’une intervention occidentale à la suite de l’utilisation par le régime d’armes chimiques, se montre aujourd’hui très attaché à l’élimination de l’arsenal chimique de Bachar al-Assad.

Les autorités israéliennes, qui n’ont cessé d’appeler la communauté internationale à maintenir l’ensemble des sanctions contre l’Iran et à demander l’arrêt complet de son programme nucléaire, ont dénoncé l’accord sur le nucléaire iranien conclu le 14 juillet entre l’Iran et le P5 + 1, comme une "erreur historique".

Concernant le Liban, la principale inquiétude israélienne porte sur la montée en puissance de l’arsenal militaire du Hezbollah et sur les conséquences éventuelles de l’aggravation des tensions pour au nord du pays.

Israël soutient pleinement la coalition internationale formée pour lutter contre Daech en Irak.

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